HILDA CHARLTON

Conférence prononcée par Hilda Charlton, le 18 mars 1982


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Nombre de fidèles américains ont découvert l’existence de Sathya Saï Baba grâce à Hilda. En effet, Hilda a séjourné auprès de Sathya Saï Baba pendant de longues années. Dans son livre « Saints Alive », Hilda raconte son expérience avec Baba. C’est cette expérience que nous avons le plaisir de partager avec vous.

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Sathya Saï Baba est né le 23 novembre 1926 dans un petit village du Sud de l’inde, Puttaparthi. Le jour de sa naissance, des instruments de musique se sont mis à jouer tout seul des mélodies et des rythmes, sans que personne ne les touchent, et un gros cobra, un signe sacré de Divinité, a été découvert sous le lit du nouveau né. Ces événements, ainsi que d’autres, tout aussi mystérieux, ont amené les témoins à se douter que cet enfant n’était pas un enfant ordinaire.

Jeune garçon, le petit Sathya guidait ses camarades lors des chants dévotionnels avant l’école et les fascinait en matérialisant des sucreries et des cadeaux à partir d’un sac vide. Enfant déjà, il encourageait constamment ceux avec lesquels il entrait en contact pour qu’ils mènent des existences vertueuses et centrées sur Dieu, conformément aux idéaux exprimés dans les Écritures qui sont l’antique héritage de son pays. Son enfance a été remplie d’événements miraculeux qui ont rappelé à tous ceux qui les ont observés que le monde matériel n’était pas une fin en soi et qu’il était tributaire d’une réalité spirituelle supérieure.

A l’âge de treize ans, le jeune Sathya a abandonné ses livres et a annoncé à sa famille qu’il était la réincarnation d’un saint homme « Sai Baba de Shirdi ». « Oui, leur a-t-il dit, Je ne suis pas votre fils », Il a dit à ses parents qu’il ne leur appartenait plus, que ses fidèles l’appelaient, et qu’il était temps pour lui de partir. « Mon travail, a-t-il dit, m’attend ». A l’âge de vingt ans, il a écrit une lettre à son frère aîné, « J’ai une tâche bien précise, celle de protéger l’humanité toute entière et de garantir à tous une vie pleine de joie... Je n’abandonnerai ni Ma mission, ni Ma détermination, et Je sais que tout ce que J’ai décidé arrivera ». Ça vous donne une petite idée de qui il est.

Je vais vous lire un tout petit passage de la lettre que j’ai reçue de Baba quand j’ai commencé ces cours. Je vais juste vous lire une ligne ou deux. Voici ce qu’il écrit : « Hilda, Mes bénédictions. Je sais tout à propos des cours de Jnana (connaissance) et de pranayama (respiration) que tu donnes à New York. Transmets Mes bénédictions à tous ceux qui y assistent et à tous les fidèles présents. Les Sadhakas (aspirants spirituels) doivent aussi cultiver l’amour et l’esprit du service désintéressé. La réussite dans le Jnana et le Pranayana doit être mesurée non seulement par l’amélioration de la santé physique et mentale, mais davantage par la profondeur de l’équanimité acquise et le flot de compassion qui jaillit du cœur. Mes bénédictions accompagnent tous ceux qui effectuent un tel effort spirituel. Je les bénis afin que leur foi puisse être inébranlable. Mes bénédictions, Baba »

Il y a des années, je suis partie à la recherche de maîtres spirituels. Je me considérais comme une bouteille jetée à la mer, flottant au gré des vagues et des vents, et je cherchais ceux qui pourraient enlever le bouchon pour me permettre de fusionner dans l’Océan de la Vérité. Comme le grand sage Nityananda, mon maître, l’a dit : « L’esprit doit arriver à un certain niveau de consécration, de détachement avant que les Maîtres n’apparaissent ». J’ai quitté San Francisco sur un bateau cargo pour rencontrer les Saints de l’Inde. Je suis allée en Inde en tant que danseuse et ai donné des concerts dans tout le pays. Je suis partie avec un aller simple, quatre-vingt dollars en espèces et un million de dollar de foi. J’ai voyagé dans toute l’Inde, et depuis lors, je vis toujours avec ces quatre-vingt dollars. D’accord ? Et avec un million de dollars de foi.

En Inde, je suis allée sur le mausolée de Shirdi Sai, et de merveilleuses choses s’y sont produites. Shirdi Sai avait dit avant de mourir qu’il se réincarnerait dans le Sud de l’Inde huit ans plus tard. Quand Sathya Sai Baba était jeune garçon, il a déclaré qu’il était la réincarnation de Shirdi Sai Baba.

J’étais sur le point de quitter l’Inde pour rentrer à la maison après toutes ses nombreuses, nombreuses années, presque vingt ans, passées là-bas quand j’ai entendu quelqu’un dire, « Il y a un Sathya Sai Baba qui fait des miracles dans le sud de l’Inde ». Alors je suis ailée voir le chef de gare de cette petite ville et j’ai pris ce vieux train. A cette époque, je descendais à la gare très tôt, montait en troisième classe et dormait dans les étagères à bagage. J’étais plus mince en ce temps là. Les étagères étaient très étroites. Je ne le ferais plus aujourd’hui, je vous le dis. J’ai donc dit au chef de gare : « Je veux un billet avec retour dans trois jours, car je rentre chez moi en Amérique ». Il a répondu : « Je ne peux vous donner de billet retour. Vous n’avez pas encore vu le Maître ». Le maître était Sai Baba. Le chef de gare savait où je me rendais. Alors je lui ai dit sur un ton quelque peu âpre : « Donnez-moi ce billet ». Mais il a secoué sa tête et a dit : « Vous n’avez pas encore demandé la permission au Maître ».

Je ne suis pas rentrée à la maison trois jours plus tard. Je suis restée très, très longtemps avec Baba. Il était si gentil avec moi, si gentil.

Avec Baba, les miracles sont innombrables. Le premier s’est produit le jour de mon arrivée. Les lumières de l’ashram sont éteintes à 21h30 et mon bus est arrivé à 23h30. Quelqu’un a dit : « Venez, je vais porter vos bagages. Vous dormirez sur la véranda de l’hôpital. » J’y suis allée. Le matin, j’avais un compagnon dans mon lit - un chien galeux. Et les chiens de l’ashram peuvent être galeux, je vous le promets - décharnés et aussi maigres que des clous, Il s’était blotti si tendrement contre moi.

Vers quatre heures du matin, alors qu’il faisait encore nuit, j’ai senti un courant d’énergie extraordinaire passer, m’envahissant dans sa vibration intense. J’étais consciente qu’il émanait d’une maison voisine. Plus tard j’ai appris que la maison en question était celle de Baba. Cette merveilleuse vibration était sûrement destinée à l’hôpital et comme j’étais sur sa route, j’en ai bénéficié. C’était comme si un courant électrique m’avait traversée et j’étais aux anges, comme si j’avais gagné le gros lot. C’était vraiment merveilleux. Et ça a été le début de mon affaire de cœur divin avec Sai Baba.

Je me suis habillé, puis je suis descendu et suis restée debout. C’était en 1965, vous voyez. Tout est différent aujourd’hui. Si vous y allez maintenant, vous ne trouverez pas la même chose, Il se peut que vous trouviez quelque chose de mieux, mais vous n’y trouverez pas ce que moi j’y ai trouvé. Vous comprenez ? Parce que je suis une personne et que vous en êtes une autre. Vous pouvez trouver quelque chose de supérieur à ce que j’ai trouvé. Mais c’est mon expérience que j’aimerais partager avec vous.

Ce jour là, la porte s’est ouverte et cette personne est sortie. Il portait une robe orange en soie et il avait une coupe de cheveu complètement afro. Quand j’ai entendu qu’il allait se rendre en Amérique, j’ai pensé, mon Dieu, que vont penser les gens de cette coupe de cheveu ? Et à peu près à cette époque, ce style de coiffure est devenu très populaire chez nous. Cela préparait sa venue Malheureusement, il n’est pas venu. Je pense que nos cœurs ne l’appelaient pas suffisamment fort.

Il m’a regardé et m’a fait signe. Les gens m’ont dit:
« Va, va. Il vous a appelée ». Et j’y suis allée. Il m’a regardée et m’a appelée dans un coin. Nous étions si près l’un de l’autre - nos nez n’étaient séparés que de quelques centimètres.

Je me suis dit:
« Ça alors, je ne pensais pas que je m’approcherais de si près de ce maître », Il a dit - son anglais n’était pas aussi bon alors qu’il ne l’est aujourd’hui- :
« Tu veux... ?

Et j’ai répondu : « Dieu ! »

Je vous le dis, ce mot est sorti spontanément de mon cœur - ppppssssshhh, comme ça. Je n’ai pas eu le temps de penser que j’aimerais avoir une bague ou un collier ou un mala. Cette sacrée chose est sorti de moi : « Dieu ! ». Il m’a regardée et m’a dit:
« Reviens à quatre heures », Il a fait un mouvement circulaire de sa main, ça a fait wwwoooossshhh et il m’a dit:
« Tends ta main ». Ce que j’ai fait et il a mis dedans du halvah aux raisins secs.

J’ai regardé et il a dit : « Mange. C’est chaud. » La friandise avait l’air de sortir directement d’un four. En se retournant vers les autres, il a dit :
« Elle brûle du feu yogique à force de faire tant de yoga. »

Je vous le dis, je sentais souvent l’effet calorifique du yoga, c’est sûr. Ça brûlait dans mes pores. Souvent en rentrant des cours de yoga chez moi en Amérique, j’ouvrais la porte du frigo pour mettre les pieds dedans et je lisais un livre, Si ça c’était le feu yogique, alors je l’avais.

Donc Baba, s’étant retourné vers les autres, a dit :
« Elle a le feu yogique. C’est sucré. Mange. » Je l’ai mangé et cela m’a rafraîchie très agréablement. Je n’ai plus jamais eu besoin d’utiliser mon frigo pour mes pieds depuis.

J’y suis retournée à quatre heures et j’ai commencé ma formation. Il a commencé une relation merveilleuse qui a duré jusqu’à ce que je revienne ici. C’était quelque chose d’extrêmement merveilleux.

Quand Il allait quelque part, Il m’appelait et me disait : « Hilda, quels sont tes projets ? » Et bien sûr, je n’en avais aucun. Pendant vingt ans, je n’ai eu aucun projet. J’errais ici et là. Je répondais : « Pas de projets » et Il disait : « Tu viens. Sois prête à 7 heures du matin ». Alors j’étais prête à 7 heures, mais nous ne partions qu’à dix heures, Il disait : « Je connais les femmes et le temps qu’il leur faut pour se préparer. Il faut leur dire d’être prête de bonne heure. »

J’ai eu le privilège - où qu’il aille - de séjourner dans la même maison que Lui. Un jour, je logeais dans une chambre dont les petites fenêtres donnaient sur un autel situé sur un patio intérieur. J’étais assise là et je m’interrogeais à son sujet « Qui est ce type-là ? Il est semblable à une étoile dans le ciel ». Soudain, Il est entré. Il ne m’a même pas regardée. Il a juste regardé le mur et a dit:
« Scintille, scintille, petite étoile, comme j’aimerais bien savoir qui tu es. Si haute au-dessus du monde, tel un diamant dans le ciel. »
Puis Il est sorti. Ah, Il jouait à ces jeux avec moi, Il me faisait savoir qu’Il savait ce à quoi je pensais constamment.

D’autres souvenirs me reviennent. Encore aujourd’hui, je suis incapable de faire bouillir de l’eau sans brûler la casserole. Quelqu’un était venu me voir et m’avait dit, « Devrions-nous préparer quelque chose à manger pour Baba ? » J’avais visualisé la salle à manger de Baba avec une énorme table à manger, des verres en cristal et de l’argenterie éclatants, et tous les VIPs assis autour. Quand le repas que nous avions préparé a été prêt, j’ai avancé ma tête dans la porte avec cinq dames Indiennes, et j’ai regardé l’endroit où mon Baba mangeait humblement. Dans cette pièce minuscule se trouvait une table sur laquelle on ne couperait même pas les légumes dans un village et une vieille petite chaise en bois, Il m’a regardée et m’a dit « Qu’est-ce que tu fais ici ? ». « J’ai préparé quelque chose à manger, Baba » lui ai-je répondu. Il m’a dit « Tu as cuisiné quelque chose ? » Puis s’adressant à sa sœur : « Qu’est-ce qu’elle a cuisiné ? ». « Des chapati », a-t-elle répondu. « J’en prendrai un peu » a-t- il dit. Vous pouvez imaginer, n’est- ce pas ? J’ai descendu les escaliers en dansant. J’ai sauté à pieds joints dans tout l’ashram en criant à tue-tête : « Il en a mangé, il en a mangé, il en a mangé ». C’était au tout début, une époque saugrenue et amusante.

A cette époque, le gros truc c’était les stylos au marché noir. Je l’ai entendu parler à quelqu’un et je l’ai entendu dire « stylo Parker ». J’ai pris le train suivant pour Bangalore et j’ai cherche dans toute la ville un stylo Parker au marché noir, J’ai fini par en trouver un, mais en argent. Alors je suis revenue. A cette époque je vivais dans la même maison que Baba, et je me suis retrouvée debout en face de lui cachant innocemment ce stylo derrière mon dos. Il m’a dit « Qu’est-ce que tu as derrière ton dos ? » « Un crayon » lui ai-je répondu. « Voyons voir », m’a-t-il dit. J’ai ouvert ma main et il a dit : « De l’argent. J’en ai un en or. » Je suis restée indifférente. J’avais appris ici « La louange et le blâme, c’est du pareil au même ». On ne prêtait aucune attention à ce que disait Baba. On se faisait une carapace et on ne réagissait pas. J’ai donc pris un crayon et l’ai posé dans la pièce d’à côté, où je dormais. Cinq minutes plus tard, Il est entré et sans me regarder, il est passé devant nous tous qui étions assis et est allé dans ma chambre, Il a pris le crayon et sans me regarder, Il est sorti, cachant cette chose dans sa main. Vous savez, Il était flamboyant. C’est le seul terme que je peux utiliser pour Lui.

Où qu’Il allât, Il nous a fait faire de merveilleux voyages. En Inde, tout le monde est tellement intéressé par votre vie et que les gens viennent vers vous et vous disent « Comment vous appelez-vous ? » Mais moi, je voulais connaître leur vie et je leur demandais « Quel est votre nom ? ». Je leur retournais la question, vous comprenez ? Puis ils disaient : « D’où venez-vous ? » et je leur disais « D’où venez-vous ? » Ainsi on m’a raconté des miracles les uns après les autres, des miracles que personne n’avait lus dans des livres. Vous ne pouvez imaginer ces miracles. Chacun avait quelque chose de merveilleux à raconter à propos de ce qui lui était arrivé.

Je me souviens qu’il m’a emmenée - avec trois autres personnes - dans cette ville où j’ai rencontré un jeune homme qui m’a raconté son histoire. Le jeune homme a dit qu’il s’était cassé la jambe en moto et qu’elle ne s’était pas remise comme il faut. Ses sœurs n’arrêtaient pas de lui dire d’aller voir Baba pour qu’il le guérisse. Les médecins, quant à eux, lui disaient qu’il fallait la casser de nouveau pour la remettre avec un plâtre. Un jour, alors qu’il faisait briller ses chaussures avec ce vieux pain de cirage que nous n’utilisons plus de nos jours, il devint si fou de douleur qu’il s’est exclamé :
« Je ne sais que faire ? » et il a jeté le cirage qui a heurté le plafond. Et des torrents et des torrents de cendres sacrées en sont tombés. Cela a continué jusqu’à ce que le sol soit entièrement recouvert. Les voisins sont venus prendre de la cendre. En fin de compte, il est monté sur sa moto et est venu voir Baba. Et Baba lui a dit : « Bien, as-tu fini d’astiquer tes chaussures ? » Sa jambe était guérie, vous voyez.

Un jour, j’ai accompagné Baba chez des gens riches et il a dit « Il va y avoir un mariage ». Il m’a donné un sari pour l’occasion. J’allais le porter le soir même mais j’ai décidé d’en mettre un plus éclatant. Je suis donc allée au mariage et j’ai vu cette femme âgée d’environ 65 ou 70 ans sortir, puis son mari, qui devait avoir 20 ans de plus qu’elle. Ils devaient le porter dans une chaise roulante. Le marié et la mariée ! Baba allait marier ces deux là ? Il allait marier cette vieille femme à ce vieil homme ? Je n’arrêtais pas de cogiter et on a fini par m’expliquer qu’il s’agissait d’un de ces mariages célébrant le cinquantième anniversaire de mariage, les noces d’or. Baba a appris ce à quoi j’avais pensé, et j’ai présumé qu’il a juste éclaté de rire. Dans ma folie, je lui ai donné de nombreux bons moments

A Whitefield, on s’amusait, mais quand on était de retour à Prashanti Nilayam, Son ashram, il nous calmait et devenait sérieux. Il devenait comme Krishna, le roi. Mais un jour, j’étais assise à même le sol, là où nous chantions les Bhajans, et quand je me suis levée, comme ma jambe s’était engourdie, je suis tombée dans l’allée centrale. C’est la seule fois où j’ai vu Baba rire là-bas. J’ai cru qu’il allait éclater de rire. Mais à d’autres moments, il était pétillant de malice, tout en faisant preuve d’une sagesse prodigieuse. Un jour, il a ramassé un petit bout de papier par terre. Je l’ai vu se concentrer, le mettre dans sa bouche, et le petit bout de papier s’est transformé en bonbon au sésame.

Je vous parle de ma relation avec Baba. Votre relation ne sera pas la même. Votre relation pourrait être bien meilleure. Je suis sûre qu’il ne se moquerait pas de vous. Il avait du bon temps avec moi.

J’ai amené des choses pour que vous voyiez ce que Baba m’a donné. Il m’appelait toujours pour me donner des choses merveilleuses. Un jour, il a dit qu’Il me donnerait une photo. Alors à chaque fois que j’aillais en entrevue, juste pour s’amuser, je disais: « Où est ma photo ? » et il disait : « Je t’en donnerai cent. » La fois d’après, je suis entrée, Il a fait un mouvement de Sa main et les cent photos sont apparues. Je les ai encore. Je ne les ai pas distribuées, alors ne pensez pas que vous allez en avoir une!

Un jour, il fait un mouvement circulaire avec Sa main et m’a dit : « Regarde Hilda, il y a ma photo, et mon adresse également ? » - comme si Il ignorait ce qui allait arriver. Mais bien sûr, Il le savait. Sa façon de contrôler son mental est ce que j’essaie de vous enseigner ici. Vous comprenez ? La puissance du sang-froid, la puissance du mental, la puissance de la concentration. Peut-être que nous n’arriverons pas à matérialiser des photos. Un jour, j’ai cru que je pouvais le faire parce qu’il m’a dit : « Je te donnerai trois siddhis ». Vous savez ce que sont les siddhis, des miracles. J’ai pensé « Oh là là. Trois siddhis ! « C’est tout ce que j’ai entendu, car j’avais besoin d’un interprète à ce moment là. Quoiqu’il me dise, j’étais toujours si wwwooohhh. J’en tremblais, et Il me donnait un coup sur la tête et je disais : « Oh c’est pire, Baba. C’est pire ». Quand il n’était plus là, je commençais à me remémorer ce qu’Il avait dit et je ne me souvenais de rien - bien que je me sois souvenue de quelque chose à propos des trois siddhis qu’il allait me donner. J’ai donc coincé l’interprète et lui ai demandé : « Qu’est-ce qu’il a voulu dire ? » Elle a répondu : « Trois siddhis ». Je lui ai demandé : « Quels sont-ils ? » et elle m’a dit « Bien, je ne me rappelle pas ». Les jours ont passé... j’avais fait des statues, j’avais fait de la cendre sacrée, j’avais fait des bagues, j’avais fait tout ce que vous pouvez imaginer dans mon imagination. J’ai dit : « Oh là là, je vais rentrer en Amérique et je peux faire toutes ces choses ». J’ai pensé que j’étais en plein dans le mille. Oh là là. Aussi, un jour, ai-je fini par coincer, Baba. Vous savez, ce n’est pas parce que vous vivez sous le même toit que lui que vous pouvez le voir tout le temps. Il vous regardait du coin de l’œil et sswwoosshh, comme ça, il partait. Mais je l’ai coincé et je lui ai dit : « Baba quels sont ces trois siddhis que tu vas me donner ? » Il a répondu : « Prema Siddhi », c’est à dire l’amour, “ Shanti siddhi », la paix, et « Ananda siddhi », la béatitude. Je l’ai regardé et lui ai dit : « Ce ne sont pas des siddhis, Baba ». Je n’ai jamais vu Baba aussi sévère de ma vie, Il s’est dressé de 2,5 cm de plus, et du haut de ses 1m 60, et m’a dit : « Si tu veux des choses inférieures, va voir vers un maître inférieur ». Je suis partie et ai réfléchi :
« Mon Dieu, Il me donne Dieu. Dieu est félicité ». Et c’est comme cela que je peux vous donner la félicité. Je peux vous toucher sur la tête et vous avez la félicité. Quelqu’un m’a dit l’autre jour : « Vous m’avez touché sur le front, et quelque chose s’est produit, Hilda ». Vous comprenez ? Baba me donnait la félicité, il me donnait la paix et il me donnait l’amour. Je suis retournée le voir et lui ai dit : « Excuse-moi Baba, c’était ma faute » Il a répondu : « Pas ta faute, la mienne. La faute de Swami ». Quelle douceur et quelle humilité - il est d’une telle humilité, c’est une telle merveille, il rayonne tant d’amour pour chacun.

Parfois quand Baba demandait, « Que voulez-vous ? » les gens répondaient:
« La libération. »

La libération de quoi? De l’alphabet? D’une langue effrénée ou de quoi d’autre? C’est un processus lent. Certains yogis passent vingt ans dans les Himalayas, et ce n’est qu’après cette période que leurs professeurs les envoyent dans le monde. Vingt années passent vite. Il ne reste que dix-sept années avant 1999. Vous avez le temps de terminer vos exercices de yogi. Mais vous devez vous y mettre les enfants. D’accord.

Un jour, il a dit : « Comment vont tes finances ? » « Oh oh... » ai-je répondu. Quand j’étais avec lui, je pouvais à peine parler. J’ai dit : « Oh j’ai juste l’abondance de l’univers ». Il m’a regardée. Il savait que c’était faux. Il a frappé une seule fois dans ses mains et une poignée de roupies est tombée. « Prends-les », m’a-t-il dit, « Cache-les sous ton sari. La jalousie est dehors. La jalousie ». Il voulait dire qu’en sortant, je ne devais pas dire « Ooooh, regardez ce que Baba a matérialisé ». J’aurais eu 10 000 personnes jalouses de moi, attendant toutes d’entrer pour voir Baba. Il m’a dit : « Va chez American Express, change cet argent dans la monnaie de ton pays et ne le dépense jamais ». Je ne l’ai jamais dépensé. Ils me l’ont changé contre 20 dollars que j’ai toujours.

J’utilise également une bague qu’il avait faite pour moi quand je suis partie, à partir du vide, Il m’a dit : « C’est pour guérir, Hilda, pour guérir ». Puis il a ajouté : « Tu regarderas dedans et parfois, tu verras Baba, d’autres fois, tu verras l’infini et d’autres fois encore, le fini ». Et c’est ce qui s’est passé.

J’ai le temps de vous lire un petit passage de Baba, que j’aime, parce que ses miracles sont une chose, mais pour moi son message en est une autre. En premier lieu je suis tombée amoureuse par son message. Puis ce même message m’a exaltée par son amour divin. Écoutez ça :
« Pourquoi l’homme pousse-t-il des cris de protestation quand il naît, pour se plaindre tout au long de sa vie, puis mourir en se lamentant, déplorant que son séjour ici-bas fut une perte de temps? Pourquoi? L’homme agit ainsi car il n’est pas conscient de son immortalité, de sa destinée glorieuse ».

C’est la seule raison. Semaine après semaine, est-ce que je ne vous dis pas qui vous êtes ? C’est tout ce que je peux faire. Tout ce que je peux faire chaque semaine, c’est vous dire qui vous êtes, jusqu’à ce qu’un jour vous disiez :
« Oh là là, je suis donc cela. »

Baba dit : « L’homme est le Divin immergé dans une forme humaine ». Imprégnez-vous de ces paroles dès à présent. Allez. Vous dites « Je ». Dites : « Je suis le Divin immergé dans une forme humaine ».

Baba dit : « Tout le reste, vivant ou inerte, est également divin, mais c’est le privilège de l’homme seul d’être en mesure de prendre conscience de cette précieuse vérité ».

Nous sommes les seuls à pouvoir le comprendre, vous comprenez ? N’est- ce pas merveilleux ? Alors pourquoi ne vivons-nous pas mieux? On retrouve ce message dans les Écritures et dans les déclarations d’un nombre incalculable de saints, pourtant hommes et femmes font la sourde oreille, sans doute à cause des malheurs qui les frappent suite aux mauvaises actions qu’ils ont accomplies au cours de leurs vies antérieures.

Baba dit : « L’homme peut retirer l’Ananda » - c’est-à-dire la béatitude - « en contemplant Sa Divinité ou le Divin conforme à la description de tout ce qu’il voit, entend, goûte, touche ou sent à l’extérieur de lui. Brahman est immanent en tout ». Bon, alors, de quoi nous inquiétons-nous ? Le Divin se déverse à flots dans votre forme. Quelle source intarissable d’Ananda se trouve en vous et en dehors de vous ? Il vous suffit de développer le mental. C’est ça Il vous suffit de développer le mental qui répondra à l’appel, qui reconnaîtra la Vérité.

Pensez-vous que cette semaine, vous pourrez garder votre mental fermement tourné sur qui vous êtes, jour et nuit? Répétez-le tout simplement, dites qui vous êtes. Si vous avez mal, dites que c’est un mensonge. Dites : « Je suis à l’image de Dieu, et si Dieu éprouvait de la douleur, le monde entier pousserait des cris perçants. Et je ne peux souffrir car je suis à son image ». Répétez-le encore et encore, encore et encore, encore et encore.

Une fois, j’ai pris sur moi la souffrance de quelqu’un. Cette souffrance était telle que je ne pouvais marcher. Elle était si atroce. Il n’y avait pas un seul endroit en moi qui n’était pas atrocement douloureux. Tout d’un coup, j’ai dit : « Hé, Dieu, j’en ai assez Je suis lasse - cette douleur est finie ! ». Et ça a été fini. Ce dont je suis lasse c’est de prendre sur moi les souffrances de personnes qui ne font rien pour changer. Je prendrai n’importe quoi sur moi si vous changez par la suite. J’accepterai tout. Mais si vous recouvrez votre santé sans rien changer dans vos habitudes, vos paroles malveillantes et vos mesquineries, alors pourquoi n’endurez-vous pas votre propre douleur ?

Il est impératif que votre esprit se concentre sur ce qui est vrai. Dites : « Je suis fait à l’image de Dieu le Père », ou si vous voulez, « à l’image de la Mère Divine ». Je ne peux pas être malade ou avoir des ennuis. C’est impossible, impossible. Ce n’est pas vrai, c’est faux, c’est faux. Vous répétez toute la journée, « C’est faux, » et quelque chose va arriver. Si Baba peut matérialiser quelque chose d’une caresse de la main, je suis persuadée que si vous pouvez purifier suffisamment vos pensées, vous pouvez aussi faire des miracles.

Je jure par Dieu Tout-Puissant que j’ai vu Baba le faire encore et encore, et encore. Je l’ai vu souffler comme ça - wwhhooohh - et l’objet était entièrement transformé. C’est presque comme c’était au commencement, quand Dieu a fait « wwhhooohh » et notre monde a été créé ainsi que l’homme. C’est un sentiment merveilleux de voir un être en chair et en os faire cela. Cela ouvre votre esprit vers une gloire que vous n’aviez jamais imaginée. Ouvrez vos esprits et vos cœurs pour voir ce que vous vous n’avez pas encore vu Il y a dans l’air des gloires que nous n’avons jamais atteintes, et je me suis juré de le faire. Si Baba peut le faire, je peux moi aussi. Si Moïse peut fendre la mer, alors moi-aussi je peux fendre mes problèmes si je garde mon mental sur le droit chemin. Est-ce que vous comprenez ça?

Baba continue « La misère est étrangère à la nature de l’homme et de la femme. Reconnaissez l’immanence du Divin. »

« Il faut dédier chacun de ses actes au Divin. » Tout ce que nous faisons, c’est au Divin que nous le faisons. « Qu’est-ce qu’un acte quand vous l’analysez suffisamment profondément ? C’est la manipulation » - maintenant écoutez ça - « la manipulation du Divin par le Divin ». N’est-ce pas magnifique ? C’est la manipulation du Divin par le Divin. Si vous pensez positif et que quelque chose se produit, alors qui est le positif dans votre tête ? Dieu. Et qui est la chose manifestée ? Dieu. Si vous priez, vous puisez dans l’entrepôt de Dieu et restituez à Dieu.

Baba dit « Le dévouement doit être effectué de diverses manières. Prenez la nourriture que nous consommons et offrez- la à Dieu ». Combien de gens oublient d’offrir leur nourriture à Dieu et ainsi de changer son taux vibratoire d’un vieux rien nauséabond qui a été cuisiné â la hâte en quelque chose de divin ? « Tout acte accompli pour la glorification de Dieu est par ce moyen rendu pur et puissant. Il ne pourra nuire ni à l’auteur de l’action, ni au bénéfice, ni à la société, car il est saturé d’amour, qui est Dieu. » Dieu est le metteur en scène de ce spectacle de marionnettes, il est celui qui tient les ficelles.

Allez voir dans les coulisses. C’est là qu’il se trouve. Il vous suffit de jeter un regard furtif derrière une fleur ou de scruter derrière un nuage pour Le voir tirer les ficelles afin de nous montrer la beauté, de nous montrer la noirceur de l’humidité intense. Il vous suffit donc de jeter un regard furtif derrière vos pensées, de scruter derrière vos sentiments. C’est là que vous trouverez l’incitateur Intérieur qui se cache derrière toute chose.

Vous me dites, « Swami, je pratique la méditation profonde depuis cinquante années, mais je n’ai toujours pas acquis la concentration ». Telle est la confession honteuse. Jnana ou la méditation est la septième d’une série d’étapes menant à la huitième, appelée Samadhi, ou la conquête du mental. A moins d’avoir assuré une bonne prise au cours des cinq premières étapes, vous chuterez de Jnana.

Vous voulez savoir quels sont les cinq premières étapes ? Nous les travaillons dans ce cours et je dis que vous êtes une classe merveilleuse, merveilleuse. Je suis très fière de vous. La première étape est le contrôle des sens. La seconde est le contrôle des émotions et des impulsions. La troisième est la maîtrise de l’équilibre. La quatrième est la régulation de la respiration et des mouvements des airs vitaux. La cinquième est la protection vis-à-vis des influences extérieures. Si vous ne pratiquez pas les premières étapes pour former les fondations, vous pouvez aller méditer et quand vous revenez, vous glissez jusqu’en bas et ce sera dur de vous y tenir, malgré les nombreuses années de persévérance.

Baba dit « Réduisez les bagages que vous portez dans le voyage de la vie. Souvenez-vous que tout ce qui n’est pas « vous », est un bagage. Vous n’êtes pas le corps, aussi le corps est-il un élément de ce bagage. Le mental, les sens, l’intelligence, l’imagination, les désirs, les préjugés, la tension et le mécontentement sont tous des bagages. Veillez à vous en débarrasser au plus vite pour que votre voyage soit plus léger, plus sûr et plus confortable. »

Revenez avec moi auprès de Baba à Brindavan. Je me levais à 3h30 du matin, puis j’allais dehors. Je levais les yeux et s’il faisait encore noir comme poix, à l’exception des étoiles et de la lune si brillantes, j’allais jusqu’à ce lieu où je m’asseyais pour méditer. Je fermais mes yeux vers 3h30 et les ouvrais de nouveau vers 8h30. Je voyais les singes marcher avec leurs bébés dans leurs bras, cueillir les feuilles, les figues et les fruits sur les arbres pour leur petit déjeuner. Je veux que vous fermiez vos yeux et que vous sentiez avec moi, puis nous méditerons. J’appelle cet exercice « Baba à Brindavan ».

Ressentez-le maintenant, tout simplement. Vous êtes très calmes. Imprégnez-vous de l’essence de Baba. Il se peut que vous le voyiez en rêve à compter de ce soir. Il se peut qu’il apparaisse devant vous, Il se peut qu’il vienne pour un darshan d’une seconde. Je vous le dis ce soir, je vous le dis en toute sincérité, qu’il sait que vous êtes tous présents ici ce soir. Une fois il m’a dit : « Je connais tout le monde dans le monde, et ceux qui sont miens, Je les appelle auprès de moi ». Il sait que vous êtes ici ce soir. Ne bougez ni vos mains ni vos bras.

Écoutez tout simplement.


Source Tiré du livre « SAINTS ALIVE » de HILDA CHARLTON