Conférence du Dr Jumsai
Prashanti Nilayam
23 août 2005
Om Om Om !
J’offre mes hommages aux Pieds de Lotus de Bhagavan Baba.
Sai Râm à vous tous.
Je pense que, plus que de faire une conférence, nous pourrions consacrer ce temps à une session de questions et réponses. Donc, si vous avez des questions à poser, demandez tout ce que vous désirez savoir et je chercherai à vous répondre.
Question : Pourriez-vous nous parler de l’Éducation dans les Valeurs Humaines et de comment, grâce à elle, notre vie et celle des jeunes peuvent être influencées ? J’aimerais que vous nous expliquiez aussi l’expérience que vous avez faite avec le riz.
Dr Jumsai : L’Éducation dans les Valeurs Humaines constitue vraiment la partie principale de la Mission de Bhagavan Baba. Comme Baba Lui-même l’a déclaré, c’est à travers ce type d’éducation que Son message sera connu dans le monde entier et que la Paix du monde sera instaurée.
En effet, Swami a à peine fondé un nouveau Trust appelé Sri Sathya Sai Trust for World Peace — Trust Sri Sathya Sai pour la Paix mondiale — et le travail principal de ce Trust sera justement l’éducation.
L’éducation devient un aspect toujours plus important dans le monde, et la raison en est que, lorsque les enfants entrent en contact avec ce système d’éducation, ils se transforment; très vite les maîtres aussi se transforment, même s’ils devraient en principe se transformer avant d’enseigner aux enfants
Comme vous le savez, beaucoup d’enseignants, qui ne sont pas des fidèles Sai, viennent de divers coins du monde dans l’école Sathya Sai de Thaïlande. Dans ce cas, il arrive que les enseignants se transforment inévitablement en entrant en contact avec des élèves débordants d’amour. Et ces mêmes élèves, une fois rentrés chez eux, transforment leurs parents. Voilà comment la société est en train de se transformer et pourquoi il est important pour nous de travailler sérieusement à la fondation d’écoles Sathya Sai modèles dans chaque nation du monde.
Actuellement, il existe 57 écoles Sathya Sai, réparties dans 35 pays. Les 40°/o des écoles Sathya Sai se trouvent en Amérique Latine. En effet, un travail énorme s’accomplit dans les pays de langue espagnole, dans l’Amérique Latine.
Nous avons mené plusieurs enquêtes pour chercher à découvrir ce qui se passe dans les écoles Sathya Sai du monde et nous avons observé plusieurs enfants, élèves dans ces instituts. Nous avons pu constater que, chez ces enfants, advient une profonde transformation qui s’étend ensuite aux professeurs, aux parents et à la société entière. Swami nous donne vraiment de grands encouragements pour la continuation de ce travail.
En effet, précisément hier, Swami m’a dit, « Travaille uniquement pour l’éducation » comme si je ne travaillais pas assez dur (rires). Je travaille vraiment au maximum de mes possibilités. Swami veut nous éperonner fortement pour être sûr que Son modèle d’instruction, celui qu’Il nomme « Educare » se diffuse et s’étende à tous les coins du monde.
Ce modèle n’a pas été diffusé seulement en Orient ou en Occident; maintenant même l’Islam est fortement intéressé par l’Education Sathya Sai dans les Valeurs Humaines, par exemple en Arabie Saoudite, où se trouve le quartier général de la religion musulmane. Il y a quelques années, on m’avait demandé de me rendre en Arabie Saoudite pour donner des cours de formation à certains enseignants. L’organisateur de ces cours était un médecin danois qui travaillait dans l’hôpital où était soignée la Princesse d’Arabie; c’était donc un homme très influent. Il me demandait de me rendre là-bas pour y tenir un séminaire; mais avant cela, on me fit parvenir un gros livre de centaines de pages contenant les instructions sur ce qu’IL NE FALLAIT PAS dire en Arabie Saoudite (rires). On me dit qu’il était interdit aux étrangers non musulmans de parler de l’Islam. Si vous le faites, on vous coupe la tête. De plus, il était interdit de parler de « Valeurs », car ils ont déjà les leurs et n’en veulent pas d’autres.
Le médecin danois me dit qu’il se préoccupait de me faire avoir un Visa ; mais, en fin de compte, les autorités déclarèrent n’avoir pas besoin de nouvelles instructions pour leurs enseignants, et ainsi le Visa me fut refusé. Toutefois, durant ces années-là, j’étais secrétaire du Ministre des Affaires Etrangères de la Thaïlande; je dis donc au médecin danois : « Ne vous en souciez pas, je demanderai le Visa pour mon compte ». Je me rendis à Bangkok, à l’ambassade de l’Arabie Saoudite; comme vous le savez, pour des raisons diplomatiques on ne peut pas refuser un Visa au secrétaire du Ministre des Affaires Etrangères (rires). J’eus mon Visa et ainsi, en compagnie du Dr Judo mon associé, je me rendis là-bas pour tenir mon séminaire.
Lorsque je contactai le médecin pour lui annoncer notre conférence, il me mit en garde, disant que, à la frontière, on nous interrogerait : « Pourquoi voulez-vous venir ici ? Ce n’est pas un lieu touristique, il n’y a rien à y voir. Pourquoi voulez-vous y aller ? Qu’avez-vous l’intention de faire? et d’autres choses similaires. Pour toute réponse je chantai (Jumsai chante) : « Why fear when I am here ? »- pourquoi craindre, puisque Je suis là ?
Ainsi, nous arrivâmes en Arabie Saoudite, et quand nous passâmes par le bureau de l’immigration, personne ne nous vit! (rires) En dix minutes, nous étions entrés dans le pays, au point que l’organisateur en fut stupéfait, sûr comme il était que nous aurions été retenus au moins une demi-heure. Pour cette raison, nous dûmes attendre une heure, dehors, que les organisateurs viennent nous prendre.
Le lendemain matin, il y avait une rencontre avec le responsable de 1’Éducation en Arabie Saoudite. Notre présence terrorisait plusieurs personnes. On nous avisa : « Vous devez être extrêmement attentifs à ce que vous dites, car on ne peut pas dire tout ce qu’on veut. Soyez très, très prudents. »
Même les enseignants invités au séminaire protestèrent et nous dirent qu’ils auraient référé à la Police préposée au secteur religieux tout ce que nous allions dire. En Arabie Saoudite, il existe un corps spécial de Police pour la défense de la religion. Ils ont besoin d’une grande Police. Encore une fois, ma réponse fut : « Why fear when I am here ? So says Baba, Sathya Sai Baba, my Lord... » (rires)
Le jour suivant, nous tînmes notre séminaire, avec tous les enseignants musulmans attentifs à dénicher la moindre erreur dans nos paroles. Je parlai pendant trois heures et, à la fin, ces enseignants eux-mêmes avaient les larmes aux yeux. Ils m’abordèrent en disant : « Etait-ce cela que nous combattions ? C’est justement de ce programme que notre nation nécessite! »
Ils étaient tous très heureux d’avoir entendu ce que nous avions présenté. Cela est l’essence de l’éducation Sathya Sai. Dans l’après-midi, le Dr Judo parla à son tour pendant trois heures et pour lui il n’y eut aucun problème, tous étaient désireux d’écouter.
Le médecin danois assistait à la conférence dans le fond de la salle. Il avait un cancer en phase terminale et son dernier souhait était que le modèle d’éducation Sathya Sai soit entendu en Arabie Saoudite. Il pleura de bonheur en voyant le déroulement des choses et, deux ou trois jours plus tard, il mourut.
Voyez donc le pouvoir de Sathya Sai Baba d’introduire l’éducation dans chaque nation du monde, et cela constitue Sa mission principale.
Je veux vous raconter une autre histoire, qui s’est déroulée dans une autre nation musulmane. Cette fois, nous étions invités dans les Emirats Arabes pour parler dans une étiole indienne; pour cette raison, les autorités ne se préoccupaient pas de ce que nous dirions, vu qu’il s’agissait d’une conférence adressée exclusivement aux Hindous.
Pourtant, afin de donner un caractère vraiment officiel à l’événement, ils avaient invité le Ministre de l’Éducation nationale pour inaugurer la conférence. Ainsi le Ministre de l’Éducation des Emirats Arabes vint inaugurer la conférence sur l’Éducation Sathya Sai dans les Valeurs Humaines, réservée aux enseignants.
Avant l’inauguration, j’avais rencontré le Secrétaire du Ministre qui m’avait dit : « Le Ministre est très occupé. Immédiatement après cette conférence, il doit en présider une autre. Il ne pourra donc pas vous écouter pour plus de quinze minutes. Ainsi veuillez avoir la courtoisie de faire une pause après quinze minutes pour permettre au Ministre de sortir de la salle. »
C’est pourquoi, après l’inauguration, je parlai pendant quinze minutes. Le Ministre était assis exactement en face de moi, dans la première rangée du public. Après quinze minutes je m’arrêtai de parler et regardai le Ministre ; il ne fit aucune mine de se lever. Il me regarda et me dit à voix basse : « Continuez, continuez ». (rires) Je continuai à parler pour quinze autre minutes, faisant une autre interruption, mais le Ministre, resté assis, me dit encore « Continuez, continuez ». Toutes les quinze minutes, je m’arrêtais et le Ministre m’invitait à poursuivre mon discours. Nous continuâmes ainsi pendant trois heures! (rires)
A la fin, le Ministre voulut monter sur le podium et demanda un micro. Il annonça publiquement le caractère extraordinaire de ce modèle d’éducation et voulut que tous les enseignants des Emirats Arabes soient initiés â ce programme. Grâce â ses paroles, trois mois plus tard je reçus une invitation du Ministre de l’Éducation nationale à me rendre dans les Emirats Arabes pour donner aux enseignants des cours de formation sur les Valeurs Humaines.
A mon arrivée, je fus logé dans le plus bel hôtel du monde (rires). Dans ces pays, ils savent vraiment créer les plus beaux hôtels du monde ; de toute ma vie, je n’avais jamais vécu dans un tel luxe.
Les autorités organisèrent un vaste meeting dans la salle du ministère, avec la participation de nombreux invités et de 1 500 enseignants, dont les 70% étaient musulmans ; les autres 30% étaient formés d’enseignants provenant d’Amérique et d’Europe, présents dans le pays pour améliorer la situation scolaire locale.
Je tins la conférence et tout le monde en fut très heureux, au point que, depuis lors, ils me veulent toujours chez eux pour parler aux enseignants.
Durant le dernier séminaire que j’ai fait dans les Emirats Arabes, il y a trois mois, le Ministre était présent, très intéressé à tons les arguments. A cette occasion, je racontai l’histoire des cinq femmes du roi ; la connaissez-vous ? Non ? La voici :
« Il y avait une fois un roi dont les cinq épouses étaient constamment pleines de désirs : « Je veux ceci, je veux cela, et encore cela... », et créaient de graves problèmes pour le pauvre roi. Mais, en raison de la crainte qu’il éprouvait à leur égard, non seulement le roi ne réagissait pas, mais il se souciait toujours de les contenter. Cela le rendait très malheureux.
Un jour, le roi décida de consulter ses ministres et leur demanda : « Que puis-je faire pour cesser d’avoir peur de mes épouses. » Comme les ministres étaient tous des hommes, ils lui répondirent : « Nous le regrettons, Sire, mais nous sommes incapables de vous conseiller, car nous aussi sommes terrorisés par nos épouses. L’unique chose â faire, c’est trouver dans le royaume quelqu’un qui n’a pas peur de ses femmes et de lui demander conseil. »
Le roi organisa une grande assemblée à laquelle furent conviés tous les hommes du royaume. On monta deux grandes tentes : sous la première devaient aller tous les hommes craintifs de leurs épouses et sous l’autre ceux qui n’avaient pas peut d’elles. Malheureusement, tous les hommes allèrent s’asseoir sous la première tente. Sous la deuxième, personne ne se présenta. Le roi était tout à fait démoralisé et pensa : « Est-ce vraiment possible que pas un seul homme, en ce royaume, ne vive sans peur de sa femme. »
Cependant, au dernier moment, un homme arriva tout essoufflé et alla se placer sous la deuxième tente. Le roi courut à sa rencontre et le pressa « Dis-moi ton secret. Comment fais-tu pour n’avoir pas peur de ta femme ? » L’homme répondit : « Excusez-moi, Sire, je suis moi aussi terrorisé par mon épouse. » Le roi devint furieux : « Alors, pourquoi es-tu venu t’asseoir sous cette tente ? Ta place n’est pas ici ! Va tout de suite sous l’autre tente. L’homme s’entêta et dit : « Jamais je ne bougerai d’ici, Sire, même si vous me punissez durement. Faites ce que vous voulez, mais je ne sortirai jamais d’ici! » - « Pourquoi? », demanda le roi. L’homme répondit : « Parce que c’est ma femme qui m’a dit de me mettre sous cette tente. » (rires)
C’est une petite histoire que Swami nous avait racontée il y a longtemps, et elle sert à illustrer comment nous sommes semblables au roi. Les cinq épouses représentent les cinq sens, toujours désireux de quelque chose, toujours en agitation. Aussitôt que les yeux perçoivent quelque chose, ils créent le désir de cette chose. Nous ne contrôlons pas nos sens et leur permettons de nous dominer. C’est pourquoi Swami nous exhorte ainsi : « Devenez à nouveau rois et arrêtez d’être esclaves ! » Le premier pas, dans notre vie, doit donc être celui de maîtriser nos cinq sens.
Lorsque je racontai cette petite histoire, dans le courant de la conférence donnée dans les Emirats Arabes, le Ministre éclata de rire et fit remarquer : « Dans les Emirats Arabes, il n’est permit d’avoir que quatre épouses! » (rires) Il était en vaine d’humour et très heureux. Voilà donc une autre histoire qui décrit le succès obtenu dans une autre nation islamique.
En ce moment, j’organise de nombreux cours de formation dans les nations islamiques. En Indonésie, il est facile de travailler, car les personnes sont très ouvertes. Je suis en effet en train de donner des cours de formation aux enseignants musulmans de l’Indonésie.
Un autre lieu dans lequel l’éducation Sathya Sai se développe rapidement, est le Kazakistan. Les autochtones du lieu sont musulmans et, il y peu de temps, nous avons été invités par la « First Lady » de ce pays. Nous avons entrepris des cours de formation dans chaque région du pays. Je me suis déjà rendu six fois en Kazakistan et, en février dernier, la « First Lady » est venue ici rencontrer Swami. Elle m’avait demandé de l’accompagner pour pouvoir rencontrer Swami avec moi. Il en fut ainsi.
Nous avons eu plusieurs colloques privés. Chaque fois que Swami appelait un groupe du Kazakistan, Il me regardait d’une façon étrange et me disait : « Ne viens-tu pas du Kazakistan? » (rires) Une fois, Il me dit : » Cette interview est exclusivement pour le groupe du Kazakistan », mais comme j’avais une mine triste, Il me dit : « D’accord, d’accord, entre aussi. »
Voyez donc que Dieu n’est pas seulement Père et Mère ; il faut parfois Le traiter comme un
Ami ou parfois comme un grand Frère. Et comme Il est Mère et Père, Il est pour nous toute
Compassion, tout Amour.
Une autre nation de laquelle nous nous approchons est la Chine. C’est le dernier grand centre du communisme, mais une fois là-bas, je me suis rendu compte de comment cette nation se transforme rapidement en un monde capitaliste. Le territoire entier est en train de changer et se développe rapidement vers l’industrialisation. Malheureusement, à cause de cette transformation rapide, la société rencontre de gros problèmes avec la jeunesse. Pour cette raison, il y a, à présent, une grande demande de Valeurs Humaines.
Je suis déjà allé dans une province chinoise pour former des enseignants, et actuellement l’autorité locale d’une autre province m’a invité à organiser des cours de formation là aussi. Savez-vous ce qui s’est passé ? Vous vous souviendrez certainement que, en l’an 2000, s’est tenue à Prashanti Nilayam une conférence internationale sur les Valeurs Humaines. Lorsque nous préparions cette Conférence, nous travaillions avec l’Unesco et une université australienne importante.
Le responsable de l’Unesco de cette période n’était pas un fidèle Sai. Cependant, je le conduisis ici pour qu’il rencontre Swami. Lorsque Swami l’appela en colloque privé, je voulus, comme d’habitude, entrer avec lui, mais cette fois-là Swami me dit: « Non ! Tu ne peux pas entrer. », et peu importèrent mes expressions désolées. (rires).
Quand l’homme sortit de la pièce, il portait au doigt une bague sertie d’une émeraude et son visage était totalement transformé. Il m’embrassa et me dit : « A présent, tu es mon frère. Puis, il me demanda si Swami m’avait demandé des informations à son sujet, vu que, durant le colloque, Il savait tout de lui. Je lui expliquai que je ne savais absolument rien de sa vie privée. Durant le colloque, Swami lui avait parlé de choses personnelles et, si je vous en parle à présent, c’est parce que ce monsieur m’a donné la permission de raconter son expérience avec Baba.
Swami lui dit : « En ce moment, tu es malheureux et soucieux, parce que ta femme est en train de mourir. Elle a un cancer en phase terminale. Ne te préoccupe pas, Je la guérirai », et Il matérialisa de la Vibhuti à rapporter à sa femme. Imaginez combien il était heureux ! Toutefois, il croyait que j’avais au préalable parlé de sa femme à Swami, bien je ne fus au courant de rien. Sa question fut donc : « Mais comment fait Swami pour savoir ces choses ? » Je ne pus lui répondre que par un sourire.
Rentré chez lui, il donna la Vibhuti à sa femme. Lorsque, quelques mois plus tard, il m’invita à dîner au quartier général de l’Unesco à Bangkok, je rencontrai son épouse et j’appris qu’elle était totalement guérie. Malheureusement, un mois seulement avant la conférence, cet homme fut transféré à Berlin, en Allemagne et fut substitué par un nouveau responsable Unesco qui nous dit : « Je ne veux rien savoir de ce que vous organisez ; je ne veux rien avoir à faire avec cela. » L’Organisation commença à être objet de violentes attaques. Beaucoup écrivirent au quartier général de l’Unesco disant : « Il vaut mieux annuler la conférence. L’Unesco ne devrait pas être mêlé avec l’Organisation Sathya Sai. »
Cependant, avant que n’arrive le substitut, l’Unesco avait déjà envoyé des invitations à tout le monde. Il avait invité des personnages importants, de grands noms dans le domaine de l’éducation, etc. Lorsque, à la fin, l’Unesco se retira, nous continuâmes à organiser la conférence sans eux et, puisque les personnes invitées de tous les coins du monde s’étaient déjà préparées à ce voyage - visa, billet aérien et ainsi de suite - elles décidèrent de venir malgré tout.
Parmi les invités figuraient aussi les plus hauts responsables de l’Éducation en Chine qui, pour chaque darshan, étaient ponctuellement placés par Swami exactement devant, en première place, sous la véranda. Au début, je remarquai que, le premier jour, l’un d’eux regardait Swami avec circonspection. Il fut pourtant si frappé que, au bout de deux jours seulement, il était tout à fait transformé. Swami passait et lui se mettait à verser des larmes, les mains jointes et les yeux pleins d’adoration.
Une fois la conférence terminée, cet homme prit contact avec moi et m’invita à enseigner en Chine. J’avais plusieurs fois auparavant tenté de m’introduire en Chine, mais sans succès. J’allais là-bas, mais les gens n’étaient pas intéressés à ce que j’expliquais ; il ne leur importait rien d’une éducation venue de l’étranger. Cependant, grâce à cette fameuse conférence, grâce à l’Unesco, nous avons actuellement de nombreux contacts importants dans le monde entier.
A présent, nous avons même une école à Hong Kong et nous apportons notre aide là-bas. La Chine actuelle est totalement ouverte et nous nous introduisons toujours plus en elle, en tenant des cours de formation pour enseignants. Vous pouvez ainsi voir comment le modèle d’éducation Sathya Sai dans les Valeurs Humaines est en train de toucher les quatre coins du monde.
Des fidèles très proches de Swami m’ont susurré à l’oreille De grands changements sont sur le point d’advenir…, très, très bientôt. Swami Lui-même a dit : « La paix arrivera plus tôt que vous ne le croyez ». Dans la conférence que j’ai donnée hier, j’ai dit à toute l’assemblée que, pour le 90e anniversaire de Swami, nous célébrerions la Paix du monde. Je dis à tous: Nous aimons tant Swami! Pourquoi attendre l’avènement de Prema Saï pour vivre en un monde de Paix? Œuvrons plutôt pour qu’elle advienne avec cet Avatar.
Les choses évoluent à une rapidité vertigineuse. Il n’est pas nécessaire de changer son prochain ; il est seulement nécessaire que la force de votre amour arrive au moins à 50°/o par rapport au pourcentage atteint par vos sentiments négatifs. Il suffit que l’amour dépasse les sentiments négatifs d’un peu plus que 50%. Cela est la façon de créer la Paix dans le monde.
Si vous observez les écoles Sathya Sai à travers le monde, vous y trouverez beaucoup d’amour. Avez-vous vu la vidéo de Jim Messy ? Les reprises ont été faites dans les écoles Sathya Sai de tous les coins du monde et Jim a affirmé avoir vu en elles le début de la Nouvelle Ère de Paix. C’est pour cela que Swami passe tant de temps avec les étudiants et les professeurs
Bien! Voilà l’histoire des transformations qui ont lieu rapidement, à travers le modèle d’éducation Sathya Sai.
Dans nos écoles Sathya Sai de Thaïlande, nous faisons la même chose : nous promouvons l’Amour. La seule règle d’une école Sathya Sai est celle de l’Amour. Les enfants font croître des plantes et leur envoient de l’Amour. A présent, nous cultivons du riz, parce que j’ai dit à tout le monde : « Nous devons être autosuffisants, nous devons être en mesure de donner à manger à tous, sans devoir acheter à l’extérieur. »
Plusieurs fois durant l’année, les enfants et nous les professeurs allons dans les rizières, dans ces champs pleins d’eau et de boue, ce qui plaît beaucoup aux enfants. Une fois entrés dans la rizière, nous commençons à réciter le Gayatri mantra et seulement après, nous plantons le riz. Les enfants aiment jouer dans la boue, et en même temps nous envoyons beaucoup d’amour aux plantes.
Actuellement nous ne le faisons plus aussi souvent qu’auparavant, mais nous comparons ce que nos enfants ont planté avec le riz des champs voisins. Ce sont des cultures de la même qualité, commencées en même temps; cependant nous avons vu que nos plantes croissent beaucoup plus vite et, au moment des moissons, elles sont nettement plus hautes et portent un grain plus abondant. Donc, l’Amour est vraiment efficace. Lorsque vous donnez de l’Amour, les plantes y répondent et croissent.
De nos jours, ce qu’il importe de faire, c’est de remplir d’Amour l’atmosphère. De cette façon les plantes du monde croîtront plus vite, réduisant l’effet de serre qui menace le monde d’aujourd’hui. Cela fera baisser le réchauffement du globe. Actuellement, à cause du réchauffement de la planète, la glace des pôles commence à fondre. Le mois dernier, je me trouvais en Chine, tandis qu’un scientifique mesurait le niveau de l’océan, qui monte de deux ou trois millimètres par an. Cette situation devient un gros problème pour notre monde car, plus le niveau de l’eau monte, plus s’accroît le poids de l’océan. Le plus grand océan de la planète est l’Océan Pacifique ; pour cette raison la Terre risque de perdre l’équilibre. Il y a d’une part une vaste masse d’eau et d’autre part une grande masse de terre formée par l’Asie, l’Europe et l’Afrique. La terre, qui tourne dans l’espace, commencera à osciller d’une façon insolite et ce fait accélérera le processus de séparation des plaques terrestres ; cette rotation insolite de la Terre donnera origine à un déplacement toujours plus grand des plaques. Nous pouvons diminuer cet effet en diffusant beaucoup d’Amour pendant toute la journée. Il n’est pas nécessaire que surviennent de grands désastres planétaires. Voilà pourquoi l’Avatar est ici ; voilà pourquoi nous avons des écoles Sathya Sai éparpillées dans le monde entier ; voilà pourquoi l’Organisation Sathya Sai est présente en chaque pays; voilà pourquoi nous chantons des Bhajans. En effet, lorsque nous chantons les Bhajans, nous faisons le plein d’Amour. L’Organisation entière doit donc travailler sérieusement pour diffuser l’Amour dans le monde.
J’ai passé une heure à répondre à une seule question (rires). D’autres questions ?
Question : « Vaut-il la peine d’enseigner les Valeurs Humaines à des enfants d’âge inférieur à huit ans et qui fréquentent des écoles publiques où l’on ne peut pas développer le programme d’éducation Sai pour plus de deux mois, à cause de la substitution continuelle des enseignants ?
Dr Jumsai : Planter des graines pour les générations futures vaut toujours la peine. La meilleure chose à faire, c’est de continuer à former tous les enseignants d’une nation, sans jamais se sentir satisfaits pour le simple fait d’en avoir entrainé quelques-uns. En Thaïlande, nous avons donné des cours de formation à 60 000 enseignants. Les personnes sont si intéressées par le programme qu’elles viennent à nous spontanément. Nous n’avons plus besoin de nous déplacer nous-mêmes. Chaque semaine, plus de 200 enseignants et éducateurs viennent visiter nos écoles. Ce sont les Ministres de l’Éducation eux-mêmes qui conseillent aux enseignants ces cours de formation. Donc ils viennent à nous. C’est ce que nous souhaitions, c’est-à-dire que ce mouvement s’étende rapidement dans chaque pays.
C’est ce qui est arrivé à Monsieur Kanu et à son école en Zambie, qui est à présent visitée par tout le monde et surnommée l’école du « miracle ». Vous avez entendu, il y a quelques jours, les étudiants (anciens étudiants Sai) raconter comment ce qui est enseigné dans son école les a grandement influencés et transformés. Et pensez que certains d’entre eux ont étudié dans cette école en fréquentant un cours de deux ans seulement et surtout, entrant dans l’école sans être des fidèles Sai. Deux ans seulement, pour ensuite sortir de là et entrer dans le monde ! Mais la graine a été plantée et croît, croît, partout où les jeunes se trouvent.
Donc on me posait la question de savoir s’il vaut la peine de donner aux enfants, pour deux mois seulement, une éducation Sathya Sai dans les Valeurs Humaines ; je réponds Oui, cela vaut toujours la peine de planter des graines, car elles finiront certainement par germer.
Comme vous le savez, la semaine dernière a eu lieu la Conférence Internationale sur l’Éducation, à laquelle ont participé d’éminents personnages du domaine de l’Éducation. Plusieurs ne sont pas fidèles Sai. A un certain point, ils ont objecté. Est-il possible de faire, dans d’autres pays, ce que Swami a réalisé ici à Puttaparthi ? Comme ils ne connaissent pas bien Swami, ils en ont conclu que ce projet n’est réalisable qu’à Puttaparthi, parce qu’Il est présent physiquement en ce lieu. Alors, j’ai décidé de leur expliquer que ce qui advient ici lieu aussi dans plusieurs autres nations du monde. Je leur ai donné l’exemple de ce qui se passe dans l’école Sathya Sai des Iles Fidji. Cette école est la seule de toute l’île où il n’y a aucun conffit entre Chrétiens et Hindous. Les enfants qui fréquentent l’école sont à 50% chrétiens et 50% hindous, mais ils s’amalgament parfaitement, ils s’aiment beaucoup et se considèrent comme frères et sœurs. Ils mettent l’Amour en application.
Lorsque je fis, il y a quelque temps, une visite à cette école, je remarquai qu’ils avaient les toilettes les plus propres du monde. Les enfants y brûlaient de l’encens, allumaient des bougies et priaient là, dans les toilettes ! Alors je leur demandai. Pourquoi dans les toilettes ? Voici la réponse qu’ils me donnèrent : « Un jour, ils ont vu Swami faire le tour de l’école; Il inspectait chaque recoin. Finalement, Baba est entré dans les toilettes et tous ont couru derrière Lui, mais quand ils sont entrés à leur tour, Swami était déjà parti. » C’est pourquoi à partir de ce jour, la première chose que les enfants font chaque matin est d’aller aux toilettes, de nettoyer à fond, d’allumer de l’encens et des bougies et d’y réciter une prière.
Il y a quelques jours, j’ai cité cet exemple aux éducateurs ; je leur ai dit que Swami se trouve j ne tout lieu et que nous pouvons donc répliquer n’importe où ce qui se réalise ici. Après cela
ils ont cesser de mettre la chose en doute.
Question : Combien de cours de formation y a-t-il en Thaïlande, dans le courant de l’année, pour les enseignants venus de l’étranger ?
Dr Jumsai : nous avons fondé d’autres Instituts Sathya Sai pour la formation des enseignants, et actuellement nous en avons 30 dans le monde. Ce sont des instituts fondés spécifiquement pour préparer les enseignants. Cependant, nous continuons à accepter des éducateurs de toute provenance, qui désirent suivre ces cours de formation dans nos écoles en Thaïlande. Ces cours sont toutefois organisés dans plusieurs autres pays à travers le monde.
En Thaïlande, nous avons choisi cet engagement dans le domaine de l’éducation comme notre Seva national. Tous les Centres Sai et tous les fidèles travaillent durement, engagés comme ils sont dans cet aspect de la Mission de Swami.
Pour pouvoir former 60 000 enseignants en Thaïlande, nous devons donner des cours deux fois par semaine, pendant toute l’année. Dans les autres pays, en revanche, les cours sont donnés une fois par mois ou même moins. Mais maintenant il faudra faire toujours davantage.
J’ai beaucoup voyagé dans chaque pays, mais je ne peux pas m’assumer la tâche de donner les cours de formation dans le monde entier. Cette responsabilité doit à présent être prise par les ressortissants des pays intéressés.
Récemment, je suis allé au Mexique et j’ai donné une conférence à 900 éducateurs du pays. Lorsque je suis arrivé là-bas, j’étais malade ; aussi m’ont-ils envoyé un guérisseur spirituel pour me soigner. Le lendemain, j’aurais dû parler au public, mais je continuais à me sentir mal, avec l’esprit confus et même des difficultés à parler. J’ai donc dit mentalement à Swami. Prends le contrôle de ce corps, fais le travail. Il faut que Tu le fasses, car je n’y réussis pas.
Je suis monté sur le podium, avec un traducteur à mon côté. Je ne savais absolument pas ce que je disais, mais j’ai parlé pendant deux heures ! À la fin, ils étaient tous incroyablement touchés par ce qui avait été dit. Une jeune fille s’approcha de moi et me dit : « J’ai tenté le suicide par trois fois, sans jamais y réussir. » Les paroles d’aujourd’hui ont fait vibrer quelque chose dans mon cœur ; quelque chose s’est ouvert et j’en suis émue. Ce jour même, elle est ailée chez ses parents et leur a déclaré : « Je ne chercherai plus jamais à me supprimer la vie. À partir d’aujourd’hui, j’ai décidé de vivre et de consacrer ma vie au service des autres. » Elle était totalement transformée.
Les organisateurs de la conférence et tous les participants dirent que ces paroles avaient mu quelque chose dans leur cœur. Plusieurs étaient retournés et décidés à s’engager dans les Valeurs Humaines. Et pourtant je ne savais pas ce que j’avais dit ! Voilà le pouvoir de Sai en action dans le monde, un pouvoir qui transforme les gens.
Nous apportons au monde cette nouvelle Ère de la Paix. La Paix règnera. Swami l’a promis en disant qu’elle arrivera plus vite que nous ne l’attendons. Précédemment, Il avait dit que nous aurions connu la Paix dans l’Ère de Prema Sai. Nous savons que Swami sera encore parmi nous pendant seize ans et que, un an après, Il renaîtra en tant que Prema Sai. L’Ère de Prema Sai commencera donc dans dix-sept ans. Toutefois, Swami a dit que la Paix arrivera plus tôt que prévu et insiste : « Ce sera très, très bientôt. » Voilà pourquoi Monsieur Indulal Shah a annoncé que, pour le 90e anniversaire de Swami, nous célébrerons une nouvelle génération spirituelle d’êtres humains. Et c’est pour cette date que nous attendons la Paix complète dans le monde.
Question : Dans le courant de la conférence d’hier, vous avez dit que, si chacun dans le monde diffuse de l’Amour, Swami guérira.
Dr Jumsai : L’ai-je dit ? (rires) Swami est en train de prendre sur Lui le karma du monde. Si l’énergie positive de l’Amour se répand sur toute la planète, alors Il ne devra plus prendre sur Lui aucun karma. Si tous les centres du monde, si toute l’Organisation plante ses racines dans l’Amour et divulgue l’Amour, Swami n’aura plus besoin de prendre sur Lui aucun karma.
S’approche le moment où Swami marchera de nouveau, bientôt. Je vous révèle un secret. Hier, sans que je ne Lui dise ni demande rien, Swami m’a dit : « Je viendrai très bientôt en Thaïlande.» Ne soyez pas préoccupés ; cela ne signifie pas qu’Il ira seulement en Thaïlande ; Il visitera beaucoup d’autres pays. Mais le point est que, pour pouvoir le faire, Il doit d’abord se guérir.
Je vous révèle un autre secret. Hier, je Lui ai fait cette prière : « Swami, s’il Vous plaît, reprenez à marcher. » Il m’a répondu : « Je n’ai jamais cessé de le faire. Aussitôt que Je rentre dans Mes appartements, Je marche. Mais au-dehors, les médecins ne Me permettent pas de marcher, les étudiants non plus, car ils craignent tous que Je ne tombe une autre fois. Dans ma chambre, Je marche. » Donc, Swami se guérit constamment. Il est presque prêt et je suis certain que, pour l’Anniversaire, Swami marchera à nouveau.
Mais nous, nous devons inonder d’Amour le monde. Donc, prières, prières, prières et beaucoup d’Amour à tout le monde. De cette façon, Swami recommencera certainement à marcher.
Toutefois, souvenez-vous en : c’est un secret! (rires)
Question : Lors d’un cours de formation pour enseignants, vous avez dit que, dans nos relations quotidiennes, nous devrions apprendre à réagir avec les Valeurs Humaines, au lieu de continuer à réagir avec notre partie inconsciente.
Dr Jumsai : Notre inconscient confie toutes les informations du passé, tout ce que nous avons subi, tout ce que nous avons fait, tout ce que nous avons pensé, etc. Chacune de nos expériences passées est gravée dans notre inconscient. Généralement nous réagissons sous l’impulsion des informations enregistrées dans notre inconscient. Un enfant peut être agressif parce qu’il utilise les réactions de l’inconscient. Ce sont des réactions automatiques que nous ne pouvons normalement pas contrôler, parce qu’elles surgissent de l’inconscient comme des ressorts.
Donc, la première chose que nous devons enseigner à nos enfants et à nous-mêmes, c’est d’utiliser le discernement. Lorsque nous nous trouvons dans certaines situations, les pensées se créent automatiquement et nous commençons à réagir. Habituez-vous et habituez les enfants à poser immédiatement deux questions : 1) Ma réaction est-elle bonne pour moi ? 2) Est-elle bonne pour les autres ? Si nous nous posons ces deux questions, nous pouvons freiner la réaction instinctive. C’est ce que Swami appelle « discrimination de base. » C’est un enseignement qui devrait être donné depuis la plus tendre enfance, de façon à habituer les enfants à l’employer immédiatement.
Par conséquent, avant de réagir instinctivement à une situation quelconque, appliquez les Valeurs Humaines. Faites recours à l’Amour. Il devrait être ce que nous utilisons à la place de n’importe quelle réaction. L’Amour devrait être la base que n’importe quelle action. Voilà ce que sont les Valeurs Humaines.
Toute négativité vient de l’inconscient; ainsi, tout ce que nous avons à faire, c’est employer notre Conscience pour aimer Dieu. Nous commençons à entrer en contact avec la Conscience supérieure qui est présente en chacun de nous. C’est pourquoi nous avons une conscience qui nous dit ce qui est bien et ce qui est mal. De cette façon, nous n’avons plus besoin de dépendre de l’inconscient, puisque nous sommes guidés directement par Dieu. En résultat, nos vies seront complètement transformées. Pour cette raison, il importe de pratiquer assidûment la méditation qui signifie croître dans le Silence, là où Dieu demeure. Il faudrait méditer chaque jour.
Bon ! Je crois que nous pouvons terminer cette rencontre. Un grand merci pour votre super attention ! Terminons par le Loka Samasta, pour envoyer beaucoup d’Amour au monde entier.
Loka samasta sukhino bhavantu
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