Dr Reddy et de son épouse
Munich 27 Mai 2009
Après avoir remercié Swami pour l‘opportunité de partager avec l’audience ses expériences avec Swami, le Dr Reddy a fait référence aux Bhajans que nous venions de chanter pour rappeler les paroles de Swami « Partout où mes dévots chantent ma gloire, je suis parmi eux ».
Il a raconté qu’il était à Prashanti il y a deux semaines, et a eu l’occasion de montrer son programme de voyage en Europe, ainsi que la brochure du festival des religions qui se tient à Cologne dans quelques jours. Swami a donné Sa bénédiction, regardant attentivement le programme, et attirant l’attention du Dr Reddy, qui regardait surtout le texte, sur les symboles des religions. Swami a même remis au Dr Reddy de la vibbhuti, bénie par Lui, pour être distribuée à tous les dévots qu’il rencontrerait en Europe et lors du festival à Cologne.
Puis le Dr Reddy a rappelé la chance extraordinaire que nous avons de vivre sur cette terre au moment où Swami s’est incarné, et d’avoir reconnu qui Il était. Swami a expliqué, il y a longtemps déjà, que seulement ceux qu’Il a choisis peuvent venir à Lui, et qu’Il utilise cette vie pour préparer chacun d’entre nous à être ses instruments pendant plusieurs vies à venir.
Lors d’un séjour du Dr. Reddy à Kodaikanal en 1994, un dévot, assis aux pieds de Swami, Lui a dit : « Que de bonnes actions j’ai dû effectuer dans cette vie et mes vies précédentes pour pouvoir être là aujourd’hui ! », et Swami lui a répondu « non seulement cela, mais c’est également grâce à la peine que se sont donnés tes parents, grands-parents et autres ancêtres, que tu bénéficies de cette grâce ! ».
Les écritures disent qu’il y a trois signes de grâce divine :
1. La naissance en qualité d’être humain est la première de ces grâces.
Swami a dit qu’il existe 8.400.000 espèces différentes dans la création, et que l’être humain en est le couronnement. Nous sommes donc bénéficiaires d’une incroyable grâce divine en vivant sur cette terre comme des êtres humains.
2. La langueur pour Dieu est le deuxième signe de grâce.
Sur les 6 milliards d’humains vivant actuellement sur terre, l’immense majorité ne pense qu’à satisfaire des désirs matériels, seulement une minorité cherche Dieu. Aujourd’hui tous pleurent à cause d’un chagrin amoureux, du travail, d’espoirs déçus, mais qui pleure pour Dieu ? Ceux qui sont sur le chemin spirituel, comme nous, bénéficient donc de cette grâce rare.
3. Avoir un grand maître spirituel est le troisième signe de grâce divine.
Il y a tellement de charlatans se disant être des maîtres spirituels aujourd’hui dans le monde. Aux États-Unis, certains demandent 1000 $ pour une initiation, puis 500 $ pour apprendre la méditation, on les appelle les gurus de l’argent (Money gurus). Quelle tristesse de se retrouver aux prises de telles personnes ! Par contre, les adeptes de Ramana Maharschi, Ramakrishna, Aurobindo, etc.. ont une chance extraordinaire d’être en contact avec un grand maître spirituel authentique. Et nous, qui sommes adeptes du Maître des maîtres, notre chance n’est-elle pas incroyable ?
Nous bénéficions donc manifestement des trois signes de la Grâce divine, et devons absolument en prendre conscience et profiter au maximum des opportunités qui nous sont actuellement offertes.
Puis le Dr Reddy a invoqué le discours historique tenu par Bhagawan lors de la première conférence mondiale, en mai 1968, nous disant que chaque dévot devrait étudier en détail ce discours, dans lequel Swami a laissé transpirer, dans certains passages, des éclairs de Sa divinité.
Premièrement, Swami a dit dans ce discours que ce que nous vivons maintenant, des prophètes et des rois ont passé leur vie entière à le souhaiter. Nous sommes donc plus chanceux qu’eux.
Deuxièmement, Il a dit aussi qu’Il est la manifestation de tous les noms et toutes les formes divines, et qu’Il est même au-delà des noms et des formes.
Troisièmement, Il a dit que personne ne pourra jamais comprendre Sa vraie nature.
Le Dr Reddy a alors raconté comment Swami s’est manifesté sous différentes formes divines à différents dévots. A Hislop, Il s’est une fois manifesté, dans la voiture, en tant que Krishna. A un autre dévot, Il est tout à coup apparu comme Rama, de la taille presque d’un géant, avec arc et flèches, puis est redevenu Swami quelques instants plus tard. Il a ensuite raconté l’histoire d’une dévote de son centre aux États-Unis, issue d’une famille de chrétiens très pratiquants, et qui avait mauvaise conscience, au fond d’elle-même, quand elle adorait Swami, ayant le sentiment d’être infidèle à Jésus. Lors de son premier voyage à Prashanti, Swami s’est approché d’elle pendant le Darshan, et, tout à coup, oh miracle, c’est Jésus qu’elle a vu marcher devant elle ! Elle a été convaincue, ce jour là, que Jésus et Sai ne font qu’un. Puis il a raconté l’histoire d’un musulman, expliquant que les musulmans ne croient pas que l’on puisse limiter Dieu à quelque forme que ce soit, et « qu’ils ont d’ailleurs parfaitement raison à ce sujet ». Ce musulman est venu assister au Darshan de Swami, lui disant intérieurement « si tu es Dieu, donne-moi s’en la preuve ». Swami arrive, marche devant la foule des dévots, et voilà que, tout à coup, Il disparaît, laissant à sa place, le vide ! Et quelques instants plus tard Il « réapparait », continuant Son Darshan. Ainsi Swami lui avait donné le Darshan de Dieu sans forme ! Dieu est en effet au-delà de tous les noms et de toutes les formes.
Le Dr Reddy a ensuite parlé d’un ascète qui avait passé sa vie à contempler et méditer, mais qui sentait au fond de lui qu’il lui manquait quelque chose. Il est venu assister au Darshan de Swami, qui lui a donné une interview. Quand il est ressorti, il était dans un état d’extase indescriptible, et Kasturi lui a demandé ce qui s’était passé. Il a alors raconté à Kasturi que Swami lui avait donné l’expérience spirituelle ultime, la plus haute expérience spirituelle qu’il est possible de vivre, qu’il avait recherché toute sa vie et, a t-il ajouté « - Ce que tu as écrit dans Sathyam Shivam Sundaram n’est pas exact. Il n’est pas un avatar, en réalité Il n’est rien d’autre que Parabrahma lui-même, il n’existe rien au-delà de Lui. »
Le Dr Reddy a parlé de Ramana Maharshi, qui, peu de temps avant son décès, a conseillé à ses disciples d’aller à Puttaparthi, après son départ, "là où il y a Dieu vivant". Les disciples lui demandèrent quelles pratiques spirituelles ils devraient poursuivre là-bas. Ramana leur a répondu qu’il n’y avait rien à faire à part y aller et s’ouvrir à Sa présence, car être en Sa présence est l’expérience suprême elle-même.
Bozzani, un dévot américain, avait rendu visite à Ananda Mayi Ma, et avait l’intention d’aller ensuite à Prashanti. Lorsque les disciples de ce Maître ont appris son intention, il lui ont conseillé de ne pas le dire à Ananda Mayi, car cela ne lui plairait pas. Après cet épisode, Ananda Mayi convoque Bozzani en interview, et elle lui demande où il ira après son départ. Il a choisi de dire la vérité. Elle est alors partie dans une extase magnifique et lui a dit « the supreme God » (le dieu suprême).
Notre chance est incroyable. Les avatars précédents n’ont quasiment pas été reconnus comme ce qu’ils étaient. Seulement les 7 rishis savaient qui était Rama. Seulement très peu ont reconnu la divinité de Krishna. Et Jésus, les humains l’ont même crucifié ! Aussi quelle chance nous avons aujourd’hui d’être les contemporains de Swami!
Il nous a choisis, aussi il nous faut partager Son amour. Il ne sert à rien de suivre des pratiques spirituelles si on ne suit pas Ses commandements divins ("His Divine Command"). Suivre ses commandements nous apportera plus que toutes les autres pratiques.
Swami est Amour, mettez cet Amour en pratique. Le Dr Reddy a raconté l’histoire d’un roi qui avait un ministre réputé pour sa sagesse. Un sculpteur amena un jour trois statues absolument identiques au roi. Le roi demanda au ministre d’évaluer leur valeur, pour pouvoir offrir un prix au sculpteur. Le ministre prit une corde et en enfonça une extrémité dans l’oreille creuse de la première statue. Ce bout de la corde ressortit par l’autre oreille. Le ministre en conclut que la statue n’avait pas une grande valeur, et proposa un prix correspondant. Le ministre répéta l’exercice avec la deuxième statue, et la corde ressortit par la bouche. Il en conclut qu’elle avait une valeur supérieure à la précédente. Quant à la troisième statue, l’extrémité de la corde ne ressortit pas. Cette statue avait la plus grande valeur. Le Dr Reddy expliqua la parabole. Quelqu’un assiste à un discours de Swami, le discours est magnifique, mais à peine il est fini qu’on en a oublié le contenu. Quelqu’un assiste à un discours, et raconte à tous comment ce discours était magnifique, mais ne met pas les commandements qui y sont contenus en pratique. Il vaut mieux garder Ses mots en nous, les ressasser, les assimiler, de façon à ce qu’ils se manifestent par des actes.
Les nombreux yogas existants sont tous utiles et bien, mais Swami répète qu’aucun yoga n’est plus effectif et plus simple que le Prema Yoga (yoga de l’amour). Ce n’est pas pour rien que le tout premier livre écrit par Swami a justement été le « Prema Vahini ».
Si on veut connaître l’enseignement de Swami, il nous suffit de lire la série des « Sathya Sai Speaks » et la série des Vahinis. Si nous sommes capables de les assimiler, nous atteindrons le but suprême.
Il nous faut comprendre Son amour. Son amour est inconditionnel et éternel. Mettre un tel amour en pratique veut dire se mettre au service de dieu, de la société, et se mettre soi-même à la dernière place. Swami dit :
Live in JOY
Jesus first
Others next
Yourself last
SAI in your life
Swami first
All others next
I little I last
Notre comportement est hélas comparable aux mouches qui, un instant mangent les restes qu’elles trouvent sur une assiette en porcelaine et des couverts en argent, et l’instant d’après mangent dans la poubelle. Nous avons des moments où notre âme s’élève sur les hauteurs mais l’instant d’après nous nous laissons happer par les plaisirs des sens, attirer par le sensationnel, nous laissons aller à partager des ragots etc.
Il faut devenir comme l’abeille, qui est prête à mourir de faim s’il le faut, mais qui ne se nourrira jamais d’autre chose que du nectar de fleurs. Un dévot authentique doit uniquement être concentré sur Dieu, et ne pas se laisser distraire par d’autres choses.
Il a raconté l’histoire de deux frères, dont l’un des deux priait tous les jours un dieu différent. Un jour Ganesha, un jour Krishna, un jour Rama, un autre jour Shiva, etc. Son frère devait un jour creuser un puits pour trouver de l’eau dans le jardin. Il fit un trou d’un côté, un autre ailleurs, et ainsi de suite. Son frère arrive dans le jardin et voyant dix trous creusés, lui dit que c’est n’importe quoi, jamais il ne trouverait de l’eau de cette manière. Celui qui creusait les trous répondit alors « - Je fais la même chose que toi ! » Une fois que l’on a choisi un chemin, il est essentiel de continuer avec persévérance sur cette voie.
Krishna a dit que si on pleure pour Dieu pendant trois jours, on obtiendrait Sa vision. Mais qui pleure de nos jours pour Dieu ? On pleure à cause du travail, des amours, du sport, mais qui pleure à cause de Dieu ? Lors de la Conférence mondiale de la Jeunesse tenue à Prashanti en 2007, Swami a même dit qu’il suffisait de se concentrer sur Dieu pendant 11 secondes, et qu’Il répondrait !
Il ne faut prier que pour l’amour de Dieu, c’est la seule chose qu’il faut souhaiter. Lors de la fête de Gurupurnima il y a 7 ans, Swami a annoncé qu’il ne voulait plus qu’on Lui demande de faire Padmanamaskar, car Il veut seulement qu’on Lui demande Son amour.
Il y avait une fois, un homme d’affaires qui avait 4 épouses. Alors qu’il était parti pour un lointain pays, et que ses femmes étaient restées à la maison, il leur fit demander ce qu’elles voulaient qu’il rapporte. La première demanda des bijoux et des habits, la deuxième, qui avait des problèmes de santé, des médicaments, la troisième voulait des livres sur les religions et la spiritualité. La dernière, pour sa part, répondit que la seule chose qu’elle savait était que ce voyage durait vraiment bien trop longtemps et qu’il devait revenir aussi rapidement que possible. Il revint avec les choses demandées par les épouses, et il se mit à passer beaucoup de temps avec la dernière épouse, à tel point que, cela les dérangeant, les autres épouses devinrent fort jalouses. Elles allèrent le voir pour lui dire qu’il n’était pas correct qu’il ne partage pas son temps à égalité entre elles. Il répondit : vous n’avez aucune raison de vous plaindre, car j’ai donné à chacune ce qu’elle voulait !
Il y a également 4 sortes de dévots, certains demandent des choses matérielles, d’autres la guérison de maladies, et les troisièmes veulent assouvir leur curiosité intellectuelle. Swami donne à chacun ce qu’il souhaite. Mais Il aime le plus ceux qui L’aiment pour le plaisir d’aimer (« the ones who love Him for love’s sake he likes the most”). On devrait uniquement L’aimer et Lui faire confiance pour le reste. Foi et Amour sont comme les deux yeux. Ils sont comme l’adresse et le timbre que l’on met sur l’enveloppe. S’il y a seulement un timbre sans l’adresse, la lettre n’arrivera jamais. S’il y a l’adresse sans le timbre, la lettre sera renvoyée à l’expéditeur. Pour que la lettre atteigne Dieu, il faut l’adresse et le timbre, l’amour et la foi.
Cela veut dire quoi, avoir la foi en Dieu ?
Krishna et Arjuna marchaient ensemble dans une forêt, et Krishna montra un oiseau, c’était une pie, et dit « - Regarde, Arjuna, un corbeau ! » Arjuna dit « - oui, tu as raison. » Puis Krishna dit « - Mais non, c’est un paon ! » Arjuna dit « - oui, tu as raison. » Puis Krishna dit « - Mais non, c’est un aigle ! », et Arjuna « - Ah oui. » Alors, Krishna lui dit : « Mais enfin, Arjuna, tu vois bien que c’est une pie, qu’est-ce qui se passe avec toi ? ». Arjuna répondit « Tout ce que tu dis se réalise, alors si tu dis que cet oiseau est un corbeau, un paon ou un aigle, alors tu as raison. »
Lors d’un séjour en Inde, le Dr Reddy était assis sous la véranda à côté d’un dévot, auquel Swami, en passant, s’était adressé à plusieurs reprise en disant « Ah ! L’homme des Fidjis » (« the man of Fidji »). Le Dr Reddy, qui savait très bien que cet homme venait d’Afrique du Sud, et non des îles Fidjis, l’interpella en lui demandant pourquoi il ne répondait rien à Swami. Cet homme lui répondit « - Si Swami dit que je suis des Fidjis, c’est que je suis des Fidjis. Peut-être que j’étais là-bas dans ma ou mes vies précédentes, et que j’y retournerai dans ma vie future, et que je ne suis d’Afrique du Sud que pour un court moment, pendant cette vie. Alors pourquoi corriger Swami, Lui qui sait tout ? » C’est cela avoir foi en Swami.
Swami nous connaît mieux que nous même, aussi Ses commandements sont bons pour nous, même si dans l’immédiat on ne les comprend pas toujours. Avoir la foi c’est suivre la voie qu’Il nous dit de prendre, quelle qu’elle soit. Le Dr Reddy a alors parlé de sa fille, qui faisait des études de médecine, et devait choisir une spécialité. De toutes les spécialités possibles, elle savait seulement qu’elle ne voulait pas choisir l’obstétrique, contre laquelle elle avait une certaine aversion, mais elle n’arrivait pas à faire un choix parmi les autres possibilités restantes. Elle pria son père de demander à Swami. Le Dr Reddy accepta, à la condition que, quelle que soit la réponse de Swami, elle l’accepte et ne fasse pas marche arrière. Le Dr Reddy est allé en Inde, et est parvenu à parler du dilemme de sa fille à Swami, et Swami a dit « - Qu’elle choisisse l’obstétrique. » Sa fille a accepté avec reconnaissance, car Swami avait donné une réponse et ne l’avait pas laissée avec son dilemme. Elle a obtenu une place à Yale, et, lors de l’examen final quelques années plus tard, elle a obtenu la meilleure note de sa promotion, et a même été sacrée "Best woman graduate of the year" dans son université (Meilleure diplômée féminine de l’année).
Tout ce qui arrive est Sa volonté, et est bon pour nous. Tous, des pauvres jusqu’aux rois et ministres, doivent traverser dans leur vie des hauts et des bas. Il faut se dire et croire que ce qui nous arrive est pour notre bien.
Un roi avait un ministre qui était convaincu du fait que tout ce qui arrive est pour notre bien. Un jour, le roi eut un accident au cours duquel il eut un doigt sectionné, et voilà que le ministre commente l’accident en disant que c’était la volonté divine, et que c’était donc bien pour le roi. Le roi se fâcha et le fit mettre en prison. Il partit ensuite chasser dans forêt. La nuit se mit à tomber, et le roi s’allongea pour dormir. Il fut trouvé et capturé par des sauvages ("tribals"). Ces sauvages avaient pour coutume de faire des offrandes sous la forme de sacrifices humains. Ils décidèrent de sacrifier le roi, et, alors qu’ils le préparaient pour le sacrifice, ils s’aperçurent qu’il lui manquait un doigt. Or, il n’était pas question de sacrifier aux dieux une offrande qui n’était pas « parfaite » ; ils libérèrent donc le roi. Arrivé chez lui, le roi fit libérer le ministre et lui dit : « - Tu avais raison, le fait que j’aie perdu un doigt était bien pour moi. Mais j’ai encore un doute. Toi, tu t’es retrouvé en prison, et cela ne t’a rien apporté.
- Mais mon roi, si tu ne m’avais pas mis en prison, je t’aurais accompagné à la chasse, et comme j’ai tous mes doigts, ils m’auraient sacrifié à ta place ! »
Le Dr Reddy a conclu son discours en nous disant :
« Développer un amour pur, et une foi inébranlable (pure love and steady faith), et vous atteindrez le But. », et il a remercié Swami, ainsi que l’audience, pour cette opportunité qui lui a été donnée.