CONFÉRENCE

Isaac Tigrett

Le 23 mai 1992

Pennsylvanie, USA



… Cette conférence (1990 ?) était géniale, elle dura environ une semaine et il y avait 2000 délégués venus du monde entier : des chefs de communautés religieuses, des parlementaires, par exemple le Premier Ministre de Norvège, toutes sortes de merveilleux orateurs. Sai Baba me dit alors : «Ne vous agitez pas comme ça, n’essayez pas de tout organiser comme vous en avez l’habitude, restez ici et soyez prêt à prendre la parole». La seule interprétation de ces mots qui me vint à l’esprit était que j’aurai à rencontrer avec quelqu’un durant la conférence. Sai nous met en situation d’attente, d’attention et de disponibilité de façon à Le laisser s’adresser aux autres à travers nous-mêmes. C’est très important, car je crois que c’est la manière dont Sai veut que nous parlions à chacun. Je rentrai donc dans ma chambre et me mis à méditer, et je ne m’agitai pas comme j’en avais l’habitude.

La conférence se prolongea pendant une semaine, elle était très dynamique et, lors de la cérémonie de fermeture, le chef de l’organisation se dirigea vers moi et me dit : «Isaac, nous aimerions que vous preniez la parole.» J’étais terrifié, comme je le suis également en ce moment d’ailleurs et, comme maintenant, je n’avais que quelques rares notes sur moi. Je me retrouvais en face de cette énorme foule, l’ensemble des conférences était retransmis par satellite, et je priais Swami de parler à travers moi. Il fit alors un discours extraordinaire sur l’amour.

Un an après, c’était vraiment drôle, alors que j’avais la joie de me trouver en Sa présence avec d’autres personnes, Il évoqua cette conférence en racontant à tous comment il avait fait son discours sur l’amour à travers moi, à quel point j’étais nerveux au début, puis comment cela s’était amélioré vers la fin. J’espère que cela se passera aussi bien aujourd’hui. Je voudrais remercier Michael Hollander. Il faut que je vous dise que je n’ai jamais été autant effrayé que la première fois que j’ai rencontré Michael Hollander. J’étais habillé tout de noir, il m’arrive de m’habiller de noir, à certaines occasions, mais là, ce n’était visiblement pas la bonne, il se dirigea vers moi et je fus pris de panique. Je crois que c’était en 1975 ou quelque chose comme ça, c’est un homme merveilleux et un grand fidèle de Sai qui a travaillé avec Lui et je suis vraiment béni de le connaître.

Je trouve cette formule, que vous connaissez bien, sur la limitation des désirs assez bizarre, car en fait, les désirs, je les ai tous, mais de la limitation, alors là, rien du tout ! Je me suis dit qu’aujourd’hui, je parlerai du seul sujet que je connaisse assez bien, à savoir moi-même et que je vous raconterai mon histoire.

Je suis né à Jackson Tenessee, qui est une petite ville entre Nashville et Memphis, Tenessee. J’ai grandi là-bas jusqu’à l’âge de quinze ans, puis je suis allé en Angleterre. Mes parents s’étaient séparés, mon père se rendit en Angleterre où il avait des affaires et j’eus la chance de le suivre là-bas. À 19 ans je créai une entreprise à laquelle je donnai le nom de «Hard Rock Café». J’étais un fervent dévot de Jimi Hendrix, Cream, Led Zeppelin et quelques autres et d’ailleurs je le suis toujours, je les trouve excellents. Je démarrais cette affaire, le Seigneur me gratifia d’un succès phénoménal, qui dépassait de beaucoup mes rêves les plus fous.

Plus tard, lorsque j’étais devenu un dévot de Sai, j’étais plutôt mal à l’aise dans ce genre de groupe, car en général, les gens assimilent le rock à la drogue et autres idioties et ils n’ont pas tort. Mais les groupes Sai n’ont rien à voir avec tout ça, et Baba n’utilisait certainement personne de ce genre, de sorte que je continuais à me sentir mal à l’aise pendant des années. Maintenant que Sai m’a fait la grâce de m’appeler et de passer désormais tant de temps avec moi, qui a la chance de pouvoir le faire, je peux vous dire qu’Il me confia que le Hard Rock Café était à Lui, et d’ailleurs je le savais. Vous savez peut-être qu’il y a une photo de Sai Baba dans chaque Hard Rock Café. Il a même dit un jour que c’était une oasis de lumière dans un océan d’obscurité. Je pense que c’est exactement ce que chacun d’entre nous est ou devrait être en ce Kali Yuga, un phare pour Lui.

C’était une époque merveilleuse pour moi. Un jour, j’eus même la chance d’obtenir les droits d’un livre. Je recevais des visites, disons métaphysiques, depuis l’âge de 13 ans et l’une d’elle me dit d’acheter les droits cinématographiques de «la vie secrète des plantes». Je ne savais pas du tout de quoi il s’agissait, j’avais 23 ans à l’époque. J’achetai deux ou trois semaines plus tard un exemplaire du magazine hebdomadaire Time, et j’y trouvai un article que je lus avidement sur un livre traitant de parapsychologie et de phénomènes psychiques, dont le titre était «la vie secrète des plantes» par Christopher Bird et Peter Tompkins.

C’était en 1973 et je me mis immédiatement en relation avec les auteurs en disant que je désirais acquérir les droits cinématographiques de leur livre car je me sentais très concerné par le sujet. Les expériences psychiques que je faisais depuis l’âge de 13 ans m’avaient terrifié au début, car je ne les comprenais pas. En fait, c’est un prêcheur du nom de Norman Vincent Peale de New York city qui expliqua à mes parents que je n’étais pas malade. Moi-même, à ce moment là, je pensais devenir fou ! Il n’est pas évident de supporter l’arrivée dans notre conscience d’informations étrangères. Maintenant, je sais que nous devrions tous y être réceptifs !

J’achetai donc les droits de ce livre. J’appelai les auteurs et l’un deux me dit : «Oh, Monsieur Tigrett, je ne comprends pas que vous vouliez obtenir ces droits ! Ce livre est un échec total». Harpers and Row l’avait publié pour Noël, pensant qu’il se vendrait bien pour les fêtes alors qu’il ne reçut qu’un accueil des plus réservés, d’ailleurs l’article que j’avais lu était tout à fait malveillant sur l’ensemble du sujet, et je me dis : «O.K, je sais que je dois acheter ces droits cinématographiques» et je les achetai pour une bouchée de pain. Six semaines plus tard, il était dans la liste des best-sellers du New York Times et il y resta durant 57 semaines ! Par la suite, je devins pendant une courte période l’un des types les plus populaires d’Hollywood. C’était vraiment fantastique, j’allais en Californie à la Warner Brothers, organisais la distribution avec eux et tout se passa à merveille. Stevie Wonder s’associa à la production avec moi, c’est une personne très spirituelle, et il fit la musique du film, qui parut comme album sous le titre de «la vie secrète des plantes» lequel resta relativement inconnu.

Nous sommes partis en voyage pendant 8 ou 9 mois pour écrire le scénario et pour nous documenter sur tous les phénomènes décrits dans le livre. Nous sommes par exemple allés à l’institut Cayce à Virginia Beach, à l’Université de Californie où il y a un département de parapsychologie, etc. Je me souviens que nous sommes allés au Mexique où il y avait un homme très pauvre, il vivait dans la rue, et avait la faculté de faire apparaître n’importe quel sujet sur une photo polaroïd, simplement en appliquant l’appareil sur son front. Si vous voulez une photo de l’horizon de New York avec la silhouette de J.F.Kennedy dans le ciel, il vous la faisait ! En fait, il le faisait essentiellement pour picoler, et je me souviens qu’en fin de journée, les gratte-ciel étaient un peu penchés, c’était très excitant.

Mais ce voyage me conduit entre autres à la matrice de tous ces phénomènes, à notre chère Mère l’Inde, le pays le plus extraordinaire de cette planète. Il est riche de tout ce qui est en relation avec la spiritualité. C’est un peuple qui continue à faire tourner le moteur spirituel de la planète, il est merveilleux de savoir que ce fabuleux pays, dans lequel beaucoup d’entre nous ont eu la chance d’aller, est toujours là, en plein Kali Yuga, pour nous protéger et proclamer haut et fort que Dieu est tout et qu’Il est partout.

C’est lors de ce voyage, alors que j’étais dans un hôtel d’une ville du nord de l’Inde appelé Avranga, que soudain quelque chose se manifesta à ma conscience et me dit : «Je t’attendais, viens». Je regardai autour de moi, dans le hall de l’hôtel, mais il n’y avait personne, à part le personnel qui vaguait à ses occupations. J’entendis une seconde fois la même voix et me rendis compte que c »était ma voix intérieur qui me parlait avec insistance. Je levai la tête et devant moi, il y avait une photo de Sri Sathya Sai Baba. Je demandai à une personne quel était ce personnage qui n’était même pas sur ma liste des maîtres à visiter en Inde. Elle me dit que c’était leur trésor national. J’étais sûr qu’Il était le maître que je cherchais depuis des années, ou du moins je le supposai fortement.

Je pris un avion et me rendis à Whitefield. C’était un dimanche, il y avait probablement un millier de personnes, et je me postais derrière, debout contre le mur, habillé de noir bien sûr. Sai Baba sortit et fendit la foule en se dirigeant droit sur moi. Je l’avais vu faire un geste de la main devant des gens qui tendaient la leur, je me dis qu’il fallait que je fasse comme eux. Il matérialisa de la vibhûti pour moi et c’est ainsi que commença mon association avec Sathya Sai Baba. C’était en 1973. Il me dit : «Mange, très bon». Ce que je fis.

Depuis ce moment, Il ne m’adresse plus la parole, alors que je m’y rendais tous les ans pour passer quelques semaines, voire un mois, parfois même plus, entre 1973 et 1989. En fait, c’est marrant, je devins jusqu’à un certain point une sorte de plaisanterie de l’ashram ! Quand vous allez là-bas, et tous ceux qui y sont allés le savent, chacun est préoccupé d’obtenir une interview, c’est leur ego…On dit que quand on est à Puttaparthi, on lave son linge sale, et c’est vrai. Les gens réfléchissent certainement tous à la limitation de leurs désirs…C’était vraiment extraordinaire. Quand quelqu’un passait par une phase de crise, ce qui semble assez commun là-bas, on me charriait parce que j’étais le type qui n’avait jamais eu ni interview, ni regard, ni parole de Sri Sathya Sai Baba pendant 5,8,12 et finalement 15 ans. Je savais qui Il était et cela me suffisait. Encore aujourd’hui, je suis étonné par le fait qu’il soit nécessaire de Lui parler, et même pourquoi Il veut que je sois là pour me parler. Ce n’est absolument pas nécessaire parce qu’Il n’est pas du tout ce qu’Il paraît être. Il est quelque chose de bien plus dynamique qu’un petit bonhomme aux cheveux longs frisés qui se préoccupe de construire des hôpitaux et des universités. Je suis très sérieux quand je dis cela.

Je n’oublierai jamais ces années, c’était vraiment fantastique. Mon très cher ami Michael Hollander me disait souvent : «accroche-toi…» et c’était toujours un grand réconfort de le rencontrer là-bas de si nombreuses fois au fil des ces années.

J’étais réellement en état de choc, le jour où Il m’appela. Peut-être parce que j’avais eu un certain nombre d’expériences fabuleuses au cours desquelles Il se rappelais à moi pour me confirmer Sa nature. Si je vous disais que je menais une vie folle, ce serait un euphémisme. Je me rappelle qu’une fois, j’avais pris la route après avoir beaucoup bu, à 5 h. du matin, dans une Porche Targa, je roulais à 140 ou 150 km/ h et la voiture quitta la route qui longeait un canyon en Californie. Elle fit une chute de 130 mètres. Je m’étais endormi au volant en étant complètement saoul et soudain, Sai Baba apparut à côté de moi dans la voiture. C’était en 1975 ou peut-être 76. Il mit son bras autour de mes épaules et je réalisai que la voiture s’étais mise à faire des tonneaux en l’air. Elle rebondit probablement une dizaine de fois…il n’en restait plus rien du tout. Elle était complètement et totalement détruite. Cependant, je me relevé et sortis, je suppose que Son bras m’avait protégé. Je quittai la voiture sans la moindre contusion ou égratignure. Je pris le prochain avion en partance pour l’Inde de façon à aller le remercier. Naturellement, Il m’ignora durant tout mon séjour.

Une autre fois, en 1977, je souffrais d’une crise d’épilepsie, due à une overdose de drogue, dans une chambre d’hôtel à Denver, Colorado, vers une heure du matin. J’avais ma crise et ne me maîtrisais plus du tout, j’étais tombé par terre, j’avais avalé ma langue et je tremblais de tout mon corps. Mon esprit quitta mon corps par la tête, exactement comme on peut le lire dans les livres, j’étais dans un état de conscience différent et j’observais mon corps. Tout en étant dans cet état de conscience merveilleux de paix totale, quelque chose me dit : (je ne l’oublierai jamais) «Ton temps n’est pas venu, appelle le nom de ton gourou». J’appelai le nom de Sai Baba et Il apparut instantanément dans la chambre. Il me releva, me coucha sur le lit, remit ma langue comme il faut. Moi de mon côté, j’observais tout cela de ma position au-dessus de mon corps. Il plaça ses mains sur ma poitrine, poussa dessus et je réintégrais immédiatement mon corps. J’étais de nouveau en état épileptique et je ne sais combien de temps passa. Plus tard, on me laissa sortir de l’hôpital. Je me rendis en Inde le lendemain pour remercier Sai Baba et Il m’ignora cette fois encore pendant plusieurs mois.

Je dois vous dire que 15 ans plus tard, juste au bon moment, comme toujours avec Lui, alors que nous étions en train de travailler sur l’hôpital, nous avons eu la chance de nous trouver en Sa présence, durant quelques heures avec un certain nombre de chirurgiens distingués qui avaient été rassemblés à Whitefield dans sa résidence, pour discuter de l’hôpital. Il demanda l’attention de tout le monde, j’étais assis à côté de Lui, Il dit : «j’ai sauvé la vie de cet homme par deux fois, n’est-ce pas ? ». Cela se passait 15 ans plus tard ! Il faut que j’ajoute que je répondis : «Oui, bien sûr», et Il se pencha vers moi en me murmurant à l’oreille : «Et de nombreuses autres fois également». Comme vous le savez tous, Sai Baba est plein d’humour. Nous le trouvons tous merveilleux, mais son humour est vraiment quelque chose de très spécial.

Je vais vous parler de quelque chose qui me tient très à cœur. Je l’ai raconté à d’autres personnes et il me semble que cela leur a été utile, alors j’ai pensé vous le raconter à vous aussi aujourd’hui. J’ai eu une enfance assez peu commune, comme de nombreuses autres personnes qui ont beaucoup souffert dans cette vie, probablement en raison du karma des vies antérieures. Mon enfance a réellement été merveilleuse jusqu’à l’âge de 13 ans, mais un jour, alors que je jouais avec mon petit frère et que nous nous battions, un pan de talus s’effondra sur lui et l’étouffa. J’arrivai à déblayer la terre et à le tirer de là, mais trop tard : il mourut dans mes bras. Mes parents me rendirent responsable de sa mort et en même temps ils se le reprochèrent mutuellement. Ils ne se parlèrent plus jamais. Mon grand frère, qui avait un Q.I très élevé, est resté très affecté par cette mort. À ce moment-là, je me la reprochais également, puis mon frère tomba malade, mentalement, tout cela l’avait complètement déboussolé.

J’ai passé un certain nombre d’années avec lui, dans les hôpitaux psychiatriques, il ne voulait parler avec personne d’autre que moi. Ces années furent terribles car j’étais en guerre contre tout le monde. Finalement, il se suicida. Ma mère et mon père ne se parlaient plus et de nouveau je me sentis responsable de cette attitude ainsi que la mort de mon second frère. Mon père se suicida socialement en laissant couler son entreprise, qui employait quasiment toute la ville de Jackson Tennessee, comme pour s’auto-punir. Je pensai que c’était également de ma faute. Il finit par quitter Jackson Tennessee et abandonna ma mère pour partir avec une jeune femme en Angleterre.

Je ressentis une extrême tristesse que je mis de très nombreuses années a surmonter. C’était si long, si douloureux. Beaucoup d’entre vous ont sûrement fait des expériences similaires. Toutes ces tragédies occupèrent mon esprit pendant de nombreuses années et je pensais en moi-même : «Oh, quelle vie terrible que la mienne ! » Une fois, il n’y a pas très longtemps, j’étais avec Sai Baba, et je doit dire que cet événement a changé ma vie. Il se tourna vers moi et me dit : «Tigrett, si vous avez des questions à Me poser sur un sujet qui vous préoccupe, allez-y, Je répondrai à toute vos questions.» Je répondis : «Oui, je voudrais savoir pourquoi je suis né dans une famille qui a subi tant de tragédies, de morts, de folie et de violence pendant si longtemps. Pourquoi suis-je né dans une telle famille ?» Il sourit, me regarda et dit :  «Pour adoucir votre cœur.» Et je peux vous dire que je réalisai, à ce moment là, à quel point j’avais été béni de naître dans cette famille et d’avoir eu l’occasion de faire toutes ces expériences. Le peu que je suis aujourd’hui, je le dois à ce passé douloureux, et Dieu sait si j’ai un ego énorme, alors, si je n’avais pas vécu ces expériences, je me demande ce que je serais en train de faire aujourd’hui !

Il est important pour chacun d’entre nous de réaliser que les coups que nous encaissons sont donnés avec beaucoup d’amour et de compassion, c’est tout simplement notre karma. Comme Baba l’a souvent répété, le passé est passé, le futur est incertain, seul le présent est important. Aujourd’hui, vous travaillez à votre futur. Tout ce que vous faites vous reviendra, c’est une loi toute simple, qui est valable autant dans le monde spirituel que dans celui de la matière.

Je dois vous parler de ma première «innerview» («entrevue intérieur») avec Sai Baba car c’était vraiment fantastique. La première fois que j’allais à Puttaparthi, je crois que c’était en 1974, en quittant la cantine, dont je trouve d’ailleurs la nourriture excellente, en dépit de certaines rumeurs contraires qui circulent, je fus frappé par un petit panneau au-dessus d’une porte. En fait, il y est toujours, et il dit : «Aimez chacun, Servez chacun». Je me dis, bon, Il m’a placé dans ce monde de folie et dans cette folle entreprise, «Love all, Serve all», ces mots me marquaient tellement, je pensais alors qu’il n’y avait que cela d’important dans la vie et que j’allais le mettre en pratique dans mon entreprise. Ce petit message changea ma vie toute entière.

Je rentrai chez moi et commençai à le prêcher à mes employés, il était gravé dans mon cœur, de toute façon, j’avais toujours pensé que la raison de notre naissance, de notre présence en ce monde était d'aimer notre prochain et de le servir, que rien d’autre ne pouvait être aussi important. J’adoptai donc cette devise pour mon entreprise. En fait, vous trouverez des affiches «Love all, Serve all» dans tous les Hard Rock Cafés du monde entier. On l’a imprimé sur des millions de T-shirts, sur 20 millions de boites d’allumettes, sur des badges etc. J’en faisais le thème principal de mes entretiens mensuels avec mes employés, partout dans le monde. Ce message déterminait la gestion de mon entreprise. Je savais qu’il fallait que j’insuffle ma vie spirituelle dans mon entreprise, que c’était la seule manière de survivre vraiment décemment, en agissant comme Il le veut. C’est cela qu’Il veut, Il veut que nous soyons ses marionnettes, ce mot peut paraître assez difficile à accepter pour nos ego. Mais, c’est exactement de cela qu’il s’agit, il veut que nous soyons ses instruments. J’ai essayé de le devenir, d’ailleurs, j’essaie toujours. Je dois dire que «Love all, Serve all» est devenu la devise de mon personnel et de tous ceux qui admiraient ce que nous faisions. Parfois, j’avais peur de ne pas faire ce qu’il fallait, je veux dire, ça semble dingue de se trouver dans ce dingue de monde dans lequel je vivais et d’avoir ce maître divin, en plus des fréquentes expériences psychiques et de tout le reste.

Il faut que je vous parle de ma première interview avec Sathya Sai Baba, parce qu’elle était vraiment extraordinaire. Je ne compris réellement, je n’eus la confirmation de Son implication dans les Hard Rock Cafés que lors de cette interview. Je n’oublierai jamais quand Il dit : «Venez», après ces 15 années ! Je me retournai vers le type derrière moi. Je ne pouvais vraiment pas croire que c’était à moi qu’Il s’adressait. Il était merveilleux, Il m’avait appelé, et moi, j’étais complètement terrifié. Il me fit asseoir juste devant Lui, on était peut-être 10 ou 12 en tout et Il demanda : «Où est Dieu ? », je dis : «Dieu est dans mon cœur». Il dit «Non»…«Dieu est partout. C’est comme un poisson dans l’eau. L’eau est au-dessus du poisson, autour, en dessous et en dedans. Vous êtes des poissons nageant dans Dieu». Ce moment a été l’un des plus merveilleux de mon existence et je suis sûr qu’il en a été de même pour tous ceux qui étaient présents dans la pièce, car, à ce moment-là, nous nagions véritablement dans Dieu. Il est partout et c’est exactement cette conscience que nous essayons tous d’atteindre, qu’il nous faut comprendre, pas seulement au niveau intellectuel, mais totalement, et dans laquelle nous devons nous immerger.

Il me demanda alors : «Comment atteindre Dieu ? » J’avais répondu de travers à la première question, alors je n’allais pas recommencer ! Je me penchai en arrière, comme ça, et Il posa la même question à un autre gars : «Comment atteindre Dieu ? » mais il ne répondit rien, alors Il se retourna vers moi et demanda de nouveau : «Comment atteindre Dieu ? » Je restais penché en arrière et Il me fit un clin d’œil en disant : «Love All, Serve All». C’est vraiment de cela qu’il s’agit, il n’y a aucun doute.

Je vais vous parler un peu de l’hôpital. J’ai eu une chance extraordinaire d’être choisi par Sai Baba. Depuis que j’avais créé l’entreprise en 1971, je disais à mes employés et à ma famille, aux quelques 3 ou 4000 frères et sœurs des Hard Rock Cafés dans le monde entier, que tout cela allait servir un jour à l’humanité, d’une manière où d’une autre. Personne ne me croyait, d’ailleurs, moi non plus. Je disais que cet incroyable succès servirait un jour l’humanité. Je le répétais tous les mois pendant des années et des années.

Swami m’envoya quelqu’un juste au bon moment, j’étais complètement épuisé par le développement de mon entreprise dans le monde entier et quelqu’un m’en offrit plus d’argent que sa valeur, ce que je considérais comme un signe de Dieu ! Je vendit le Hard Rock Café. La société était à côté en bourse, aussi bien à Londres qu’en Amérique, et il m’était bien sûr difficile de m’en séparer, mais après un certain nombre de méditations, je continuai à recevoir des signes qui me disaient : «Oui, vraiment, c’est bien cela que je veux que tu fasses.»

J’avais déjà créé, un certain nombre d’années avant, une fondation, la fondation Râma et mis la moitié de mes actions sur son compte. La fondation perçu la moitié du résultat de la vente du Hard Rock Café, qui s’était négocié, d’ailleurs, je crois que je peux dire miraculeusement, à 108 millions de dollars.

En fait, cela me rappelle autre chose, que je n’oublierai jamais. Swami redevait une dame bien en chair à qui il donnait des conseils sur la façon de faire la cuisine, comment bouillir de l ‘eau, comment faire du riz, comment faire ceci ou cela, etc. Soudain, Il se retourna et dit : «Sai Baba pèse exactement 108 livres.» Je pèse 108 livres depuis l’âge de 14 ans, c’était merveilleux ! Vous savez, la numérologie est très importante, il y a tant de mystères en ce monde, tellement de choses dont nous ne sommes pas conscients. En tout cas, j’allai directement vers Lui et dit : «Swami, j’ai cet argent…» Il me répondit : «Je sais, je sais…nous allons construire un hôpital», je dis : «Que désirez-vous que je fasse de cet argent ? » Il répondit : «Nous construirons un hôpital.»

Il faut que je vous dise un mot sur Sai Baba et l’argent, tout le monde dit : «Oh, Sai n’accepte pas d’argent !» etc. Sai n’a besoin de rien, Il me fit une faveur en acceptant que je Lui donne de l’argent. Il ne me l’a pas demandé. Il savait depuis au moins quinze vies que je viendrais à ce moment précis. L’organisation fonctionne exactement de la même façon. Il a fondé plus de 200 écoles en Inde, des collèges, une université, etc. J'ai vu la comptabilité du Trust dans le détail, il ne vit que de donations. Il fonctionne avec les donations venant des riches fidèles de Sai qui donnent anonymement au Trust depuis des années et des années. Ils viennent Le voir et quand Il dit «On va construire une école», immédiatement quelqu’un se présente et propose de l’argent. Il dit : «Très bien», ou bien «non». Je L’ai vu ainsi refuser neuf fois sur dix, parce que quelque chose n’était pas correct. C’est une manière de fonctionner qui est incroyable pour l’homme d’affaires que je suis. Personne ne devrait être effrayé ou embarrassé par l’argent. Il y a des gens pour vous dire que vous ne pouvez pas être spirituel et avoir de l’argent, mais c’est un non-sens. C’est totalement stupide.

Simplement, nous ne devons pas être en adoration devant l’argent, et ne pas non plus se laisser attacher par lui. Je suis arrivé, je m’éloigne un peu du sujet, mais cela m’arrive parfois, je suis arrivé, grâce à la méditation, à entrer dans un certain état de conscience, dans lequel je me suis aperçu que je me détachais de beaucoup de choses, à commencer par ma fille que j’ai donnée à Sai, et puis ma femme, quant aux choses matérielles, je ne leur ai de toute façon jamais été attaché. J’allais Le voir et Lui dit : «Swami, puisque Vous m’avez donné cette capacité de remplir mon corps d’énergie par la méditation, voulez-Vous que je me retire quelque part dans une grotte pour méditer ? » Il me répondit : «A une autre époque historique, cela aurait été correct, mais pas en ce moment. Je veux que vous restiez dans le monde, Je veux que vous ayez des objets autour de vous, mais ne vous y attachez pas. Ayez-les avec vous, mais ne devenez pas leur esclave. Je veux que vous soyez des phares lumineux dans le monde. En cet âge, le monde doit être purifié.» En cet âge merveilleux dans lequel nous avons eu la chance de naître. Oui, nous vivons dans un nouvel âge, et je vous rapporterai un peu plus tard ce que Sai m’a dit à ce sujet.

L’hôpital s’est avéré une bénédiction pour moi à vraiment plus d’un titre. Il me demanda de déléguer à la fondation Râma l’organisation de l’architecture de l’hôpital. J’eus la chance de rencontrer le professeur Keith Chrichlow qui enseigne au Royal Collège Of Art à Londres. Le Professeur Chrichlow est le meilleur architecte de constructions sacrées au monde. Il connaît toute la géométrie traditionnelle, il a écrit de nombreux livres auxquels je ne comprends rien, mais c’est un homme tout à fait extraordinaire et Sai Baba nous fit nous rencontrer. J’introduisis Keith à Sai Baba et Il dit : «Oui, c’est lui l’homme qui construira l’hôpital». Les plans sont basés sur la géométrie traditionnelle, c’était fantastique d’observer le processus de la construction de l’hôpital. La première chose que fit Keith fut de nettoyer le terrain avant que Swami ne vienne faire de cérémonie (puja). Nous demandâmes à Swami : «Devrions-nous tracer cet ancien mandala sur le terrain même», et Sai Baba répondit : «Oui, tracez ce mandala sur le terrain.»

Keith et moi avons pris la voiture et nous sommes rendus sur le terrain. Tout en conduisant, Keith me dit : «Tu sais, je n’ai fait ce genre de chose qu’une seule fois, pour des lamas tibétains qui voulaient construire un monastère au Sikkim. Un mandala ne fonctionne que s’il y a un aigle sur le terrain ou en train de le survoler (ou quelque chose comme ça) de façon à purifier l’endroit», etc. Eh bien, quand nous sommes arrivés, il y avait 5 aigles installés à terre, juste à l’endroit choisi pour tracer le mandala ! Nous l’avons tracé avec beaucoup de soin, les aigles ne se sont même pas levés, ils se sont contentés de se pousser, c’était vraiment miraculeux. Chrichlow est un homme merveilleux et un grand disciple de Sathya Sai Baba.

La construction de l’hôpital a été terminée avant même l’organisation du planning médical. Sa forme devait être en accord avec l’esprit humain. Swami le voulait ainsi, elle est basée sur l’ancienne numérologie, c’est véritablement fantastique ! Le nombre 108 joue un rôle important dans la position du bâtiment sur le terrain et dans la construction du dôme. Le nombre 33 a son importance dans les calculs géométriques en relation aux 33 ans que vécut le Christ sur cette planète. On construisit d’abord le bâtiment extérieur, et après, il fallut se débrouiller pour faire rentrer dedans tout ce que nous voulions y mettre. Cette démarche est totalement différente de ce qui se fait habituellement, c’est un temple sacré de la guérison. Et je peux vous dire aujourd’hui, après y être passé un certain nombre de fois, qu’en ce lieu on ressent un sentiment assez miraculeux, on a vraiment la sensation d’être dans la Divinité. C’est un endroit absolument fantastique. J’ai aussi eu la chance d’être chargé par Sai du planning médical, et on a obtenu l’aide de la Hospital Corporation Of América, qui est la meilleure corporation d’hôpitaux du monde, ils ont construit des milliers d’hôpitaux dans le monde entier, ils ont donc organisé notre planning. Sai fit venir quelques uns des meilleurs cerveaux de l’Inde et d’autres pays, pour compléter le travail de la corporation. Puis, Il chamboula tout et il fallut tout recommencer. Il fit de nombreux changements lui-même. Il me dit : «Ceci est un prototype, un véritable prototype.» Et je me disais : «Que veut-Il dire par là, je n’en ai pas la moindre idée.»

Il m’envoya peu de temps après à Genève, à l’Organisation Mondiale de la Santé. J’y allai et rencontrai un groupe d’une douzaine de leurs médecins les plus importants. Quand je leur montrai les plans, ils furent réellement choqués par l’idée même de cet hôpital. Ils dirent que cela ne marcherait jamais. «Comment pourriez-vous arriver à construire un hôpital super spécialisé alors que nous ne sommes même pas en mesure d’enseigner aux populations du tiers-monde l’hygiène la plus élémentaire, sans parler des vaccinations », etc. Ils me déchirèrent en petits morceaux, ce qui est pourtant assez difficile à faire, et je les écoutai calmement tout en sachant qu’ils avaient entièrement raison, sauf que c’était de l’hôpital de Sri Sathya Sai Baba qu’il était question !

Il y avait un certain Dr. Singh qui était arrivé en retard à la réunion. L’un venait du Japon, un autre de Ghana, un autre de je ne sais plus où et le Dr. Singh arriva juste au moment où ils étaient en train de me faire la peau. Le Dr. Singh, un citoyen de l’Inde jeta un bref coup d’œil et dit : «Oh, c’est un projet de Sai Baba ! S’il n’y a qu’une seule personne au monde capable de le mener à bien, c’est Lui.»

En fait, c’est incroyable, Sai Baba ne nous offre jamais la foi sur un plateau, et je suis sûr que vous connaissez tous cela, que vous l’avez expérimenté de nombreuses fois, il faut la gagner et l’entretenir, cela fait partie du processus de destruction de l'ego. Notre ego veut nier l’existence de Dieu. J’étais stupéfait de voir et d’observer tout en étant rongé par mes doutes, comment Il réalisa cet hôpital. Je dis «réalisa» à dessein, car c’est exactement de cela qu’il s’agit. Le processus avait à peine commencé qu’il se terminait déjà. D’abord, il n’y a aucun autre hôpital spécialisé gratuit dans le monde, surtout dans le tiers-monde. En fait, pour autant que je sache il n’y en a aucun nulle part. Comme vous le savez, l’hôpital a été bâti sur un terrain de 40 hectares, sur lequel une quarantaine de bâtiments ont été construits ainsi que des bâtiments annexes. Tout un village est en fin de construction et pourra accueillir les 3500 employés de l’hôpital avec leur famille ! Il y aura plus d’employés qu’à l’ashram ou que dans l’hôpital de Puttaparthi, tout cela est vraiment très excitant. Dans cette situation, j’ai vraiment appris des tas de choses concernant le fonctionnement des hôpitaux.

On a pratiquement triplé les dimensions de l’hôpital de Puttaparthi. Ils traitent en moyenne 350 à 400 malades par jour. En fait, sur 2000 ou 3000 malades qui ont consulté à l’hôpital général, un seul nécessite une intervention à l’hôpital spécialisé. On y prévoit par exemple des transplantations du cœur. Pour le moment ils font des opérations à cœur ouvert, quand j’y étais il y a deux mois, ils terminaient la 175ème opération à cœur ouvert dans des conditions extrêmement difficiles. Il est stupéfiant de savoir que d’après les lois statistiques, il y a longtemps que quelqu’un aurait dû mourir des suites d’une infection. Plusieurs malades auraient dû mourir, beaucoup même, parce que c’est encore un chantier, il y a plein de poussière et de gravats, etc. Pas un seul patient est mort, c’est absolument extraordinaire.

La construction de l’hôpital s’effectue en quatre phases. La prochaine aile sera ouverte à l’occasion de Son anniversaire, cette année. Pour le moment la seule en fonctionnement est celle du cœur. Il voulait commencer par là, par le cœur, à cause de son rapport avec le Seigneur. La prochaine ouverture sera, je crois, celle du service d’urologie, puis de deux autres services dans les deux prochaines années. En fait, il font tout pour pouvoir ouvrir le service d’urologie de façon à le présenter à Swami pour son anniversaire. Le Dr. Batt, père de l’urologie en Inde, sera le chef du service, si jamais vous avez la chance de le rencontrer, vous verrez que c’est un docteur remarquable que Swami a appelé à Lui. Beaucoup de gens disent : «Pourrions-nous aller travailler là-bas, comment cela se passe-t-il, pouvons-nous venir ? » Je crois que la réponse est : «Oui, cela arrivera, en son temps.»

Pour commencer, Swami a fait don de l’hôpital à la communauté indienne, je pense que cette démarche était la meilleure parce que les gens de l’O.M.S. m’ont dit qu’il risquerait d’être envahi, ce serait dingue. En ce qui concerne le fonctionnement de l’hôpital, la manière de procéder de Sai est génial ! Ils travaillent pendant 2 ou 3 semaines, puis Il arrête tout, Il les arrête. Cela leur donne l’occasion de prendre du recul, de prendre conscience de ce qu’ils ne font pas correctement, revoir l’administration. Ensuite, ils recommencent, ils se remettent à travailler quelques semaines, et de nouveau, Il arrête tout. Les salles sont combles, 25% des opérés sont des enfants qui ont une maladie cardiaque. C’est vraiment un prototype, comme l’a dit Sathya Sai Baba. Il m’a dit qu’il s’agissait d’un projet de 1000 ans ! C’est terriblement excitant. C’est merveilleux et je suis sûr que ceux qui ont les qualifications requises, certains parmi nous ici sont médecins, auront l’occasion d’aller y travailler. On m’a dit qu’Il vient d’engager un médecin de Chicago, qui va prendre la tête du service de la banque du sang, et un autre, italien, qui va travailler dans le service d’anesthésiologie. Ce n’est qu’une question de temps et de karma, nous pourrons tous jouer notre rôle dans cette œuvre.

Quand je dis jouer un rôle, cela me fait penser à l’une des plus merveilleuses expériences que j’ai faites avec Michael Hollander, en 1976 je crois. C’était l’année où l’on construisait le stupa, on était une quarantaine là, avec le béton, je veux dire que ce qui compte est le travail avec l’énergie, pas ce à quoi nous donnons de l’importance dans notre tête.

Voilà qui m’amène à vous parler d’un sujet que je trouve assez déroutant. Sai Baba me dit un jour d’aller en Californie, Il me demanda d’aller voir Phyllis Krystal et de travailler avec elle. Je connaissais Mme Krystal, je savais qu’elle avait écrit quelques excellents livres, je savais aussi qu’elle est une yogini et qu’elle a développé plusieurs techniques spirituelles de méditation. Je questionnais Sai Baba sur ce sujet et Il me répondit : «Allez travailler avec Mme Krystal.» Moi, vous savez, je n’ai aucun talent particulier, à part la réception de ces messages et ces intuitions qui me viennent à l’occasion, de sorte que je me dis : «Bon, je vais m’y mettre, je vais emprunter ses livres ou ses cassettes et attendre que quelque chose se présente à ma conscience.» Finalement Sai Baba nous fit méditer ensemble, on se mettait dans une sorte d’état de transe qui durait 4 ou 5 heures par jour. Ces 4 années furent les plus miraculeuses de ma vie, Sai Baba m’a montré qui Il est réellement. Je Lui ai demandé, lors de ma dernière visite, avant de venir ici, si je devais évoquer tout ça ici et Il m’a répondu : «Oui, oui…bien sûr, parlez-en, mais peu nombreux seront ceux qui comprendront, mais parlez-en quand même !» C’est pourquoi je vais vous parler, et je ne sais pas ce qu’en pensera la Société Sai, mais mes ordres viennent de très haut !

Sai Baba n’est pas ce petit personnage couronné d’une abondante chevelure frisé que nous adorons et vénérons. Ce n’est qu’une illusion. Il l’a déjà dit maintes fois par le passé. En vous fixant sur cette forme, vous vous illusionnez. Connaître Sa vraie forme est Le reconnaître en chaque chose, partout, en chacun. C’est une discipline que je pratique depuis des années et des années aussi bien dans ma vie privée que dans ma vie professionnelle et le bénéfice en est énorme parce que ce ne sont pas des individus que je vois, mais Dieu en chaque visage. Je pratique cette discipline exactement comme la méditation, comme n’importe lequel des exercices spirituels.

Il est primordial pour chacun de vous de sortir de l’état de conscience égoïste. Vous n’êtes pas le mental, vous n’êtes pas le corps, vous êtes tous des êtres divins. La réalisation du Soi ne peut vous être donnée, car elle est déjà en nous ! Il suffit d’écarter le voile de l’ego. Vous pouvez le faire là, maintenant. Si j’ai cette conviction, c’est que Sai Baba, au cours des dernières années m’a montré d’autres dimensions. Jour après jours, Il m’a emmené visiter chaque plan qu’il est possible, je crois, de visiter. Mais je suis sûr, qu’Il Lui reste encore un certain nombre de choses à ma montrer ! Cela peut paraître bizarre autant qu’étrange, mais il faut que vous compreniez qu’Il a une autre face, une autre dynamique, et que vous sachiez ce que Sai est réellement en train de réaliser. Il faut bien comprendre cela.

Vous parlez tous de la limitation des désirs, et je vais vous en indiquer une, de limitation, dont il faut que vous soyez conscients, c’est celle qui concerne les pensées. La chose la plus puissante que vous puissiez faire dans cette dimension est de penser. Chaque pensée est de l’énergie à l’état pur. Cette énergie, qui réagit aux mêmes lois que la physique, ne meurt pas, elle se rassemble sur un plan que Sai Baba nous a demandé d’appeler le «plan astral». C’est là que s’amassent tous les déchets, c’est là que se retrouvent les pensées. C’est là que résident toutes les formespensées, celles des Toltèques, des Aztèques et des autres grandes civilisations.

Quand les grands prêtres comprenaient les pouvoirs et la sagesse ancestrale, ils créèrent des êtres asservis invisibles qui sont toujours là. Ces êtres, les élémentaux, sont toujours là, dans cette dimension avec laquelle il nous faut compter quand nous agissons, et dans laquelle nos pensées vont aussi se déverser. La concupiscence, la cupidité, la colère, la haine se sont amassées dans cette autre dimension. La même chose se passe avec les pensées positives, votre dévotion, votre amour de Dieu dans Ses différents aspects, de tous les dieux. Les formes-pensées positives se rassemblent dans ce que Sai Baba nous a demandé d’appeler le «plan éthérique».

Je vais vous donner un exemple d’une forme-pensée, d’un égrégore, quelque chose que Sai Baba nous a montré, et je suis désolé de vous importuner avec toutes ces folies, mais c’est comme ça. Sai Baba nous emmena, Mme Krystal et moi-même, dans un plan qu’Il appela «le plan des tapisseries», à partie duquel Il nous montra tous les plans de la terre entière, cela faisait comme des couches superposées. Il nous montra l’égrégore qui était au-dessus de la Russie. Les pensées négatives se sont rassemblées là, en une masse vraiment monstrueuse, ça ressemblait à un énorme nuage de bitume noir, bourré d’énergie, traversé d’éclairs, quelque chose de très violent. Il nous permit de nous en approcher lentement, Il nous revêtit d’une sorte de protection et dit : «Voici la forme-pensée qui contrôle la Russie.» C’était il y a quatre ans. Il dit : «Cet égrégore est formé de pensées humaines, de la terreur due aux sévères répressions que ces gens subissent depuis un millier d’années, depuis bien avant les Tsars. Cet égrégore doit être détruit. Seul les êtres humains peuvent le détruire car il a été créé par eux, par leurs pensées.» Puis Il appela des êtres divins et je peux vous dire que c’est toujours une joie immense de rencontrer de tels êtres. L’un d’eux s’avança et Lui donna quelque chose qui ressemblait à des aiguilles sacrées, c’est tout ce que je peux vous dire. Il dit : «Cet égrégore ne peut être détruit instantanément. Je vais vous montrer comment il faut procéder.» Il nous emmena près de cette chose qui recouvre la totalité de la Russie et dit : «nous allons enfoncer les aiguilles là-dedans, ici», et nous avons fait un trou à cet endroit. Puis Il nous emmena à un autre endroit et dit de nouveau : «Ici». Ce travail dura environ 6 heures de méditation, encore que le temps n’existe pas dans cette dimension.

Je crois bien que nous avons fait dans les 150 à 200 trous, tout en tournant autour de cette chose. Sai Baba dit : «Maintenant l’énergie va s’échapper de cet égrégore et les gens seront libérés au fur et à mesure.» C’était il y a quatre ans. Ce que je veux dire, c’est que Sai Baba est Dieu. Il est dynamique, Il agit dans de très nombreuses dimensions à la fois. Il fait tout ce qu’il faut pour nous faire entrer dans ce nouvel âge. Il nous faut détruire la négativité qui est dans les autres dimensions en même temps que celle-ci, car tout est interconnecté et ça n’aurait aucun effet de purifier la planète sans purifier les autres dimensions, car nous sommes affectés par ce qui s’y passe et nous retomberions de nouveau dans nos anciennes erreurs. Il est tout simplement fantastique.

Il purifi toutes les dimensions en même temps, Il agit partout à la fois. C’est incroyable. Mais Il a besoin de notre aide. Les êtres humains et leurs pensées ont créé le gâchis dans lequel nous nous débattons aujourd’hui. Nous sommes tous réincarnés en cet âge glorieux, béni par la présence d’un purna Avatar. Il a besoin de notre aide. Nous sommes Ses phares, je veux dire que c’est une bénédiction que d’être en contact avec cet Être divin. Il nous accompagne, la plupart du temps Il accélère notre karma, Il a besoin de notre aide. C’est nous qui avons créé tous ces problèmes. Dieu ne peut pas créer de négativité, c’est impossible. Il est pur amour, amour divin, qui n’est pas comme l’amour humain, l’amour humain est centripète, autocentré, il veut prendre. L’amour divin est centrifuge, en expansion, c’est vraiment incroyable. Il m’a permis d’éprouver ce sentiment d’amour pendant un court instant, dans un état de samâdhi dont Il m’a gratifié. Il me dit : «Tigrett, voici le but.» C’était un peu comme le supplice de Tantale ! Et Il s’en amusait, comme Il le fait avec chacun d’entre nous.

Mais, il est important de ne pas seulement penser que Sai Baba est cette merveilleuse incarnation qui réside à Puttaparthi. Il est aussi là, en chacun de vous. Il attend, Il vous adore. C’est tellement, tellement important. Je n’ai pas l’intention de vous embrouiller l’esprit avec cet aspect métaphysique que Sai Baba m'a permis d’entrevoir, sauf pour éclaircir cette question que vous vous posez peut-être : «Pourquoi ce type, pourquoi Lui ?» Parce que je me suis posé cette question moi-même pendant longtemps. Il m’a fait remonter à une vie antérieure. J’étais un maître chaman dans une ancienne culture et je possédais les connaissances anciennes. Mais mon ego s’en est mêlé : c’était si merveilleux, je me disais : «Bon, je vais arranger tout ça à ma manière, je vais faire ceci et cela.» En fait, j’utilisais à mauvais escient mon pouvoir et le processus a nui à une foule de gens. Cette vie-ci est une occasion de réparer tout ce mal. Nous avons tous un chemin propre, un karma propre, mais sachez qu’Il est avec vous, parce qu’Il est absolument là. Il vous attend. Il vous laisse entièrement libre. Il n’interviendra en aucun cas dans votre libre arbitre, c’est Sa loi, mais Il est là, à attendre que vous veniez vers Lui. Nous avons tous une chance inouïe d’être avec Lui.

Je vais vous raconter une histoire qui m’a toujours amusée. On était un groupe d’occidentaux venus Le voir lors d’une interview. L’un des gars, un californien avait une sorte de bague navajo surmontée d’une pierre bleu turquoise, une très belle bague. Swami dit : «Oh, Swami peut-Il prendre la bague ? » Le type répondit : «Bien sûr» et la Lui donna. On était peut-être 10 ou 15 personnes dans la pièce. Il prit la bague et nous la présenta en disant : «Qu’est-ce que c’est ? ». Swami, c’est une bague amérindienne, navajo d’Arizona je crois, surmontée d’une turquoise.». «Très bien, très bien». À la personne suivante, Il demanda «Qu’est-ce que c’est ? ». «Swami, c’est une bague en argent avec une pierre bleu.». «Très bien». Tout le monde y passa. «Qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que c’est ? » Puis Il la mit devant Sa bouche et souffla dessus. La bague devint plus grosse, en or et la pierre était un rubis. Il dit : «Oui, très heureux, qu’est-ce que c’est ? » «Swami, c’est une bague en or surmontée d’une pierre rouge.». «Très bien», de nouveau tout le monde fut interrogé, avec beaucoup de patience, comme toujours. «Qu’est-ce que c’est, qu’est-ce que c’est ? » Il se leva devant nous et dit, je vous le donne en mot à mot : «Swami est très puissant, il peut changer à volonté tous les éléments de l’univers, mais pour vous changer vous, les occidentaux, c’est très difficile ! »

Maintenant je vais faire quelque chose que je n’aime pas du tout. Swami ma demandé de chanter et je ne sais pas chanter, en fait, je chante faux, mais je vais essayer. C’est une petite chanson que j’aime beaucoup, l’un de mes compagnons de chambre me la chanta à Puttaparthi en 1974 et depuis, cet air ne me quitte plus, alors je vais essayer. Excusez-moi, je ne sais pas chanter. «oh, laissez-moi être Vous-même Je vous en prie laissez-moi me fondre en Vous, vous êtes serviteur. Permettez-moi d’en être un aussi. Oh, Seigneur, je suis prêt. Je vous en prie, faites ce que Vous devez faire pour que je me fonde en Vous, Seigneur. Laissez-moi être Vous-même»…Sai Ram.

Je voudrais vous remercier et surtout Swami, pour m’avoir invité et avoir le plaisir de passer cet après-midi avec vous.

Tout à l’heure, après la causerie, quelques personnes m’ont dit des choses si agréables, si gentilles. Vraiment, la seule raison qui me pousse à être ici, c’est de pouvoir Le servir, et s’Il parle à travers moi à quelques uns d’entre vous, cela suffira à mon bonheur et merci à tous de m’accueillir.

Quelqu’un m’a dit : «Vous êtes vraiment spécial.» Ces mots m’ont fait réfléchir à cause d’une leçon que Swami m’a donné à de nombreuses reprises. C’est véritablement le problème dont souffre l’humanité depuis toujours, ce sentiment d’être spécial. Aujourd’hui, on nous apprend à être meilleurs que les autres, différents. L’instant où nous sommes la victime de ce sentiment, nous avons complètement perdu la partie. Vous savez, le chrétien se dit : «Oh, je suis spécial, je suis meilleur qu’un juif ! », l’hindou se dit : «Je suis spécial, je suis meilleur qu’un zoroastre» ou le riche se dit : «Je suis spécial, je suis meilleur qu’un pauvre.» C’est le principal danger de la vie en général. Aujourd’hui, l’humanité souffre de cette idée étrange d’être en compétition les uns contre les autres, chacun veut plus de pouvoir, une meilleure situation. Nous avons même ce phénomène à l’ashram de Baba, où chacun essaye de s’approcher du Roi et ferais n’importe quoi pour y arriver. Je ne peux que vous prévenir fermement contre ce sentiment d’être spécial. Un jour, quelqu’un m’apporta un plat de nourriture préparé pour Sai Baba, qu’ils avaient à la cantine. On me fit même passer devant la file d’attente à cette occasion ; j’étais écoeuré. Cela me rappela que nous sommes Lui, et je remercie Swami pour cette leçon, cela m’empêcha d’avoir ce sentiment d’être spécial, d’être différent, meilleur que les autres. Un autre jour quelqu’un vint me voir et me dit : «Ce qu’on dit de moi me trouble. Swami m’a donné un objet et les gens sont jaloux, ils sont constamment méchants avec moi.»

Si j’ai appris une seule leçon, c’est bien celle-là, il me fallait être très attentif, avoir beaucoup d’amour pour ma petite famille Hard Rock Café dans le monde, partout dans le monde. C’était fantastique, cette manière de voir au-delà de la personnalité. De réellement voir Dieu en chaque personne que vous rencontrez, si vous pratiquez cela, c’est de la méditation. La méditation est le chemin vers Dieu, c’est tout ce que je peux vous dire, c’est comme les bhajans, ça fait des années, en fait, je n’en connais que trois après 17 ans ! Vous savez, je ne comprenais pas l’importance de ce rituel, à quel point il est primordial, c’est une forme de méditation, une forme de rencontre avec Dieu. Même si vous ne connaissez pas les mots, être juste là et faire partie de la musique…Il y a tellement de questions que vous vous posez au sujet de ce que je viens de dire. Moi-même d’ailleurs, j’ai des questions à me poser sur ce que j’ai dit !

Le travail que nous faisons Mme Krystal et moi est si fantastique et si merveilleux, et chacun peut le pratiquer. Sai Baba a appelé ce travail «une connaissance nouvelle pour un nouvel âge». Je vous en supplie, il y a un livre, comme je l’ai dit avant, il y a même deux livres que Swami a écrit par son intermédiaire, deux livres qui seront publiés sous peu par le Sathya Sai Trust, je vous supplie de les acheter. Ces livres sont dynamiques, ils vous aideront à surmonter votre peur, votre colère, votre haine, votre cupidité, votre concupiscence. Ils sont des symboles puissants de ce que Sai Baba nous a donné à nous tous. Mme Krystal est pour le moment en train de faire des conférences en Suisse, devant des assemblées énormes, puis elle ira en Amérique de Sud. Les années précédentes, elle est allée en France et en Angleterre, à chaque fois à la demande de Sai Baba. Je sais que Sai a dit que personne n’était spécial pour Lui, Il nous traite tous de la même façon, je peux vous l’assurer. Mais ceci est un travail spécial, sans quoi Il n’aurait pas permis à ce livre d’être un des rares qui ne soit pas de Lui à être distribué par le Trust, il sera bientôt disponible à l’ashram. Je L’ai questionné maintes fois au sujet de ce travail et à chaque fois Il me confirme : «Oui, ceci est une nouvelle connaissance pour un nouvel âge, c’est mon cadeau.» Nous avons pratiquement tous des problèmes personnels, des craintes et des difficultés. Ces méditations et ce livre n’est pas un livre fait pour être lu, il est fait pour être pratiqué, ces méditations peuvent vous aider à résoudre vos problèmes, à apaiser vos craintes et vos colères et toutes ces choses dont beaucoup d’entre nous sont prisonniers.

Concernant la méditation, si vous voulez vraiment prendre contact avec votre véritable nature, je vais vous dire la chose la plus importante : vous n’êtes ni le mental ni le corps, vous êtes des êtres divins. Vous devez faire quelque chose dans votre vie quotidienne pour prendre contact avec votre vraie personnalité. Pour affermir le corps, on pratique des exercices physiques, de même, pour prendre conscience de votre vraie personnalité, il est nécessaire de pratiquer des exercices spirituels, et la méditation est tellement, tellement importante pour nous tous. Ainsi d’ailleurs que la communion avec les autres. C’est si excitant pour moi qui n’ai jamais fait partie d’aucun centre Sai (je ne suis jamais resté suffisamment longtemps dans un même endroit pour connaître et profiter de ce genre de communion). Le fait d’être simplement ici, ensemble, en cet endroit merveilleux, est si fantastique ! Je sais que vous prendrez cette énergie amenée ici par Sai Baba et que vous la ramènerez chez vous, que vous en ferez profiter votre entourage, où que vous soyez.

J’aimerais dire encore quelques mots concernant mon attitude, une attitude qu’il est important de comprendre. J’ai eu la chance d’avoir de l’argent et cet après-midi, on m’a posé des questions à ce sujet. J’ai eu la chance d’avoir cet argent que je voulais donner à Sai Baba, et je ne savais pas comment faire. Cette idée était si étrange, de donner quelque chose à Sai Baba, en désirant donner, en étant attaché à l’idée de donner. Finalement, j’ai réalisé que cet argent ne pouvait être accepté que s’il était offert au nom de tous ceux qui n’en ont pas, mais qui, s’ils en avaient, aimeraient le donner. C’est seulement après avoir adopté cette attitude que je me suis présenté à Lui. Ce présent, qu’Il me fit la grâce d’accepter, a été fait dans l’esprit d’un don commun de notre part à tous. C’était la même chose symbole que la jatte qu’Il me donna à mon anniversaire. Cela m’a fait un choc. On m’avait fait réveiller à 5 H du matin pour me dire que Sai Baba voulait que je m’asseye près de Lui sur le podium, et je Lui obéis. J’étais très gêné d’être assis là et soudain, Il matérialisa une superbe jatte, une jatte énorme et me l’offrit.

Au même moment, je réalisai qu’il ne s’agissait que d’un symbole. La jatte représentait Sa grâce pour les 2000 ouvriers qui avaient travaillé sur ce projet 24 heures sur 24. C’était un symbole de Sa grâce pour les 200 techniciens qui dessinaient jour et nuit pour faire naître cet hôpital. Tout le monde disait qu’il était impossible, physiquement, de construire cet hôpital. Normalement, il aurait fallu compter au moins un an pour la préparation et au moins trois pour la construction. Par Sa grâce, la préparation prit six semaines, le chantier lui-même fut achevé en un an. C’est-à-dire qu’Il commença à dire qu’on allait construire l’hôpital, puis, quelques semaines plus tard, Il nous dit qu’on l’ouvrirait d’ici un an. Il l’annonça lors de Son anniversaire. Nous nous sommes tous dit : «Oh Dieu, comment allons-nous faire ? » Pas un seul d’entre nous ne croyait que cela pourrait être réalisé dans ce délai. Voyez comme on peut être proche de Baba et ne pas avoir la foi. Mais, en réalité, les délais indiqués par Lui ont été tenus, et c’est tout à fait extraordinaire.

Je souhaite que vous ayez l’occasion d’aller le voir, il est vraiment très beau, Sai l’a créé pour tout le monde. Il est stupéfiant de constater qu’Il a fait exactement ce qu’Il a prédit, qu’Il réaliserait d’abord un modèle concernant l’éducation. Il l’avait annoncé il y a vingt ans, lors de l’inauguration de l’université. Il avait dit : «Je réaliserai un modèle pour le gouvernement indien de ce que devrait être l’éducation gratuite. Cet établissement en sera le modèle.» A l’inauguration de l’hôpital, le Premier Ministre Mr Rao déclara dans son discours : «J’accepte au nom du gouvernement indien cet hôpital comme un modèle pour l’éducation gratuite du peuple.»

J’ai rencontré plusieurs des équipes qu’il a envoyées là-bas de façon à étudier comment sont conçus le service et l’éducation. Sai a récemment annoncé que cet hôpital serait un modèle pour le monde, il montre comment faire fonctionner un hôpital dans un environnement de type tiers-monde, comment l’est l’état d’Andhra Pradesh, avec ses 55 millions d’habitants. C’est un modèle de ce que peut être l’assistance gratuite pour le peuple. Il y a des gens qui diront : «Mais comment se fait-il que tout le monde ne soit pas un fidèle de Sai Baba ? »

Bon, je ne sais pas à quel bon karma nous devons cette chance inouïe de faire partie de cette petite famille Sai sur terre. Bien sûr, Sai a beaucoup d’autres noms et beaucoup d’autres cultures, mais je crois que nous sommes amenés à être des modèles. Et nous devons être des modèles pour tous les autres. Il est si important que nous surmontions nos échecs le plus rapidement possible de façon à devenir Ses phares. Si vous avez des questions, je serais très heureux d’essayer d’y répondre. Oui, Madame ?

Q. Quand Sai Baba vous a demandé de démarrer le projet de l’hôpital, s’est-Il occupé de l’organisation, ou vous a t-Il laissé vous débrouiller ?

R. Je crois que nous étions environ une quarantaine à courir dans tous les sens, ne sachant où donner de la tête. Il est devenu très rapidement évident que nous ne pourrions nous rassembler ni faire quelque chose de valable sans Sa grâce. J’ai un caractère assez entier et quand Sai Baba me présenta la culture indienne, j’essayai de m’immerger dedans complètement. C’était très intéressant et j’ai appris des tas de choses ; Il me permit de foncer dedans comme une locomotive et puis, un jour, Il dit : «Tigrett, ça suffit, taisez-vous». Je dis : «O.K» Plus tard, Il m’expliqua, c’était très intéressant, Il me dit : «Le milieu dans lequel vous avez été élevé, votre famille, manquait d’harmonie, il n’y avait pas de cellule familiale et vous vous êtes rendu compte que si vous vouliez qu’il se passe quelque chose dans votre vie, vous ne pouviez compter que sur vous-même. Vous n’avez jamais appris ce qu’est une vie de famille. Cette expérience avec l’hôpital est, pour vous personnellement, l’occasion d’apprendre comment travailler en équipe. Chacun a son rôle à y jouer.»

Ainsi, nous courions dans tous les sens, mais il y avait aussi ces réunions qui duraient des heures, et Lui, Il disait : «Non, un peu plus à gauche, non mettez ça là, peignez ça en vert, ça en rouge, cela doit avoir douze pieds de large. Il était au courant d’absolument tout, de chaque détail dans ses moindres spécifications, Il était activement impliqué dans chaque aspect de la construction de l’hôpital, comme Il l’est d’ailleurs également dans son fonctionnement. Le fait que personne ne soit mort défie la médecine classique : on ne peut pas faire d’opération sans une propreté absolue, pourtant les opérations se font alors que l’hôpital est un chantier. Quand vous opérez, si une poussière où une saleté quelconque se dépose dans la plaie opératoire, il y aura infection et le patient risque de mourir. Je crois que le fait qu’Il passe plusieurs fois par semaine, pendant les opérations, Il va dans les services, dans les salles d’opération, je pense que Ses vibrations purifient l’atmosphère, de sorte qu’on peut dire que c’est un hôpital divin, c’est sûr, avec tout le temps qu’Il y passe, oui, Monsieur ?

Q. Pourriez-vous nous en dire plus sur les méditations ?

R. Tout en ayant conscience des autres dimensions et de tout ce qui peut s’y passer, je ne savais pas si je pourrais un jour intervenir à ce niveau. Aujourd’hui, je sais que nous pouvons apprendre, par la méditation, quantité de choses sur les autres dynamiques et ça vous rend humble de réaliser qu’il y a des choses bien plus dynamiques que vous-même ! Cela commença il y a quatre ans, Il me demanda de travailler avec Mme Krystal, Il nous réunit durant deux ou trois semaines. À chaque fois que nous méditions, ça durait environ quatre à cinq heures, puis, après deux ou trois semaines, Il nous disait d’arrêter. Je rentrais pour m’occuper de mes affaires et elle s’occupait des siennes. Puis Il nous réunissait de nouveau, et cela a duré quatre ans comme ça. Il nous demanda d’enregistrer ces voyages. Nous avons enregistré sur bande magnétique environ 400 de ces extraordinaires voyages dans les autres dimensions. Il a fait des commentaires et donné des explications à leur sujet. Et le plus intéressant est…que tout est simple, comme l’herbe qui pousse, si simple. L’inconnu fait peur à tout le monde, ce phénomène est tout à fait naturel, mais ce travail a signifié pour moi surtout qu’Il opère sur beaucoup de plans à la fois. C’est vraiment sublime de voir ça.

Je vais vous dire une chose, parce qu’il est évident qu’il est impossible de partager tout ça, moi-même j’ai du mal à comprendre mes propres expériences, le plus important est de savoir que chaque fois que vous pensez, vous dépensez de l’énergie, chaque pensée, même la plus petite. La pensée est même plus puissante que l’action, c’est pourquoi Il dit : «Surveillez vos pensées». Cela est si important parce qu’il s’agit d’énergie à l’état pur, d’énergie super puissante qui ne se dissipe pas comme ça. Elle se rassemble au contraire dans ce que Sai Baba a appelé dans notre monde le «plan astral», qui est le plan où se rassemble les formes pensées négatives. Exactement comme cette expérience russe dont je vous ai parlé, toute cette négativité, cette terreur négative qu’avaient les Russes, a créé une forme pensée, un monstre vivant et puissant qui les tenait en son pouvoir, qui les réprimait et les obligeait à rester là. La même chose se passe avec la concupiscence, la cupidité, la colère.

Au cours des yugas, tout cela s’est amassé en énormes formes vivantes, dynamiques, et aujourd’hui, quand vous vous mettez en colère, quand le désir charnel vous affole, quand vous éprouvez de la haine, quand ces choses-là arrivent, c’est comme si vous branchiez une antenne. Ces formes sont faites d’énergie humaine et se nourrissent de cette énergie, et si vous n’y faites pas attention, il peut arriver que vous dépassiez la ligne d’attraction et qu’elles vous asservissent. Alors, vous devenez leur esclave, elles vous gardent prisonniers de cet état d’esprit, concupiscent, coléreux. Elles vous gardent prisonniers de cet état d’esprit négatif, vous êtes leur nourriture, elles se nourrissent de vous-mêmes, aussi dément que cela puisse paraître. Un des buts du livre de Mme Krystal est de vous en informer. Il a été écrit pour vous montrer comment éviter ces choses et vous en protéger. Il a été écrit par Sai Baba et non par Mme Krystal. Il est le meilleur témoin et le rapport le plus juste que je puisse vous fournir de mon expérience en cette vie. Il faut que vous surveilliez vos pensées, c’est si important. Une dame est venue me voir cet après-midi et ma dit : «Je suis si en colère, je suis furieuse», cela la dévorait. Je pense qu’elle a pris contact avec une des fomes pensées négatives et que celle-ci la contrôlait. Tout ceci est vrai, très difficile à comprendre, mais c’est la réalité. Oui, Madame ?

Q. Comment est la forme pensée des États-Unis comparée à celle de la Russie?

R. Bon, vous comprenez, aujourd’hui l’énergie de Shiva agit principalement dans le monde. Pour qu’il puisse y avoir naissance, il faut qu’il y ait mort. Tout comme les fleurs meurent en hiver, pour permettre et préparer leur naissance. Tout comme dans notre vie, là où il y naissance, il y a mort. La vie est une partie d’un processus entier qui est la loi de la Roue. Pour que puisse naître un nouvel âge, l’ancien doit lui céder la place. Regardez ce qui se passe sur la planète en ce moment même. Les hommes détruisent la planète, la biosphère se dégrade de plus en plus. Son état est dramatique ! Cette conscience s’étend, non seulement en Amérique ou dans un seul pays, mais dans le monde entier. L’homme s’aperçoit progressivement qu’il a souillé son propre nid, et en conséquence il a besoin de se reconnecter à la nature et il se rend compte que la nature est lui-même. Nous faisons partie de la nature, la nature est Dieu, Dieu est partout.

Soudain, tout ceci nous apparaît comme un désastre complet et nous nous remettons en contact avec notre propre nature. Cette conscience de la dégradation de la biosphère autour de nous m’a incité à travailler avec des groupes concernés par l’environnement, en fait, j’ai même initié un groupe écologiste en Grande-Bretagne, appelé A.R.K. et je m’y suis beaucoup investi après la vente de mon entreprise. Je m’y suis beaucoup intéressé, j’ai passé pas mal de temps avec des gens de la NASA et d’autres organisations, j’ai ainsi pu voir le problème dans sa globalité. La communauté scientifique regroupant les meilleurs scientifiques du monde dirigée par Carl Sagan (le célèbre savant), s’est réunie lors d’une conférence à Moscou, et tout ce qu’il pouvait dire est que nous sommes condamnés. Cela m’a tellement remué que je suis allé voir Sai Baba et je Lui ai demandé : «Que va-t-il se passer avec la biosphère ? » Il me répondit : «Dieu permet à l’homme de détruire la terre. L’homme ne reviendra vers Dieu que quand il sera à genoux».

Cela se passe avec toutes les nations opprimées du monde entier. Regardez ce qui s’est passé, qui aurait cru que la Russie se libérerait de son joug, ou l’Europe de l’Est ou encore certains des gouvernements d’Amérique du Sud ou d’autres dictatures, n’est-ce pas, en si peu de temps ? Regardez ce qui se passe avec l’économie mondiale, nous avons tous pris la mauvaise direction. Nous croyons que le matérialisme va nous apporter le bonheur, et il est en train d’essuyer des échecs partout, l’économie mondiale est presque à genoux. Il doit y avoir mort pour qu’il puisse y avoir naissance. Le nouvel âge est là. Un nouvel âge de conscience, et je crois que nous avons de la chance d’être ici. Oui, Monsieur ?

Q. Nous en savons si peu sur la vie après la mort. Vous avez raconté que Sai Baba vous a sauvé quand vous étiez en train d’avaler votre langue, pourriez-vous nous dire exactement ce que vous ressentiez ?

R. Oh, la vie après la mort… Vous voulez dire la vie après l’illusion, n’est-ce pas? je peux seulement vous parler de mes propres expériences, mes deux expériences…Oui, vous voulez savoir comment est la vie après la mort, et ce qui s’y passe, je ne suis pas vraiment un expert en la matière, mais j’en ai eu certains aperçus, et j’en ai eu d’autres par méditation. C’était un état de béatitude totale, au-delà des cinq sens. Vous n’êtes donc plus attaché à rien. C’était dans un état de pur amour, on pourrait le décrire comme de l ‘électricité, mais c’était totalement paisible, c’était merveilleux, en fait, je n’avais pas spécialement envie de revenir à la vie, je crois qu’il y a un groupe qui l’a interrogé un jour et qui lui demanda : «Alors, c’est comment de revenir sur terre ? », il répondit : «C’est comme de se replonger dans ses égouts ! » Je n’ai aucun désir d’être dans le plan éthérique ou dans un autre plan, tout ce que je veux c’est me fondre en Baba de façon permanente. J’ai eu la visite de mes frères et en fait j’ai souvent des visites de l’au-delà, ils continuent à apprendre, l’apprentissage ne s’arrête pas, mais l’action est ici-bas. Ils sont tous impatients de redescendre sur terre, car le karma ne peut être brûlé qu’ici. C’est ici que ça se passe, dans cette dimension. Oui, Monsieur ?

Q. Vous avez dit que vous aviez incorporé les pratiques spirituelles dans votre entreprise des Hard Rock Cafés. Existe-t-il un livre ou des conférences sur ce sujet ?

R. Très bien ! La question concerne la mise en pratique de la discipline spirituelle de Sai Baba dans la vie professionnelle, non je n’ai pas écrit de livre là-dessus et j’espère que Swami ne me le demandera jamais. Ce que je fais, eh bien, je pratique ! Je pense que quiconque a une entreprise, peu importe sa nature, même s’il y a des gens qui disent : «Eh, ce type n’est pas un fidèle Sai, il tient un bar ! » Ou bien un autre qui dit : «Ce n’est qu’un balayeur de rues», ou cet autre : «Il n’est que charpentier, il ne peut rien faire de grand.» Ceci est absurde, ce n’est absolument pas ça qui est important ! L’important est de savoir comment vous le faites. Le travail est une célébration, tant que vous le faites «dharmiquement», pensée juste, action juste, vous êtes dans la pratique spirituelle. Je devais me retirer de mon affaire car elle était en train de m’épuiser, mais Sai Baba m’a remis au travail…

Il vient de me faire la faveur de me confier un projet et je suis actuellement en train de mettre en place un certain nombre de boîtes de rythm’n blues qui s’appelleront «House of Blues», trois d’entre elles doivent ouvrir bientôt , avant la fin de cette année, et je n’arrive pas à croire qu’Il veut que je recommence. Vous comprenez, assez, c’est assez ! Mais Il m’a dit que les choses doivent se faire suivant le dharma. Le Hard Rock Café n’était qu’une école. «Vous avez obtenu votre diplôme, Tigrett, de justesse», me dit-IL. «Maintenant, il faut passer à l’étape supérieure.» Je n’ai pas besoin de tout réapprendre, cependant ce que je fais cette fois, je le fais de manière complètement différente. La première fois, je l’ai fait avec le cœur et probablement avec moins d’esprit.

C’est tellement important, la méditation qu’il y a deux méditations que j’aimerais vous donner aujourd’hui. Swami m’a dit récemment qu’Il est Tout. Il est tout action, Il est la puissance de la Kundalini. La Kundalini, cette action divine est une force créatrice incroyable. Elle est comme un train de marchandises, si les deux aspects, masculin et féminin, ne sont pas équilibrés, elle déraille. «C’est la cause des guerres», me dit-Il. Vous comprenez, il y a trop de pensée masculine. Il faut une combinaison de la tête et du cœur, il faut un équilibre. Nous sommes tous déséquilibrés, nous sommes généralement trop l’un ou trop l’autre, nous avons tous un aspect masculin et un aspect féminin, yin et yang, ce n’est pas nouveau ! Il nous faut constamment rester vigilant à les équilibrer. Il nous a donné, il y a quelques années, à Mme Krystal et moi-même une méditation. Il m’a récemment répété qu’elle est la plus importante de toutes. On l’appelle la «méditation de l’arbre». En fait, cette méditation a toujours été d’une importance primordiale, dans toutes les cultures, à commencer par le christianisme. Elle est toute simple, la voici.

Vous vous asseyez dans un endroit calme, en lotus ou dans n’importe quelle position qui s’en approche, et vous vous imaginez en arbre. Votre arbre préféré, peut-être un chêne. Puis vous imaginez qu’au-dessus de vous se dressent les branchages de cet arbre, vers le ciel. Au-dessous de vous, vous imaginez les racines qui plongent profondément dans notre Mère la Terre, en fait, elles sont comme une réplique des branches. Maintenant, vous puisez l’énergie. Les branches dans le ciel représentent le père, les racines la mère, la Mère divine. Inspirez cette énergie. D’abord vous vous imaginez puisant l’énergie à travers les branches jusque dans votre corps, puis vous exhalez, car l’énergie doit prendre sa place. Quand vous puisez de l’énergie divine, elle remplace quelque chose. C’est une méditation très importante, probablement la plus importante pour cet âge, et quand vous exhalez, vous rejetez tout ce qui a cédé la place à l’énergie nouvelle, tout ce qui est devenu inutile. Vous inspirez et vous expirez, et quand cela est fait, vous passez aux racines. C’est la Mère divine, c’est le Yin, et vous puisez l’énergie divine par les racines. Comme ça, l’énergie se fera, vous puisez l’énergie et vous exhalez ce qui est inutile. Ensuite, vous faites les deux en même temps, vous puisez l’énergie à la fois par en haut et par en bas. Quand vous aurez pratiqué cet exercice, vous serez stupéfait de la puissance que vous ressentirez tout en étant en harmonie avec vous-même. Il me dit que cette méditation est la plus importante que vous puissiez faire.

Il y a aussi une autre méditation que je pratique tous les jours depuis qu’Il me l’a indiquée. Je ne sais pas si elle vous intéressera, mais j’ai l’impression que je dois vous la livrer. Je Lui demande cinq choses, Il vient de m’en donner une sixième. D’abord je Lui demande de penser à travers moi, et en même temps, j’inspire. La respiration, le prânâyâma, est si importante. Je Lui demande de penser à travers moi. Je Lui demande de ressentir à travers moi. De nouveau, nous retrouvons la tête et le cœur. Je Lui demande de parler à travers moi. Je Lui demande d’agir à travers moi. Je Lui demande d’aimer à travers moi. C’est le yin et le yang, le cœur et la tête. Parler est le résultat de l’équilibre entre ces deux énergies. Il y a peu, Il me demande d’ajouter à cela : «Respirez à travers Moi.» C’est une méditation très très importante. Voilà ce que je peux vous donner aujourd’hui, ces deux méditations qui m’ont aidé à progresser sur le chemin, bien que je ne puisse pas prétendre être très avancé. Elles vous aideront aussi, de toute façon. Une autre question ? Oui, Monsieur ?

Q. Expirez-vous par le nez ?

R. Non, expirez par la bouche, et ce que vous devez rejeter est, bien sûr, tout ce qui est négatif. Toute énergie inspirée comme une source divine remplace quelque chose dans votre corps. Ce quelque chose doit être chassé. Imaginez-vous expirant toutes les choses négatives et inutiles, c’est très important. La concentration est tout, et je sais que nous avons tous des problèmes de concentration. En méditant, à la maison, mon mental va par ci, par là, partout. Continuez. J’ai du mal chaque jour, mais avec le temps, avec ces exercices, cela devient plus facile, c’est comme de voir Dieu dans chaque individu, de Le voir derrière la personnalité, bientôt vous verrez Dieu partout. Oui, Monsieur ?

Q. Vous avez évoqué les formes pensées négatives et les formes pensées positives. En pratiquant les exercices, peut-on dire que quand on médite, on essaye de se concentrer sur l’une de ces formes pensées au détriment de l’autre jusqu’à ce que nous obtenions la libération en nous étant débarrassé de celle qui est négative ?

R. Eh bien, vous tendez apparemment, de plus en plus, vers les pensées positives. Pour pratiquer cela, il nous faut conquérir les cinq sens, qui nous induisent à la concupiscence, à la cupidité, à la colère, à la jalousie, à la haine et tout ça. La prière, la méditation remettent l’énergie dans le bon sens et permettent de se connecter à Sa véritable nature. En faisant quelque chose de positif, vous écartez ce qui est négatif. À vous de choisir, comment passez votre temps ! Oui, Monsieur ?

Q. Comment trouver la paix et l’harmonie alors que le monde entier se morcelle, que la famille éclate un peu partout ?

R. Ah, bien, ça prendrait un certain temps de répondre à cela ! Je crois réellement que nous avons des milliers de vies derrières nous et probablement encore quelques unes devant. Il faut que vous compreniez qu’une fois que vous êtes conscient de la réincarnation, et je pense qu’il est nécessaire d ‘en arriver là, que vous compreniez bien comment se passent les choses. Une fois que vous êtes conscient que ce n’est pas la première fois que vous êtes ici et qu’il y a des chances pour que vous reveniez, alors d’une autre vie, que cette personnalité, Isaac comparée à la totalité de toutes ces expériences n’est rien, absolument rien, cela n’a plus aucune importance. Oui, Madame ?


Q. Est-ce que Baba parle du nouvel âge et de ce qui se passe actuellement en relation avec la Bible et l’Apocalypse, pour montrer que les choses sont réellement en train de changer ?

R. Il y a environ un an, Il nous a encore fait méditer ensemble, Mme Krystal et moi-même. Nous faisons cela parce que nous nous sommes très mal comportés dans une vie antérieure et ceci est une occasion de nous racheter. Nos énergies s’équilibrent d’une façon ou d’une autre, je ne comprends pas pourquoi, mais Sai nous a dits : «Vous n’avez pas besoin de comprendre, contentez-vous d’agir.» Il nous amena près d’un gouffre. C’était un genre de crevasse, qu’en dire de plus, il y avait quelque chose de l’autre côté et Il dit : «Tournez-vous et regardez derrière vous.» Nous nous sommes retournés et là, devant nous, se trouvaient toutes les vies humaines, toutes les expériences humaines depuis le début des temps. Chaque âme avait trois chaînes, l’une était l’ascendance paternelle, l’autre l’ascendance maternelle et la troisième la chaîne karmique. Il dit alors : «Regardez de l’autre côté.» Je sais que vous allez penser que je raconte des histoires à dormir debout, mais ce sont des faits que je vous rapporte. Nous avons regardé de l’autre côté et Il dit : «Au-delà de cette crevasse se trouve le nouvel âge. Rien d’ancien ne peut entrer ici, il faut couper toutes les chaînes avant de pouvoir passer de l’autre côté.» Vous savez, je crois que c’est le processus qu’Il propose à tous ses disciples. Je crois que nous avons la chance, et que nous l’aurons aussi dans le futur, de pouvoir aider d’autres âmes à passer de l’autre côté et je crois que c’est une des raisons pour laquelle Il a créé la famille Sai. Oui, Madame ?

Q. Baba est-il vraiment partout ?

R. Je pense qu’il y a des fidèles dans le monde entier qui ont vécu des expériences simultanément. Tout ce que je peux vous dire, bien que cela soit difficile à comprendre, c’est que, en ce qui me concerne, mon expérience ne me laisse aucun doute. Pour illustrer cela, laissez-moi vous raconter une petite histoire au sujet de mes amis appelé Gary Bell. Comme vous le savez, nous essayons tous de convaincre certains de nos amis de venir voir Sai Baba et, dans ce but, nous parlons de Lui. Cependant, en me remémorant ces dix-sept dernières années, j’ai compris que seul Baba appelle les gens à venir ici. Il dit : «Personne n’entre dans ce lieu à moins que je ne l’ai décidé», Bref, ce type, dont je connaissais la spiritualité mais que je n’avais jamais tenté de convaincre, me téléphona, alors qu’il sortait de je ne sais où. Nous allâmes à Puttaparthi où nous restâmes deux semaines. À la fin du séjour, durant une nuit où ce gars ne cessait de faire les cent pas d’un air inquiet, je lui demandai : «Qu’est-ce qui ne va pas ?. Il me répondit : «Eh bien, je sais que c’est un être divin, qu’Il a d’immenses pouvoirs, je comprends tout ça, mais cette histoire d’omniprésence…je ne parviens pas à admettre qu’on puisse être partout à la fois. Ca ne rentre pas, c’est tout». Je me mis alors à lui parler de mes deux expériences, celles qui m’avaient fait frôler la mort et au cours desquelles Baba était apparu pour me sauver. Je lui avouai que j’avais beau avoir vécu ces deux expériences, mon esprit ne parvenait toujours pas à comprendre cette omniprésence, cette faculté d’omniprésence. Ce gars était vraiment préoccupé, mais il finit par s’endormir. Vers trois heures du matin, il me réveilla : «Isaac, tu ne vas pas me croire, me dit-il, je viens de faire un rêve, mais ce n’était pas un rêve, c’était comme en vrai. Sai Baba venait ici, mon père et ma mère étaient assis sur une chaise, là , et ma femme et mes deux enfants, là-bas. Il matérialisait un collier qu’il me passait au cou puis me faisait tout un cours sur l’illumination…C’était incroyable ! C’était renversant ! Il faut que je te dise que…». Je lui répondis : «Mais oui Gary, c’est très beau, rendors-toi…».

Le lendemain matin, nous nous levons, nous allons au Darshan, et voilà que Baba vient vers nous et nous dit : «Vous deux, entrez ! ». Nous entrons et nous asseyons à ses pieds ; Il se tourne alors vers Gary Bell et lui dit : «La nuit dernière vous avez rêvé de moi. Votre père et votre mère étaient assis par ici, et votre femme et vos enfants par là. J’ai matérialisé un collier pour vous, puis je vous ai fait un cours sur l’illumination. Vous étiez si excité que vous vous êtes réveillé, vous avez réveillé Tigrett pour lui raconter…Je le sais, j’étais là…Oui, Monsieur ?

Q. Vous avez dit tout à l’heure que nous avons des accès de colère et que cela créé des formes pensées négatives. Peut-on faire quelque chose pour aider quelqu’un qui traverse un tel moment ?

T. Je vous conseille de lire le livre de Mme Krystal. Je dis le livre de Mme Krystal mais en fait il s’agit du livre de Sai Baba. «Coupez les liens qui vous enchaînent» et «Coupez encore plus les liens qui vous enchaînent» sont deux exercices spirituels très importants. Les symboles de ce livre sont très faciles à comprendre et à utiliser. Ce sont des formes pensées divines. Elles sont aussi puissantes que toutes les expériences que je n’aurais jamais pu vivre. Elles sont créées par l’Être divin. Elles sont siennes et comme il le dit «une nouvelle connaissance pour un nouvel âge». Cela fait maintenant quatre ans que je travaille. Lorsque j’ai commencé tout ça, je ne savais pas dans quoi je me lançais. Le plus fantastique a été de voir les résultats de ce travail, mais même cela demande un effort. Oui, Monsieur ?

Q. Vous avez dit, il y a quelques semaines, que la forme que l’on donne aux dieux durant la méditation n’était pas très importante. Est-il nécessaire que ces dieux aient une forme ?

T. Cela n’a aucune importance. Comme Sai Baba l’a dit lui-même : «Ne me suivez pas, suivez le Dieu que vous vous êtes choisi, mais suivez-en aussi les enseignements». Il est important pour les êtres humains de pouvoir visualiser leurs croyances et ce dont est capable leur Dieu. C’est comme ça depuis la nuit des temps. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’il faut suivre le Dieu qu’on s’est choisi, quel qu’il soit, mais surtout qu’il faut suivre ses enseignements. Les enseignements sont les mêmes partout ; c’est une chose de coller des photos partout et de dire des choses comme «Sai Ram», c’en est une autre de suivre les enseignements, de les appliquer dans sa propre vie, et c’est ce qu’Il attend de nous. Oui, Madame ?

Q. (inaudible) T. Madame voudrait qu’on lui parle de la méditation et de la façon dont il faut s’y prendre, et je suis sûr que l’une des choses que la famille Sai devrait faire, c’est justement d’enseigner cette technique. Organisons des cours pour les gens qui veulent apprendre. Cela m’a pris dix-sept ans pour grimper le premier barreau de l’échelle. C’est important de posséder une méthode. Sai Baba nous parle tout le temps de SOHAM dans ses discours. Lorsque vous respirez, vous devez produire mentalement le son SOOOOOOO-HUUUUUUUM. Votre respiration est un mantra. Beaucoup de mystiques croient que nous sommes nés sur cette planète avec une horloge karmique, avec un certain nombre de respirations et que, lorsque nous prenons notre dernière respiration, nous nous remettons en route…Maintenant, il faut bien comprendre que votre respiration est un mantra, que c’est une méditation en soi, mais que pour ça, il est nécessaire de se concentrer intérieurement sur elle. C’est si simple que vous pouvez le faire pendant vos temps libres, vos déplacements ou pendant toute autre activité.

Q. Y-a-t’il une durée déterminée pour la méditation de l’arbre ?

T. La méditation de l’arbre prend environ deux ou trois minutes. C’est extrêmement simple et pourtant très important.

Q. Les progrès scientifiques menacent cette planète depuis très longtemps ; sommes-nous en train d’atteindre le point critique, où gâchons-nous cette Terre de tant de manières différentes que nous risquons de la rendre inhabitable pour l’homme dans cette vie, ou dans des vies à venir ? Est-il trop tard ou peut-on encore agir ?

T. Il faudra vous contenter de ma conviction personnelle à ce sujet. Je ne peux pas parler pour Sai Baba et je ne parle pas pour Sai Baba. Ce que je peux dire, c’est que je ne suis pas du tout découragé par cette situation car elle pousse les gens vers leur vraie nature plutôt que de les laisser dans l’ignorance de ce qui se passe, comme cela a été le cas dans le passé. Oui, c’est un problème décourageant et oui, le problème de la couche d’ozone va modifier notre mode de vie. Et je crois qu’il va devenir plus crucial en ce sens qu’il va devenir plus conscient. Sai Baba m’a dit : «Dieu permet à l’homme de détruire la terre. L’homme ne reviendra vers Dieu que lorsqu’il sera à genoux». Et c’est pourquoi Il nous fait naître.

Q. J’aimerais savoir pour qui nous devrions voter ?

T. Hourra ! Eh bien, votez pour le changement. J’ai voté pour lui…justement parce que ce n’est pas un homme politique !

Q. Pourriez-vous nous ré expliquer la méditation de l’arbre ?

T. La méditation de l’arbre ? Oui bien sûr, c’est très facile comme méditation. Je me lève tous les matins à six heures pour la faire. Installez-vous dans un endroit bien tranquille, imaginez que vous êtes un arbre, votre arbre préféré. Vous êtes carrément le tronc de cet arbre.

Q. Est-ce qu’on peut la faire maintenant ?

T. Bien sûr, si vous voulez. Est-ce que vous voulez que nous la fassions tous ensemble ?

R. Oui, oui.

T. Ah, Swami, aide-moi ! O.K., que tout le monde s’installe confortablement maintenant, aussi bien que possible. La première chose que je voudrais vous faire faire est ce que Sai Baba m’a toujours fait faire avec les groupes. J’aimerais que vous imaginiez tous que Sai Baba est au-dessus de cette pièce, qu’il plane au-dessus de nous, regardant tous nos visages heureux. Imaginez qu’il y a un ruban de couleur, visualisez votre couleur préférée pour ce ruban et imaginez que vous le tenez dans votre main et qu’il conduit à Sai Baba qui tient tous les rubans dans sa main droite. C’est votre lien avec Lui. Maintenant, demandez-lui, chacun d’entre vous personnellement, de vous envoyer le ruban dont vous avez besoin, car Il sait ce dont chacun, ici présent a besoin. Vous inspirez véritablement cette énergie qui descend du ruban vers chacun d’entre vous et vous expirez ce qui est de trop. À présent, nous devons tous le remercier de nous avoir donné à chacun individuellement ce dont nous avions besoin.

Maintenant, relaxez-vous tous un moment et essayez d’imaginer que vous êtes cet arbre extraordinaire ; peut-être l’avez-vous vu dans votre enfance, vous alliez peut-être jouer dedans, c »était votre endroit préféré, vous et vos amis alliez là-bas. Imaginez cet arbre magnifique, c’est un symbole ancien et familier pour chacun ici. Maintenant, vous êtes appuyé contre cet arbre, vous êtes assis par terre, adossé contre cet arbre qui devient une sorte de prolongement de votre colonne vertébrale. Imaginez que vous flottez dans cet arbre, votre tronc devient le tronc de cet arbre.

À présent, imaginez les branches au-dessus de vos têtes, toutes conduisant au Père divin, tout ce branchage au-dessus de vos têtes, lié au tronc de l’arbre que vous êtes devenu. Visualisez maintenant sous vos pieds, dans la terre fraîche, les racines qui produisent en fait les branches et qui pénètrent profondément dans la terre, la Terre Mère, la Mère divine. À présent, parlons avec cette Mère divine et gonflons-nous de l’énergie qu’elle nous envoie par ses racines. Inspirez profondément et sentez cette énergie qui pénètre par vos pieds et qui remonte dans tout votre corps. Quand vous expirez, vous rejetez par la bouche toute la négativité, toutes les choses inutiles que l’énergie divine vient remplacer. Continuons cet exercice pendant un moment.

A présent, concentrons-nous sur le branchage et demandons au Père divin de faire descendre son énergie dans ces branches et inspirons cette énergie, sentons là pénétrer dans notre corps via ce branchage. Tout ce qui compte, c’est la concentration. Maintenant, alternons avec tout d’abord le Père divin et les branches, inspirons l’énergie, et inversons ensuite le système en inspirant l’énergie d’en bas. Revenons au Père divin, concentrons-nous, et passons de l’un à l’autre. Sentez la puissance brute de cette énergie. Maintenant, concentrons-nous bien et puisons en même temps l’énergie de ces deux sources. Très bien, revenons lentement dans cette pièce de Pennsylvanie. Il est très important que vous refassiez surface tout doucement et que vous rassembliez vos esprits. Remuez un peu vos mains et vos pieds, assurez-vous que vous êtes tous de retour ici.

Ceci est l’équilibre entre le Yin et le Yang, entre le Père divin et la Mère divine. C’est lorsqu’il y a rupture de cet équilibre que les problèmes surgissent. Oui, Monsieur ?

Q. Pourquoi vous a-t-il choisi ?

T. Vous savez, je me pose chaque jour la question. Ce fut un véritable casse-tête pour moi pendant des années. Au début, je me suis demandé pourquoi Il ne m’avait pas choisi pendant quinze ans, et puis lorsqu’Il m’a entraîné avec Lui, il y a quatre ans, ça été phénoménal, je veux dire qu’Il ne m’a laissé aucun répit. Il nous a tous choisi. Je vous le répète, cette idée d’être quelqu’un de spécial est stupide. Nous accomplissons tous la tâche que nous nous sommes donnée, quelle qu’elle soit. En fait, Il m’a ramené au point précis où je me suis embrouillé. Il m’a ramené dans une vie antérieure où j’ai abusé du savoir ancestral que je possédais. C’est dans cette vie-ci qu’on m’a donné la possibilité de réparer le mal que j’ai fait à ce moment là. Oui, Monsieur ?

Q : Est-ce qu’il est offert à tout le monde de traverser l’abîme ?

T : Oui, bien sûr. Tout le monde reçoit cette chance. C’est à vous de voir.

Q : (Inaudible) T : Oui, ce qu’Il m’a montré, c’est que toutes les dimensions sont faites de son, de lumière et de couleur. La couleur est partie intégrante de la lumière. En fait, Il m’a appris à modifier la fréquence de mes vibrations. C’est ce qui se passe chaque fois que vous pénétrez dans une autre dimension. C’est en réalité Lui qui l’a fait pour moi. Une fois, Il m’a montré comment Il pouvait se projeter dans plusieurs endroits en même temps, et Il m’a permis de me projeter simultanément dans cinq lieu en en ayant conscience. Tout cela se fait grâce au son et à la lumière. Ce sont les matériaux de notre propre corps et de chaque dimension. À part cela, je ne sais pas grand chose. C’est tout ce qu’Il m’a expliqué. Oui, Monsieur ?

Q : En ce qui concerne les couleurs, vous avez parlé de son, de lumière et de couleur. Est-ce que les couleurs et les textures peuvent avoir un effet sur nous ?

T : Oui, j’en suis convaincu. Je l’ai moi-même constaté : il y avait un objet, dont Il m’avait demandé de prendre soin pour Lui pendant quelques temps, dans lequel tous ces être divins mettent le son, la lumière et la couleur. Je crois que les couleurs du Mandir sont des couleurs très psychiques, je crois qu’elles font partie d’une vibration. Oui, Monsieur ?

Q : Si vous créez la bonne forme pensée pendant une méditation, pouvez-vous modifier votre taux de vibration et vaincre la maladie ?

T : Absolument, sans aucun doute. Vous voulez savoir si c’est possible de guérir d’une maladie grâce à la méditation ? D’après les quelques expériences que j’ai vécu avec Lui, je sais que la maladie est principalement due au karma. Il m’a dit que le cancer, par exemple, est directement lié au karma. Bien sûr, certaines maladies et certains problèmes n’ont rien à voir avec le karma. Et je pense que l’on peut changer ces choses-là. Mais nous devons subir notre karma. Je serais ravi d’être infirme si je savais pourquoi. J’aurais envie de surmonter ce handicap pour progresser.

Q : Devons-nous attendre notre prochaine vie pour évoluer ?

T : Il n’y a pas à attendre, c’est maintenant que vous avancez. Tout dépend de la vitesse à laquelle vous voulez aller !

Q : Nous avons tous tendance à nous tourner vers la médecine homéopathique et voilà qu’Il construit un hôpital allopathique ! Comment expliquez-vous cela ?

T : C’est très drôle que vous parliez de cela car je suis aussi très partisan de l’homéopathie qui fait partie des anciennes méthodes de guérison et de l’ancienne sagesse. Et, lorsque nous avons commencé à faire le planning médical, je Lui ai demandé si les ailes de l’hôpital, les bâtiments situés de part et d’autre de l’hôpital, allaient en faire partie. Il m’a répondu qu’elles en feraient partie à l’avenir. On sait tellement peu de choses sur l’homéopathie actuellement, on ne sait rien tant qu’elles n’ont pas été prouvées. En attendant de comprendre pleinement de quoi il s’agit, les groupes de personnes qui s’investissent dans les aspects éloignés de l’homéopathie jouent jusqu’à ce qu’ils prouvent à la science qu’on peut la mettre en pratique sérieusement. Je crois que, actuellement, nous n’avons même pas touché la surface de ce qu’est l’homéopathie. Mais bon, il a dit qu’à l’avenir, l’une des ailes sera consacrée à quelques-unes des méthodes de guérison méconnues.

Q : Lorsque vous dites «à l’avenir», vous voulez dire à la fin de ce siècle ?

T : Je n’en sais rien. C’est un projet de mille ans ! …. Oui, Monsieur ?

Q : Au cours de la méditation de l’arbre pendant laquelle vous passez de la Mère divine au Père divin en inspirant et en expirant, avez-vous atteint le stade où tout cela s’arrête et où vous parvenez d’instinct à un autre niveau de conscience ?

T : C’est très important d’avoir une méthode, cela fait partie du processus qui vous fait entrer en relation avec votre nature supérieure. Il faut sans cesse tomber dans un système, une vision, une aide visuelle. Je trouve que c’est très important. Cela vous arrivera en temps voulu. Personnellement, j’ai eu la chance d’être envoyé dans un niveau de conscience supérieure par Sai Baba à quatre occasions totalement différentes et pour le moins étranges. Mais je suis sûr qu’il y a ici des gens qui excellent en ce domaine, plus que je ne le pourrai jamais dans cette vie. Je pense que ce sont des techniques plus simples que Sai Baba voudrait répandre dans la communauté Sai. Oui, Monsieur ?

Q : Que dit Sai Baba à propos de l’auto motivation et de la Sadhana ?

T : Je ne comprends pas, avez-vous du mal à vous motiver ?

Q : J’oublie tout le temps ce que je dois faire.

T : Eh bien, le fait que vous oubliez sans cesse, j’ai le même problème et je suis sûr que la majorité des gens qui se trouvent dans cette pièce également. Le fait que vous en ayez conscience est déjà un premier pas. C’est dur de mettre quelque chose dans sa vie chaque jour. C’est pour cela que le temps est si important. Réservez un moment pour faire quelque chose. L’ego cherche à nier l’existence de Dieu. Nous savons que nous devrions aller aider quelqu’un mais l’ego nous dit : «Ne t’inquiète pas, quelqu’un d’autre s’en chargera». Vous savez que vous ne devriez pas manger quelque chose parce que vous avez eu suffisamment à manger et que vous êtes bien nourri mais vous vous dites «J’en veux encore, j’en veux encore». Je veux dire qu’il faut tout le temps faire attention, mais ça m’a pris des années avant d’être aussi conscient que vous en ce moment, croyez-moi, car j’ai la tête la plus dure que Dieu ait jamais posée sur une paire d’épaules. Ça m’a pris des années pour remplacer mes vieilles habitudes par de meilleures ; continuez, maintenant. Oui, Monsieur ?

Q : Cela sert-il à quelque chose d’essayer d’intervenir lorsque quelqu’un est prêt à abandonner ? Cela sert-il à quelque chose de tenter de l’aider ? Je pense à un parent, un ami ou à n’importe qui d’autre.

T : Eh bien, nous avons tous des êtres qui nous sont chers et des amis que nous adorons, nous voyons tous des gens souffrir, nous avons tous envie de les aider, nous sommes tous très attachés ; et l’aide fait aussi partie des enseignements de Sai, aider ceux que nous pouvons aider et beaucoup de gens peuvent être aidés. J’étais l’un d’eux à une époque. C’est une chose de leur offrir un tremplin, c’en est une autre que de leur donner un oreiller sur lequel se reposer et végéter. C’est à ça, en fait, qu’il faut faire extrêmement attention. Autrefois, je faisais cela avec de l’argent, j’avais terriblement honte d’avoir de l’argent, alors je le distribuais aux gens, à toutes sortes de gens. Et j’ai fait beaucoup de mal de cette façon. Sai Baba me l’a répété encore et encore, vous devez gérer convenablement les choses qu’il vous offre, y compris la possibilité d’aider les autres. Vous savez, il faut bien réfléchir. Le fait que vous soyez à l’écoute de quelqu’un et que vous lui donniez de l’amour, c’est comme si vous le fécondiez pour ainsi dire avec l’amour de Dieu ; c’est plus important que l’aide que vous pourriez lui apporter, je crois. Comme Sai Baba l’a dit : «Oubliez la nourriture terrestre pour ces gens, donnez leurs une nourriture spirituelle». C’est l’aide véritable que vous pouvez apporter à quelqu’un.

Q. Vous dites que le but ultime est la fusion avec Baba. Je ne comprend pas, Baba est déjà avec nous et en nous.

T : Eh bien, j’aimerais pouvoir penser à Sai Baba dès que je me réveille et à rien d’autre. J’aimerais pouvoir prendre conscience de ce Baba intérieur, du fait que je ne suis pas Isaac, que je suis Lui. Je veux dire que c’est une vieille pratique qui date des temps les plus mystiques au début de l’existence de cette planète. Ce n’est pas important de comprendre, à partir du moment où vous sentez que c’est quelque chose que vous pouvez atteindre. Ce qui importe c’est que vous adoriez tout ceux qui vous entourent. Oui, Madame ?

Q; Je suis curieuse à propos de votre réponse concernant l’attitude à avoir dans le monde des affaires comme, par exemple, lorsqu’on a le sens des affaires, on peut réussir et gagner de l’argent ; et je comprends que l’on puisse dédier l’argent à Dieu et le travail qu’on y investit. Mais, je ne comprends pas qu’en se consacrant à une affaire pour qu’elle réussisse, on puisse réussir en refusant de vivre dans le monde et en limitant ses désirs.

T : Je pense que cela revient aux fruits de nos efforts. Si vous Lui dédiez l’action et le moment, les fruits Lui appartiennent, tout Lui appartient. C’est plutôt dur, il m’a fallu des années pour bien comprendre cela. Au début, c’est venu tout seul parce que je pense que l’argent est secondaire lorsque vous faites ce que vous aimez faire. Pour moi, c’est tout en bas de la liste. Pour d’autres, c’est la première chose, j’ai eu le bonheur de vouloir faire quelque chose de grand et d’apporter de la joie aux gens, j’aime bien m’occuper d’une entreprise dans le service public et l’argent était juste quelque chose qui coulait de dessous la machine. Les fruits ne sont pas plus importants, c’est l’action qui compte, votre façon de faire. Baba m’a dit : «Tigrett, je veux que vous fassiez cela», il a béni ces projets lorsque je les lui ai montrés. Je me suis dit : «Mon Dieu, pourquoi les lui ai-je montrés ? Je ne sais vraiment pas pourquoi je le fais» ; mais il me dit : «Faites-le, mais faites-le dharmiquement ; avec droiture dans l’action et la pensée». C’est ça qui est important parce que vous êtes un phare pour lui. Dans ce monde, vous influencez la vie de tous les gens, j’ai compris que le Hard Rock Café n’était rien d’autre qu’un tremplin pour la plupart des jeunes. Ils vont se tourner vers d’autres emplois et d’autres choses. Je voulais leur inculquer des valeurs morales dans leur travail, je voulais leur donner, vous savez, une croyance en eux-mêmes pour les élever spirituellement. C’est devenu la chose la plus importante pour moi dans mon industrie, parce que je touchais tellement de jeunes. Il fallait que je leur donne quelque chose qu’ils puissent emporter, c’était ma responsabilité dans mon travail. Tout le reste appartenait à Sai Baba. Oui, Madame ?

Q : Baba a – t ’il déjà parlé du sida ?

T : Non, il ne m’a jamais rien dit à ce sujet.

Q : Pouvez-vous dire comment un jeune qui entre dans un Hard Rock Café peut en ressortir avec un système de valeurs en plus ?

T : Ah, ha, ha. Et bien, j’étais le patron. Qu’il s’agisse d’un Hard Rock Café, d’une quincaillerie ou de tout autre entreprise, cela ne fait pas la moindre différence. J’avais 250 employés, des jeunes qui travaillaient pour moi dans chaque Hard Rock Café, et il y en avait des dizaines dans le monde entier. J’ai commencé alors que j’étais très jeune. J’ai eu la chance d’avoir des parents pleins de moralité qui m’ont éduqué d’une façon dont j’ai réalisé qu’elle avait de l’importance, sinon je n’aurais pas gardé cette moralité. Tout d’abord, quand j’ai lancé mon affaire, j’ai embauché des jeunes qui venaient d’autres restaurants. Et ils apportèrent avec eux leurs mauvaises habitudes. Peut-être leur ancien patron était-il un fils de qui vous s’avez et ils pensaient normal de le voler, alors ils se servaient chez moi. Je voyais ces jeunes de dix-huit ou dix-neuf ans arriver et dire à leurs copains : «C’est chouette, on peut voler, pas de problème». J’ai tout appris. Soudain, j’ai réalisé que ma responsabilité était de les éduquer, ici. Pour la plupart, c’était leur premier emploie, je sentais qu’il fallait que je leur inculque une sorte de moralité dans leur attitudes. Cela ne servait à rien d’avoir toute cette entreprise si elle ne permettait pas d’enseigner quelque chose. Je sais que beaucoup de personnes disent : «Comment le Hard Rock Café peut-il être un centre pédagogique ? ». Eh bien, tous les endroits le peuvent. Sai Baba est partout, il n’exclut aucun lieu.

Q : Vous avez dit que vous avez vendu le Hard Rock Café. Alors est-ce qu’il fonctionne toujours selon les mêmes principes, est-ce que vous avez toujours un œil sur lui ?

T : Non, Madame, cela ne me concerne plus. Mais je suis sûr que l’esprit que Baba y a mis est toujours là. D’ailleurs, il y a encore des photos de lui dans chaque établissement, je crois qu’ils ont terriblement peur de les retirer. Mais elles n’y seraient pas si ce n’était pour une raison précise décidée par Baba. Je sais, qu’il y a encore quelque fidèles qui travaillent pour cette société. Oui, Monsieur ?

Q : Que mettez-vous dans la jatte que Baba vous a offert ?

T : C’est un vase, mais il sert généralement de vide poche pour la menue monnaie et les stylos, et de corbeille pour les lettres que ma femme y jette de temps en temps. C’est un vase, voilà ce que c’est et je le répète, c’était juste un symbole. Oui, Monsieur ?

Q : Il y a des gens qui essaient de méditer et qui s’endorment…

T : J’en fais partie !

Q : Ils ont dormi nuit et jour avant d’essayer de méditer mais, après dix minutes, ils s’endorment à nouveau.

T : J’ai découvert deux méditations intenses dont l’une est le GAYATRI mantra qui se fait mentalement. C’est un mantra très complexe, mais très puissant. Sai Baba a dit que c’était l’un des mantras les plus puissants. Il demande tellement de concentration qu’il peut vous tenir éveillé. L’autre, c’est le SOHAM, que Baba nous a donné et il y a aussi la répétition des vingt et un OM. Ils sont vraiment fantastiques. L’idée est de commencer la journée en la dédiant à Dieu et en entrant en contact avec notre Conscience Supérieure, notre vraie personnalité. Tous les types de méditation conviennent pour l’une ou l’autre personne, mais la plupart sont identiques quant au résultat. Mais c’est à vous de rester éveillé.

Q : Peut-on aussi prononcer OM à voix haute ?

T : Bien sûr, tout comme nous le faisons pendant OMKARA à Puttaparthi. Je considère OMKARA comme étant la plus belle partie des cérémonies se déroulant là-bas, ainsi que la méditation des occidentaux qui a lieu juste après le Darshan, pour ceux qui ont eu la chance d’y aller. Après les Bhajans, excusez-moi. J’ai fait des méditations fantastiques là-bas, et OMKARA est tout simplement vivifiant. Oui, Monsieur ?

Q : Pouvez-vous nous parler du OM ?

T : Oh, je suis persuadé que beaucoup de gens ici sont des experts en la matière. Le OM commence au fond de la bouche et se déplace lentement vers les lèvres pour finir en MMMM, tout comme un avion se déplaçant et dont vous sentez les vibrations. En fait, il se décompose en trois parties. Oui, Madame ?

Q : Swami a t ’il jamais parlé de venir aux États-Unis ?

T : Eh bien, il dit toujours qu’il va venir parce que c’est ce qu’il fait, je veux dire qu’il est là en ce moment. Qui connaît ses projets ? Lui seul sait ce qui va se passer. Je le répète, c’est un vieux problème, nous sommes toujours préoccupés par l’idée d’une sorte de dualité : «Dieu est là-bas et je suis ici». C’est ridicule : vous êtes Dieu, il est ici et il est partout. Penser que Dieu est là-bas, en Inde, est une absurdité. Il est partout. Oui, Madame ?

Q : Vous avez parlé du GAYATRI au sujet de la méditation. Est-ce bien de chanter le GAYATRI à tout moment de la journée, de nuit comme de jour ?

T : Oh oui, absolument. Baba a dit qu’il y a beaucoup de choses complexes en relation avec le lieu et le moment, mais ce sont des choses que vous ne devez pas connaître parce qu’une fois que vous les connaissez, vous devez les appliquer. Le moment de la journée que vous choisissez pour méditer est très important, de quatre à huit heures du matin, et de quatre à huit heures de l’après- midi. Mais la respiration elle-même est un Mantra et, si vous pouvez imaginer SOHAM, qui est si facile à apprendre, cela vous assure un branchement continu et la maîtrise de vos sens.

Q : (Inaudible) T : Je pense qu’il veut parler des époques. Notre époque est la plus noire que l’homme ait jamais traversé. Il est tellement pris par son corps, ses cinq sens, qu’il ne contemple même plus Dieu. Il est pris dans sa conviction que le matérialisme et les voies de la chair, le contrôle, le pouvoir, la différence et la supériorité, sont tout ce qui compte. Bon. D’après ce que Baba a laissé entendre, je crois qu’il y a un nouvel âge qui est en route, en fait, c’est celui qui verra l’apparition de Prema Sai, ce qui signifie que ce n’est pas si loin. Je pense que lorsqu’il dit que l’humanité va se mettre à genoux, cela ne signifie pas que la planète va disparaître, je pense qu’elle va seulement changer complètement.

Q : Vous avez dit que vous avez une fille. Swami vous a- t ’il conseillé quant à son éducation ? Une américaine est allé voir Swami pour lui demander comment faire avec sa fille qui réclamait son indépendance et Swami lui a répondu : «Donnez-lui son indépendance».

T : En effet, j’ai quinze ans, ou plutôt j’avais quinze ans lorsque j’ai demandé mon indépendance. Cela faisait tout simplement partie de mon karma, de ce qui était nécessaire. C’est très difficile d’être parent. Ma femme a trois enfants d’un premier mariage, ils ont vingt-huit, vingt-six et vingt et un ans. J’ai traversé l’âge de la puberté à quatre reprises ! Oui, c’est pour le moins difficile, mais Sai Baba vous confie une pupille pour que vous en preniez soin à sa place. Lorsqu’ils atteignent un certain âge, vous devez apprendre à laisser partir vos enfants. Ils ne sont pas à vous, ils sont à lui. Mon père, qui n’est pas un fidèle de Sai, est venu en Inde pour l’inauguration de l’hôpital ; je ne m’y attendais pas, il est arrivé, comme ça. Il est venu à l’inauguration et je ne m’attendais certainement pas à ce que Sai Baba l’appelât pour un entretient, mais il a été très gentil et nous a appelé, mon père et moi. Mon père, qui est d’une nature très dynamique, posa son bras sur les épaules de Sai Baba dans la salle où se déroulait l’entretient, et lui dit : «Monsieur Baba, merci de vous occuper ainsi de mon fils». Je lui dit alors : «Papa, ce n’est pas très bien ce que tu fais là». Mais il posa alors franchement son bras sur les épaules de Sai Baba et lui répéta : «Merci de vous occupé de mon fils». Sai Baba le regarda et lui répondit : «Pas votre fils, mon fils».

Q : (inaudible) T : Vous pouvez tout à fait nuire aux autres par vos pensées. C’est tout à fait possible. Vous pouvez provoquer toutes sortes d’angoisses et de chagrins. Ceux qui pratiquent la magie et ce genre de choses savent comment faire du mal à un individu. Il faut faire très attention à vos pensées ; je peux vous indiquer un exercice pour vous protéger des gens, que Baba m’a montré, c’est très simple. Si vous pensez que vous subissez les attaques psychiques d’une autre personne, je dois supporter cela chaque fois que je rend visite à ma mère, mais vraiment, parce qu’elle a une telle force d’esprit qu’elle ne se rend même pas compte de ce qu’elle fait, imaginez une balle, comme une balle de plage en caoutchouc, une balle bien épaisse et multicolore. Imaginez que cette balle vous entoure complètement, vous protégeant, et qu’elle est souple. Ce qu’elle fait avec l’énergie psychique c’est que lorsque celle-ci est dirigée vers vous, elle rebondit et retourne à l’expéditeur. Cela ne lui fera pas de mal mais le fera réfléchir deux fois avant de recommencer. C’est très important et Sai Baba m’a fait utiliser d’autres techniques en plus de celle-ci, surtout au cours de voyages dans l’espace. Oui, Monsieur ?

Q : Apparemment, vous avez été très proche de Baba et vous avez eu le privilège de connaître ses pensées, plus que quiconque ici. J’aimerais savoir dans quelle mesure cela a conditionné votre évolution et, si tel a été le cas, que pouvons-nous espérer, nous qui, bien que sachant que Baba est ici avec nous tout le temps, n’avons pas la chance de connaître ses pensées ?

T : Tout d’abord, cela n’a pas du tout été quelque chose d’important dans mon évolution. J’avais toujours rêvé de le connaître. J’étais persuadé que le tout était d’être près de Baba, qu’il disait ceci ou cela provoquait l’illumination immédiate ou quelque chose de ce genre. Mais ce n’est pas comme cela que ça marche. Sai Baba a inventé les règles du karma et nous devons tous les respecter. Vous savez, il peut vous aider à travers ces règles, il peut vous donner des indications, mais c’est véritablement de l’intérieur que j’ai puisé tous mes conseils. Je n’ai pas la moindre idée de ce que sont les pensées de Sai Baba. Je veux que ce qu’il dit peut concerner le présent ou le futur, il est mystérieux, il dépasse l’imagination. Il dépasse complètement l’imagination. Ce que j’ai appris, maintenant que j’ai eu la chance de passer beaucoup de temps près de lui et de lui parler, c’est que ce n’est pas important. Je vous dis cela franchement, aussi étrange que cela puisse vous paraître. Une fois que vous avez posé toutes les questions qui vous tracassaient, vous vous dites : «Pourquoi est-ce que je lui fais perdre son temps ? Il a bien d’autre choses à faire, il n’a sûrement pas besoin de m’avoir sur le dos tout le temps». C’est la seule chose valable qui est ressortie de notre association. Il m’a béni de sa grâce en me permettant d’être près de lui et je réalise que je n’ai plus besoin d’être près de lui. J’espère que vous vivrez tous cette expérience. Oui, Monsieur?

Q : Quelle est l’expérience la plus fantastique que vous ayez eu autour de la construction de l’hôpital de Baba et que vous aimeriez partager avec nous ?

T : Oh, je crois bien que c’est la politique qui règne autour de Sai Baba qui est très dynamique et diverse. D’abord, il y avait l’université. C’était l’enfant chéri dont tout le monde voulait être proche. Il y avait là des gens très importants et Sai Baba, comme il le fait avec certaines personnes et le fera avec moi qui suis avec lui depuis très longtemps, les ignora et se mit à travailler sur le projet de l’hôpital. Les gens de l’université commencèrent à s’agiter, ils ne parvenaient plus à capter son attention car il ne leur prêtait pas la moindre attention. Il commença alors à s’occuper de l’hôpital et c’est extraordinaire comme les médecins et les autres employés de l’hôpital super spécialisé devinrent tout à coup les chéris de la petite scène politique autour du maître. Il leur accordait beaucoup d’attention, il discutait avec eux et les encourageait à continuer.

L’hôpital super spécialisé devint LA chose importante, et on vit l’université devenir jalouse de l’hôpital et de tout ce qui s’y faisait. Et puis, au milieu de tout cela, il y avait le petit hôpital pour enfants de Puttaparthi où l’action se joue réellement. Personne n’y faisait attention. C’était totalement sans importance pour l’université et pour l’hôpital super spécialisé. Et pourtant Sai Baba qui avait demandé qu’il fut construit, lui, comprenait quel était son intérêt. Il avait accueilli entre 350 et 400 patients depuis son ouverture…C’est là que l’on rendra le plus de services, que l’on fera le plus de travail, je crois, bien plus qu’à l’université ou dans l’hôpital super spécialisé ou tout autre endroit auquel je peux penser. C’est incroyable de voir tout ce qui se fait dans l’état d’Andra Pradesh, rien que dans cet hôpital insignifiant que tout le monde a ignoré. Cela vous montre à quel point Sai est vraiment fantastique ; c’est magique. Pour répondre à votre question, la dernière fois que je suis allé là-bas, il y avait une querelle entre l’université et l’hôpital super spécialisé à propos d’ordinateurs, et c’était tout une histoire qui n’en finissait pas. Au milieu de cette dispute, j’y étais, quelqu’un arriva et dit : «Un étudiant est en train de mourir. Il souffre d’une sorte de défaillance rénale et il va mourir. Nous ne disposons pas de l’équipement nécessaire pour le sauver à l’hôpital super spécialisé, il va mourir». Il s’avéra que le très simple hôpital de Puttaparthi possédait l’équipement, alors ils sauvèrent l’étudient et devinrent des héros !. Bon, comme ma mère dit toujours, je parle trop, Merci à tous et SAI RAM.