WOLF MESSING



Homme étrange, au pouvoir psychique hors du commun, recherchez par certains et craint pas d’autres, Wolf Messing, télépathe, voyant, chercheur, mystique a dû au cours de sa vie se déplacer continuellement d’une ville à une autre, d’un pays à un autre, soit pour gagner sa vie… et parfois pour la protéger. Il s’est rendu au Japon, au Brésil, en Inde, en Argentine, en Asie et jusqu’en Australie. En Europe, il se produisit dans toutes les grandes capitales Paris, Londres, Stockholm, Genève et Varsovie. Au début de sa vie il a utilisé ses pouvoirs psychiques à diverses fins, puis il a travaillé sur les photographies de l’aura avec Semyon et Valentina Kirlian et possédait son propre appareil de photo Kirlian pour effectuer ses recherches et expériences.

Cette homme remarquable a rencontré les Grands de ce monde, Staline, Freud, Einstein, Gandhi… et enfin en 1935, Sathya Narayana Raju, (Sathya Sai Baba), alors que ce dernier n’avait que 11 ans ! Il serait probablement le premier chercheur spirituel, venue de l’Occident, à reconnaître la Divinité de Sathya Sai Baba, alors que le presque totalité de son entourage ne le reconnaissait pas encore.

Voici son histoire…

Wolf Grigorievich Messing est né le 10 septembre 1899, sur le territoire de l’empire russe dans le petit village de Gora Kalwaria, près de Varsovie en Pologne, d’une famille juive. Autrement dit, Messing est polonais et il vivait dans un petit village juif.

La famille de Messing était franchement pauvre, mais excessivement religieuse, et dès l’âge de six ans, grâce à une mémoire prodigieuse, Wolf savait le Talmud par cœur. Le rabbin décida que l’enfant devait aller dans une école religieuse pour devenir rabbin à son tour. Les parents de Messing furent enchantés de la chance qui se présentait pour leur fils, mais Wolf refusa tout net.

Dans sa biographie, il dira, « Ce fut alors que se produisit dans ma vie le premier prodige, rappelle Messing. Mon père m’avait envoyé acheter un paquet de cigarettes, il faisait déjà presque nuit lorsque je revins. Le porche de notre petite maison de bois était plongé dans l’obscurité. Soudain apparut sur les marches un personnage gigantesque, étincelant, vêtu d’une robe blanche.

« Mon fils, dit une voix, je suis un messager d’en haut envoyé pour prédire ton avenir! Va à l’école! Tes prières sont agréables au ciel! » Sur ces mots, la vision disparut.

« J’étais alors un garçon très nerveux et mystique, et ces mots m’atteignirent comme un coup de foudre ; je tombai sur le sol évanoui. Lorsque je repris mes sens, mon père et ma mère lisaient des prières sur moi. Quand je fus remis de mon émotion, je leur racontai ce qui m’était arrivé. Après un tel prodige, je ne pus résister plus longtemps et je m’en allai à l’école religieuse du village voisin. »

Cependant le jeune garçon n’était pas heureux dans sa vie de prières. Lorsqu’il eut onze ans, il décida de courir le monde, et n’ayant que quelques sous en poche, il sauta dans le premier train en partance. Messing se dissimula sous une banquette dans un wagon à moitié vide et là, il s’endormit profondément. « Naturellement, raconte-t-il, je n’avais pas de billet et le contrôleur passa « Eh là, jeune homme (je peux encore entendre sa voix dans mes oreilles) montrez-moi donc votre billet. »

D’une main tremblante, je tendis au fonctionnaire un morceau de papier découpé dans un vieux journal. Nos regards se rencontrèrent. Alors je me mis à souhaiter de toutes mes forces que l’homme prît le bout de papier pour un billet.

Le contrôleur prit la feuille, la retourna entre ses doigts. Pendant ce temps, je me concentrais intensément. Enfin il introduisit le pseudo-billet dans les mâchoires de sa pince, puis, me rendant le morceau de papier, il me demanda « Puisque vous êtes en règle, pourquoi vous cachez-vous sous la banquette ? Allons, debout ! Dans deux heures nous arriverons à Berlin. »

« Ce fut la première fois que mes dons de suggestion mentale se manifestaient », précise Messing.

Arrivé à Berlin, Wolf Messing trouva un emploi comme commissionnaire dans le quartier juif. Un jour où il était parti livrer un paquet dans la banlieue de Berlin, il tomba de faiblesse en traversant un pont. Seul, sans amis, et loin de chez lui, il fut emmené dans un hôpital. Son corps était froid, on ne sentait ni le pouls, ni la respiration. Messing fut descendu à la morgue. II eût certainement été enterré dans une fosse commune si par chance un étudiant en médecine qui examinait le garçon n’eût noté un battement de cœur à peine perceptible. Messing fut soigné et peu à peu au cours des trois jours suivants le pouls et les battements de cœur revinrent à la normale. Un psychiatre et neurologiste de l’hôpital, le docteur Abel, expliqua que l’état de Messing constituait un rarissime cas de léthargie.

Messing écrit dans son autobiographie « Au docteur Abel, je dois non seulement la vie, mais également la découverte et le développement de mes facultés paranormales. »

« Vous possédez, à côté de vos pouvoirs parapsychiques, le don de tomber à volonté en catalepsie », lui dit Abel. La catalepsie est un état second dans lequel la respiration, le battement du cœur et les manifestations apparentes de la vie sont suspendus. Certains yogis très entraînés en font parfois la démonstration.

Le docteur Abel donna au jeune Messing confiance dans ses facultés parapsychiques. Avec la collaboration du docteur Schmidt, son confrère psychiatre, et de l’épouse de celui-ci, Abel décida de donner à Messing un entraînement télépathique.

Cette période marqua un tournant dans la vie du jeune homme. Abel lui trouva un imprésario, Mr Tselmeister, qui procura à Wolf un emploi au musée de cire de Berlin. Le « garçon miracle Wolf Messing » s’installait dans un cercueil de cristal, et se mettait lui-même en état de catalepsie. Durant trois jours, chaque semaine, du vendredi au dimanche soir, il reposait là, immobile comme un cadavre.

« J’ai dû passer au total au moins trois mois de ma vie dans un cercueil doré, dit Messing, et pour cette tâche, j’étais payé 5 marks par jour. »

Le premier septembre 1939, les armées hitlériennes envahissaient la Pologne. Il était impossible pour Messing de demeurer plus longtemps dans son pays natal.

En effet dès 1937 au cours d’une représentation publique au théâtre de Varsovie et en présence de plus d’un millier de personnes, Messing avait prédit que « Hitler mourrait s’il s’aventurait à l’est ».

Le Fûhrer fut très sensible à cette prophétie comme du reste à tous les genres de mysticisme, dit Messing. Lorsqu’on rapporta à Hitler la prophétie de Messing, le dictateur mit à prix pour 200 000 marks la tête du télépathe.

Un jour il fut arrêté et conduit dans une chambre, le télépathe Wolf Messing se trouvait en face de Staline en personne!

Staline n’était pas intéressé par les talents parapsychiques de Messing. Ce qu’il désirait était d’obtenir des informations personnelles concernant les amis Polonais haut placés. Il allait tester plus tard les dons psychiques du télépathe.

Cette première rencontre de Messing avec Staline constitue le point de départ d’une série d’expérience étonnantes dont le télépathe devait sortir victorieux Staline connaissait les pouvoirs supposés de Messing qui consistaient à projeter télépathiquement sa pensée dans l’esprit d’autrui, et ainsi à contrôler leurs pensées.

Le Dictateur commanda à Messing d’exécuter une épreuve apparemment impossible. Il devait commettre par la seule puissance de son esprit un vol dans une banque en obtenant 100 000 roubles du guichet de la Gosbank Moscou, où il était complètement inconnu.

« Je présentai à la caisse une feuille de papier blanc tirée de mon carnet », racontait-il plus tard. Messing prend ensuite sa serviette et la posa sur le comptoir. Puis il ordonna mentalement au caissier de lui remettre l’énorme somme.

Le vieux caissier regarda le papier, ouvrit le coffre compta sur-le-champ 100 000 roubles à Messing qui tassa les liasses dans la serviette et s’en alla. Les deux fonctionnaires désignés par Staline ont contrôlé l’expérience. Lorsqu’ils eurent attesté que ceci s’était déroulé dans les règles, Messing retourna à caisse de la banque. Il remit le tout au caissier qui s’écroula sur le sol, atteint d’une crise cardiaque.

Staline proposa ensuite plusieurs autres expériences à Messing, soit de sortir d’une salle protégé par plusieurs gardes, d’obtenir des informations confidentielles, etc., expériences qui furent tous couronnées de succès.

Ce qui précède fut tiré du livre :
Fantastiques recherches parapsychologiques en U.R.S.S.
Dossier de l’insolite, Éditions Robert Laffont, 1973
Par Sheila Ostrander et Lynn Schroeder

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Nous pourrions discourir encore longtemps sur les exploits de Wolf Messing, mais ce qui intéresse le plus c’est le lien qu’il a eu avec Sathya Sai Baba, au cours de sa vie.

Sathya Sai Baba, dans un discours fait le 22 novembre 1980 a parlé pour la première fois de Wolf Messing. Voici l’extrait de ce discours :

« Depuis 1917, le matérialisme et l'athéisme ont été favorisés en Russie, principalement par Staline. Mais, il n’a pas pu supprimer les forces d'opposition complètement. Une personnalité spirituelle puissante appelée Wolfe Messing a surgi, exhibant une conscience purifiée et une vision marquée par des caractéristiques Divines. Staline a tenté de le réduire à rien et de l’envoyé vers la présence d'Hitler (Allemagne). Messing a prié ainsi, « Seigneur ! Je cherche seulement à répandre Votre gloire sur terre ; par conséquent je ne suis pas effrayé par les tactiques de ces mauvais hommes. » 

Un incident révélé pour la première fois

Sur son chemin vers Hitler, il a rencontré Einstein, et Freud à Vienne, un scientifique engagé dans la recherche sur l'esprit humain. Freud a été surpris de Messing et de ses pouvoirs ; il s'est rendu compte que sa propre recherche était peu profonde et a alors tourné son attention vers une recherche du plus haut niveau de conscience chez l'homme. Staline était pris entre Freud et Messing, mais il n’a pas osé abandonner l’image qu'il s'était fait. Il a continué le chemin le plus facile en établissant le matérialiste et l’état d’athéisme et l’implantation de la non religion dans le cœur de la jeunesse.

L'âge de ce corps atteindra 55 ans demain. Je n'ai pas jusqu'à aujourd'hui révélé cet incident à personne. C’était en 1937. Ce corps avait alors de 11 ans. Je Me déplaçais toute la journée entière avec des groupes de garçons qui se réunissaient autour de Moi. J'étais alors à Kamalapur dans le district de Cuddappah (200 km de Puttaparthi). Un jour J’étais près de la station de Kamalapur avec les garçons. En Me voyant, une personne a couru jusqu'à Moi, m'a prisse dans ses bras et m'a embrassé, avec des larmes coulants sur ses joues et prononçant les mots, « Je suis si heureux. Je suis si heureux. » Il dansait également follement de joie en répétant, « Je vous aime. Je vous aime. » Mes compagnons qui observaient tous ont demandé, « Qui est cet homme blanc ? Il semble être un fou. Évidemment, il prévoit l'enlever. » Pendant que nous nous écartions de l’endroit, il s’est tenu, river sur place, m'observant joyeusement jusqu'à ce que J'aie disparu de sa vue. C’était Messing.

L'aura peut être discernée autour du corps humain

Messing est venu en l'Inde afin d'identifier et de réaliser le principe de l'Atma. Il a entrepris une variété d'exercices spirituels à cet effet. En conséquence, il a acquis la vision Divine. Il a rencontré Gandhi et plusieurs personnes saintes engagées dans des pratiques ascétiques dans l’Himalaya et est retourné dans son pays, gratifié d’avoir gagné à ce qu'il aspirait.

Seulement ceux qui savent et cherchent, ce qui doit être cherché, peuvent gagner le but. Seulement ceux qui connaissent le principe de Brahman (Vérité Suprême) peuvent le reconnaître. Messing avait l'Atma (le Soi Divin) même dans son mental et ainsi il pouvait annoncer qu'il avait atteint la conscience. Il proclamait que l'état de Staline s'effondrerait et tout comme il l’avait prophétisé, Khrouchtchev a été transformé peu après. Kilian, le photographe, a également aidé à la transformation. Il a entrepris beaucoup d'expériences dans son laboratoire, sur la côte de la Mer Noire, en Russie du Sud. Il a démontré qu'une aura multicolore peut être discernée autour du corps humain et peut être photographiée. La science ne connaissait pas son existence ; il a atteint un stage au-delà des limites connues de la physique. L’aura fut prise, par son appareil photo, autour des humains, des plantes, des insectes et des pierres. Il a prouvé la vérité de la maxime Védique, « Tout ceci est enveloppé par Ishwara » (Ishaavaasyam idham sarvam).

Des athées seront transformés en théistes

Kilian une fois a vu une « soucoupe volante » en voyageant par chemin de fer. Il a déclaré qu'il y avait des mondes au-delà de la compréhension de l'homme. Il a avancé qu’il y avait de la vie sur les sphères lointaines. Il a avancé que près de la Voie Lactée, une autre galaxie d'étoiles, de la vie également peut être évidant. Tous ces développements indiquent que lorsque le matérialisme gagne l'acceptation populaire, le moralisme, l'humanisme et une foi plus profonde dans le spiritualisme gagnent également les cœurs des personnes. Il n'y a aucun doute, que dans quelques années, les athées seront transformés en théistes. »

Référence au discours du 22 novembre 1980, Puttaparthi, Inde.

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Sathya Sai Baba, en 2002 est revenu sur le sujet de Wolf Messing et nous déclare ceci :

« Puisque Krishna, possesseur de tous les pouvoirs, est à vos côtés, avec vous, en face de vous et en vous, pourquoi restez-vous sous l'effet d'une telle illusion, en face de cette petite difficulté ? Fermez les yeux une seule fois et pensez à Moi. » Les jeunes vachers étaient de ceux qui tendent l'oreille aux conseils et qui agissent en accord aux ordres de Krishna. Chacun d'eux ferma immédiatement les yeux. Ils contemplèrent Krishna intérieurement et pensèrent « Krishna, Krishna, Krishna... ! »

Après un moment, Krishna leur dit « Mes amis vachers, ouvrez les yeux ! Voyez où se trouvent vos vaches ! » Sur le temps qu'ils mirent à ouvrir les yeux, l'incendie était éteint. La vache de chacun vint docilement à la suite de son propriétaire. Voyant cela, les jeunes vachers furent immergés dans la joie et furent incapables de la contenir. Ils se ruèrent vers leurs villages et allèrent porter témoignage à leurs parents de cet événement extraordinaire.

Des phénomènes miraculeux de ce type ont été remarqués partout dans le monde et non seulement dans le pays de Bharat.

Wolf Messing naquit le 10 septembre 1899 en Russie (Pologne, territoire de l’empire Russe). Dès sa naissance, il avait une brillance particulière.

Encore bébé, sans en être conscient, il traçait de la main des cercles en l'air, riait, se parlait à lui-même et accomplissait des gestes étranges et mystérieux de la sorte. Ses parents étaient grandement surpris et n'arrivaient pas à comprendre cette attitude surprenante.

Un an passa ainsi. A sa deuxième année, l'enfant commença à parler. Il parlait tout seul, hochait la tête en riant, courait ici et là et agissait comme s'il parlait avec quelqu'un. Ses parents ne comprenaient rien à ce mystère et se demandaient « Notre fils est-il fou ? Pourquoi se comporte-t-il ainsi ? Avec qui parle-t-il ? Qui voit-il, qui le fait tant rire ? » Ainsi, leur étonnement grandissait. Ils étaient à la fois heureux et anxieux.

Tandis que les choses continuaient à se présenter de cette façon, le 1806e jour après la naissance de l'enfant (à l'âge de 5 ans), un homme grand et corpulent, vêtu d'une tunique blanche, s'arrêta devant la maison et resta là. Il appela l'enfant auprès de lui « Messing, Messing, viens ici, viens ! » Il le fit venir tout près de lui et dit « Mon cher petit, pensant que tu es handicapé mental, tes parents se demandent s'ils doivent te placer dans un asile de fous ou dans un collège de garçons. Ne va nulle part. Ta folie spirituelle est reconnue par les gens qui comprennent, mais qu'en savent ces personnes insensées ? Il s'agit d'une folie spirituelle. Si tout le monde avait ce type de folie, le pays pourrait grandement progresser. Donc n'entre pas dans une école ordinaire. Les connaissances physiques et mondaines ne doivent pas s'imprimer en toi. Apprend les connaissances spirituelles. Je suis venu te communiquer ce message. »

L'enfant lui demanda « Grand-père, d'où êtes-vous venu ? » L'homme lui répondit « Je te le dirai plus tard. Je viens de là où je retourne à présent. N'oublie pas mes paroles. Apprends uniquement les matières spirituelles ; ne t'intéresse pas aux connaissances séculières, physiques et profanes. A présent, tu es dans ta période d'enfance. Ne t'associe avec personne, jusqu'au temps où tu seras adulte. Regarde, maintenant je m'en vais. » Prononçant ces mots, l'homme disparut de ce lieu.

Messing vit ce phénomène et se demanda « D'où est-il venu et où est-il parti ? Suis-je moi aussi fait comme cela ? Retournerai-je finalement d'où je suis venu ? » Se demandant où l'homme était allé, l'enfant courut dans toutes les directions ; il entra (dans la maison), en sortit, se hissa au sommet, sauta à terre et fit toutes sortes de choses. Il se dit « Pour moi, c'est impossible ! Ce grand être peut le faire, mais moi, je ne suis qu'une personne ordinaire, je ne le peux pas. »

Messing grandit ainsi et il se développa. Ses parents ne cherchèrent à l'envoyer nulle part ; ils lui assurèrent toute leur protection dans la famille même.

Le 9 février 1909, le garçon eut une vision et pensa « Il faut que j'aille quelque part. Je ne devrais pas rester dans cette maison ; cette ambiance ne m'enseigne que des choses du monde. Ce grand sage m'a dit d'acquérir des connaissances spirituelles. »

Il entra dans la maison. On ne pouvait trouver absolument aucun argent. Sur une étagère, il y avait toutefois 8 annas (1/2 roupie, ou 2 cents). Il prit les monnaies et sortit. Il ne savait ni où il allait ni se qu'il devait faire. Peu à peu, il fit le tour du monde avec ces 8 annas. Personne ne lui faisait obstruction, aucun contrôleur ne lui demandait d'exhiber son ticket, personne ne lui demanda où était son argent. Personne ne l'accosta.

Il voyagea encore et encore, et roula sa bosse de par le monde pendant dix ans. Finalement, il était arrivé à l'âge de 19 ans (en 1918). A sa dix-neuvième année, il entra en Inde.

Quelque temps plus tard (en 1935), il monta dans un train à Cuddapah (région de Chennai), dans l'intention de se rendre à Anantapur. Tandis qu'il voyageait ainsi, le train s'arrêta à la gare de Kâmalapuram. A cette époque, J'étudiais dans l'école de Kâmalapuram. (Baba avait 11 ans) Qu'est-ce que J'y apprenais ? Des choses complètement stupides ! J'étais inscrit en 3e ou 4e primaire, c'est tout. Là, Ramesh et Suresh étaient assis sur le même banc que Moi. Ramesh était de famille riche. Son père était un fonctionnaire des contributions.

Ces garçons et Moi, nous avions l'habitude de nous rendre, le soir, à la gare des chemins de fer. Nous parlions de sujets spirituels. A cette époque, il y avait un ou deux trains par jour. Peu de trains circulaient alors. Nous marchions tous les trois. A côté de la gare, il y avait un rocher et nous restions assis sur ce rocher. Les garçons Me posaient des questions et Je répondais. Ainsi, nous étions en ce lieu et étions en train de rire.

Messing se trouvait dans le train qui venait de Cuddapah à destination d'Anantapur. Il nous vit par la fenêtre. Tandis que le train était en marche, il ouvrit la porte et sauta. Il tomba. « Oh, le pauvre ! il s'est peut-être cassé la jambe ! » Pensant cela, Ramesh et Suresh, qui étaient avec Moi, se sentirent très affligés. Je leur dis qu'il ne s'était absolument rien cassé. Je dis « Pour qui venait-il ? Il venait pour Moi ! Aussi, aucun danger ne pourra-t-il le toucher ! Soyez tranquilles. »
(Applaudissements)

L'homme s'avança. Il n'avait ni valise ni aucun autre bagage avec lui. Il s'approcha de Moi ; toutefois, il ne s'avança pas tout près de nous, il s'assit à quelques mètres. Il versait des larmes et M'observait sans un battement de cils.

Ramesh et Suresh furent témoins de la scène. En ces jours-là, les enfants étaient effrayés pour n'importe quoi. Ils disaient entre eux « Ces hommes blancs viendront, s'empareront des enfants et les enrôleront dans l'armée. Donc, nous ne devrions jamais nous laisser prendre par les blancs ! » Pensant que les étrangers pouvaient les emporter et les enrôler dans l'armée, les enfants étaient pris de panique.

Ainsi, Messing s'approchait de plus en plus de nous, de plus en plus. Ramesh courut chez lui, chez son père et lui dit « Papa, il faut que tu prennes une jeep et que tu viennes immédiatement ! En tout premier lieu, amène Raju dans notre maison. Quelqu'un est venu pour emporter Raju ; c'est un étranger, un blanc. Il n'a d'yeux que pour Raju. Il observe continuellement notre Raju. » Il raconta tout à son père en ces termes.

Le père de Ramesh arriva immédiatement en jeep ; il en descendit, Me souleva et Me fit asseoir dans le véhicule. Il dit « Raju, je Te ramène sain et sauf à Ton domicile. Passons d'abord par notre maison. » Il M'emmena dans sa maison. Il Me prit et démarra, et Messing marcha sur tout le parcours derrière la jeep. Il s'arrêta en face de la maison de Ramesh et resta là sans interruption. Ensuite, chaque fois qu'il Me voyait, il riait et exprimait tant de joie, en balbutiant des mots.

Toutefois, (le père de Ramesh pensa) « Ce n'est pas bien. Nous ne pouvons pas expliquer tout cela aux autorités britanniques ! » On verrouilla donc les portes de la maison et l'homme fut prié de s'en aller.

Un coursier fut envoyé à la maison (de Mon frère, où Je séjournais) pour raconter l'événement. En cette période, Seshama Raju (le frère aîné de Swami) était enseignant en ce lieu. Le porteur du message lui dit « Monsieur, un étranger est venu, avec l'intention d'emporter Raju. Il attend (devant notre maison). Nous avons caché Raju dans notre maison. N'ayez pas peur, nous ramènerons l'enfant sain et sauf chez vous. »

Messing regardait continuellement et après trois jours, il prit un autre train et s'en alla quelque part. Mais avant de partir, il s'approcha de la maison et écrivit avec un crayon sur une porte « Les gens de cette maison sont très heureux, car ils ont cet enfant avec eux. Ils ont la chance de le servir. Pour ma part, j'ai tant obtenu ! » Il leur dit « merci » et partit.

Cet homme retourna en Russie. Vingt ans plus tard, il revint en Inde. Il apportait un appareil photo nommé « Kirlian ». Il l'apporta ici. Il ne l'employa en aucun autre lieu. Cet appareil était capable de photographier l'aura, c'est-à-dire le rayonnement qui émane d'une personne. Chez une personne bonne et Sattvique, un éclat lumineux apparaît derrière elle. Au contraire, autour des personnes qui ont une prédominance de Tamo guna - ignorance, inertie - apparaît une aura noire et celles qui sont sous l'effet de Rajo guna - passion, agitation - ont une aura rouge.

Messing vint à Kâmalapuram et demanda où se trouvait Raju. Entre-temps, J'avais changé d'adresse et Je n'étais plus appelé Raju. Les habitants de Kâmalapuram lui dirent « A présent, Il est devenu guru pour nous tous Hindous. Son nom est « Vérité ». On L'appelle Sathya Sai Baba (applaudissements). En ce moment, Il est probablement à Puttaparthi ou à Bangalore ». L'homme prit la direction de Bangalore.

Il partit donc pour Bangalore et lorsque le train s'arrêta à la gare de Whitefield, une grande foule attendait. Il demanda « Pourquoi cette foule ? » et les gens lui dirent « Nous sommes venus pour le darshan de Sathya Sai Baba. » Entendant ces mots, Messing pensa « Il doit s'agir du même Sathya Sai Baba. »

Il resta planté là. Je vins et passai parmi les gens ; il Me vit et pensa « C'est bien le même garçon que j'avais vu alors. Cette brillance est toujours présente ! » Il alla gentiment trouver le directeur de notre collège. A cette époque, le directeur était Narendra. C'était un grand homme, possédant aussi une solide formation en langue sanskrite. Il enseignait très bien aux étudiants. Son père s'appelait Damodhara, il était juge. L'un et l'autre étaient présents.

Messing le pria « Présentez-moi à ce jeune homme ne fut-ce qu'une seule fois. » Ensuite, il ouvrit l'appareil photo et dit « Vous ne Le voyez pas de la juste façon. Il est la manifestation de Dieu (applaudissements), mais vous êtes incapables de Le reconnaître. Vous ne voyez qu'une forme ordinaire. Regardez attentivement Son aura. » Il sortit son appareil photo. Il y avait un Nâgasankîrtan - procession avec Bhajans - et Je donnais le darshan du balcon. D'en bas, il tira une photo. Beaucoup de lumière vint à lui.

Il montra cette photo. Autour de Mon visage, il y avait un grand rayonnement (applaudissements). Mon corps libérait de toute part une blanche lumière sacrée. Sur cette photo, on ne voyait que Mon corps et rien d'autre. Chaque doigt, chaque ongle, tous les détails du corps apparaissaient sur la photo. Narendra prit la photo entre les mains et dit « Des photos semblables ne sont pas disponibles dans notre pays de Bharat ; je la voudrais. »

Messing lui dit « Je vous donnerai la photo, mais pas l'appareil. J'ai beaucoup de choses à expérimenter grâce à cet instrument. Tout d'abord, amenez-moi chez Baba, cela Me suffit. »

Dans la soirée, une assemblée fut organisée, au cours de laquelle Messing devait s'adresser aux étudiants. Je vins M'asseoir parmi eux. Messing arriva. Il ne regarda personne, ni professeurs ni élèves. Se demandant anxieusement où J'étais assis et ce que Je faisais, il fouilla du regard tous les assistants. Les choses se passèrent ainsi.

Finalement, il Me vit et dit « Ô mon Cher, mon Cher, mon Cher ! » Disant ces mots, il marcha tout droit vers Moi. « Tu es mon Tout, je suis Ton instrument. Tu es tout pour moi, absolument tout ! »

Jusqu'à présent, Je n'avais raconté ces choses à personne. Ainsi, il resta là pendant dix jours. Je lui montrai tout ce qu'il fallait lui montrer et lui dis tout ce qu'il était nécessaire de lui dire. Ceci (Swami indique Sa propre personne) paraît être une nature humaine ordinaire.

Daivam Manusha Rupena - Dieu est dans la forme humaine.
(Verset Sanskrit)

« Dieu ne Se présente jamais sous Sa forme Divine, Il vient sous une forme humaine. Cette méthode est reconnue aussi par les Écritures ». Ceci dit, Messing écrivit un gros livre à ce sujet. Il l'écrivit et en fit cadeau à Gokak. Or, le Prof. Gokak connaissait l'Anglais, un peu de Français, mais ne connaissait certainement pas un mot de Russe. Il conserva le livre chez lui. Il finit par apprendre le Russe avec les visiteurs de passage et il traduisit le livre.

Après quelques jours, Messing partit sans que personne ne s'en aperçoive.

Une lettre adressée à Narendra arriva de la Russie ; Messing écrivait « Vous êtes un enseignant travaillant pour Dieu. Quelle chance vous avez ! » Il demanda à Narendra de lui faire part de tout ce qu'il savait au sujet de Swami.

Un jour, Narendra et Moi étions assis ensemble, sans la présence de personne d'autre. Il Me posait des questions et Je répondais. A ce moment donné, Messing apparut soudainement. Comment était-il venu ? Il n'avait employé aucun ticket de voyage ni aucun moyen de transport. Il arriva, il Me vit et puis disparut. Il n'est pas donné à tout le monde d'observer ces phénomènes. Même si J'en faisais une description, beaucoup ne comprendraient pas. »

Référence au discours du 31 août 2002, Puttaparthi, Inde.

Wolf Messing est décédé subitement en 1974, il a laissé derrière lui une importante biographie. Certains autres ouvrages sont encore disponibles sur le Web. Entre autres :
Wolf Messing, The true story of Russia’s greatest spychic. Par Tatiana Lungin

Mais qui était vraiment Wolf Messing ? Cela restera toujours un mystère pour nous.