Conférence d’Isaac Tigrett
Centre S.S.B. de Hongkong, juillet 1995
De très importants dirigeants du centre ont insisté pour que je vous parle. Je viens en effet de fêter les 21 ans d’anniversaire de rencontre avec Sathya Sai Baba. Ce qui est fantastique, c’est que chacun va le voir en pensant obtenir une entrevue ou un sourire ou autre chose, mais en vain, car ce n’est pas pour cela que Swami est là.
Je me souviens d’un darshan, en 1974 ; il y avait une seule ligne, une pour les hommes, l’autre pour les femmes. À cette époque le temple ou «mandir» était juste un petit bâtiment blanc en briques. Il n’y avait pas tous ces jolis ornements de votre centre qui me rappelle Puttaparthi qui est si beau aujourd’hui.
Vous savez, il est difficile de croire qu’il y a 21 ans, lorsque je suis allé à Puttaparthi, Sai Baba a dit et redit, ceci depuis l’âge de 14 ans, sa mission, son travail et comment les choses seront. J’étais assis là-bas la semaine dernière (lors du festival de Gurupurnima) parmi 30,000 personnes, dans la nouvelle salle qu’il a fait construire et qui recouvre ma place favorite sur le sable où pendant 15 années, j’ai eu l’habitude de m’asseoir avant que Swami un jour ne me fasse appeler pour une entrevue.
Cela a été une métamorphose miraculeuse dans le travail de Sai et, je dois ajouter, voir un si bon groupe ici à Hongkong est très émouvant. J’ai remarqué les sandales au «padukas», les sandales dorées que vous avez là. À ce sujet, l’autre jour dans le district d’Andra Pradesh, quelques 6,000 sandales ou «padukas» ont été distribuées et il y a eu une marche à travers le village avec ces sandales afin qu’elles reçoivent les bonnes vibrations et soient prêtes pour le festival de Gurupurnima. Le surlendemain, 6,000 personnes, je crois, portant des petits carrés de tissu sur la tête, ont également fait le tour du village. Sur ces morceaux de tissu il était écrit des mantras, comme par exemples «Om Sai Ram» ou d’autres, des milliers et des milliers de fois et ces morceaux ont été déposés sur un énorme tas. Swami a annoncé qu’il allait construire un grand «stupa» (genre de mausolée» et que cela sera le départ pour la dalle du grand «stupa». C’était quelque chose de très émouvant. Cet énorme tas y était encore à mon départ.
Swami a fait un discours. Durant vos bhajans, cela m’est revenu à l’esprit. C’était vraiment unique. Durant la célébration du Gurupurnima, il a dit ceci : « Les gens parlent des autres derrières leur dos. Il faut le dire, nous avons tous tendance à parler des gens quand ils ne sont pas présents. Si nous devons le faire, nous devons le faire en présence de la personne concernée.»
Il a ajouté que, lorsque l’on parle de quelqu’un d’une manière perverse ou malicieuse, en réalité sur le plan métaphysique nous prenons une partie de ces mauvaises habitudes dont nous nous plaignons et c’est donc très dangereux de le faire ; moi-même suis en faute d’avoir, à plusieurs reprises et de temps en temps, agi de cette manière envers mes frères et soeurs.
Je dois avouer que c’était une merveille d’entendre Swami déclamer son discours et répéter, parce que pour beaucoup d’entre nous cela prend du temps pour apprendre une leçon, car littéralement nous nous imprégnons de ces mauvaises habitudes provenant de nos frères et soeurs dont nous nous plaignons.
Un projet très émouvant aussi, fut celui concernant l’eau qui devait desservir plusieurs villages. Ce fut surprenant de voir Swami ce même jour prêt à donner le coup d’envoi. Il a lui-même ouvert les vannes à l’aide d’un bouton pour faire surgir l’eau et alimenter 155 villages. On nous a contactés par radiotéléphone pour dire qu’elle arrivait à l’autre bout. Ce fut passionnant. Ce projet s’est élevé à 60 millions de dollars U.S. . Swami m’a personnellement dit que ces conduites d’eau couvraient la distance de 1,008 km. Depuis cet instant, l’eau coule et naturellement elle est la vie même pour beaucoup de ces villageois de l’Inde. Quel projet étonnant ! Swami est toujours plein de surprise.
Quand j’ai commercé mon affaire, j’ai pris la moitié de tout ce que je possédais et l’ai placé dans une fondation. Mon affaire était sans valeur et je ne savais pas ce que cela deviendrait au fil du temps. Plus tard, ce fond prit beaucoup de valeur. J’ai contribué financièrement au projet de l’hôpital et je me considère béni d’avoir pu servir Baba de cette façon, d’avoir pu aider à construire cet hôpital qui vient de pratiquer 4,000 opération. Lorsque nous étions là-bas, autre chose était en train de se mettre en place, ce qui est extraordinaire.
Petite anecdote : Monsieur Tigrett parle de la moitié de son avoir. En effet, comme vous le savez, il avait monté son affaire «Hard Rock Café» en franchise à travers le monde. C’est lui qui avait pris la devise qui se trouve être à la cantine de Puttaparthi : «Love all, Serve all» (Aimez tout le monde, Servez tout le monde).
Quand il vendit son affaire, qui était coté en bourse, il lui fut versé la coquette somme de 108 millions de dollars U.S. La construction de l’hôpital était inconnue et Isaac Tigrett voulait remettre à Sai Baba une somme d’argent. Or sachant que Swami n’accepte d’argent de personne, il a trouvé la chose suivante qui est très touchante, il a remis un chèque de la moitié de la somme de 108 millions de dollars en disant : ceci est de la part de nous tous. Quelle leçon d’humilité de la part d’un homme à qui l’argent n’a pas tourné la tête.
La fondation était établie en Suisse et avant que je puisse disposer de fonds, le gouvernement suisse sollicita toutes les précisions au sujet du dépôt de l’argent : comme cela serait-il dirigé, etc.
C’est extraordinaire. On se rend compte que Swami dirige les affaires à la limite de la faillite. Il n’y a jamais d’argent disponible. Par exemple, si Swami vient et dit : «Quand allons-nous ouvrir une autre école ?» ou «Quand allons-nous faire ceci ou cela ?», tout le monde s’interroge et se demande de quelle façon s’y prendre. Naturellement d’une manière ou d’une autre l’argent arrive, les gens, l’énergie viennent. C’est extraordinaire de voir de quelle façon cela se produit. Beaucoup de gens se posent la question : «D’où vient l’argent ?» Swami ne réclame jamais rien à personne.» Mais ce sont des gens comme moi qui ont été bénis, qui sont les gardiens de sommes énormes appartenant n’importe comment au Seigneur et qui les lui offrent, si nous avons la chance qu’il accepte car j’ai constaté à plusieurs reprises qu’à certains il a refusé catégoriquement. Je suis persuadé que vous avez eu vent de cela. Parmi les chanceux qu’il accepte, j’en ai donc été un.
Je dois dire que le monde qu’il dirige est fascinant, absolument incroyable. C’est la seule chose que je puisse dire à son sujet. Pour ceux qui n’ont pas eu d’entrevue dans la salle prévue à cet effet, il peut se dresser tel un comédien car il est le plus amusant personnage de la planète sans aucun doute. Il aime plaisanter et s’est amusé à mes dépens durant ces 5 à 6 dernières années d’une façon merveilleuse. Je considère avoir une chance inouïe.
Tout ce que je sais à son sujet, c’est que cela a été la plus merveilleuse des aventures. Lorsque je suis allé Le voir, c’était ma première visite et elle fut la plus troublante des expériences que j’ai pi avoir. Depuis ma tendre enfance j’ai eu des messages métaphysique et je savais qu’il y avait un maître spirituel pour moi. Je me suis mis à la recherche dès l’âge de 15 ans et je l’ai trouvé à 24. L’histoire se déroule ainsi. Pendant tant d’année je me suis assis sur le sable de son Ashram et cela a pris 15 années avant qu’il m’adresse la parole. Quand il le fit, je pensais qu’il s’adressait à la personne derrière moi et j’étais terrifié quand finalement je franchis la porte de la pièce où se déroulent les entrevues.
Il me demanda : «Où est Dieu ?» Je répondis : «Dans mon cœur» Il rétorqua : «Non» et enchaîna «C’est comme un poisson qui nage dans l’eau. L’eau est au-dessus du poisson, autour du poisson, en dessous du poisson et à l’intérieur du poisson» Il me dit : «Tu es le poisson dans Dieu, il est au-dessus de toi et au-dessous de toi.»
J’ajouterai qu’au fur et à mesure que le temps passe, ma conscience change et je crois que cela se passe chez nous tous qui sommes sur la voie de la spiritualité. Ainsi les choses qui paraissaient importantes le deviennent moins. Cela va dans ce sens et je sais que c’est ainsi pour moi.
Récemment Swami a beaucoup parlé de la venue de l’Âge d’or. Prema Sai sera le souverain de cet Âge d’or. Je me suis toujours demandé comment on peut changer le monde quand on voit dans quel état il est maintenant. C’est ainsi que ceux qui suivent la foi hindoue ou qui suivent la foi bouddhique savent qu’il existe une roue relative à la naissance et à la mort. Il y a l’automne et l’hiver pour qu’il y ait le printemps et l’été. C’est ce qui se passe avec la culture mondiale. Aujourd’hui les moyens de communications nous rapprochent les unes des autres et nous montrent comment tous ensembles nous semblerons être pris dans ce monde et comment la société semble se détériorer. Réellement, en élevant le niveau de vie qui n’apporte pas la paix de l’esprit, la révolution industrielle a été un fiasco. Élever sa conscience apporte cette paix de l’esprit. C’est une période bien singulière dans laquelle nous nous trouvons. Il semble y avoir tellement de violence, de haine, de guerre, de difficulté, de colère...
Aussi ai-je été très curieux et j’ai demandé à Sai. Ceci, il me l’a précisé personnellement : l’Âge d’or est à portée de main. Je lui ai demandé comment nous pouvions changer le monde, il m’a dit que la science était sur le point de découvrir Dieu et tout de suite j’ai bien sûr songé quelle chose ahurissant cela serait. Nous ne croyons qu’aux choses que nous touchons ou sentons, et, si la science est à même de découvrir quelque chose d’aussi miraculeux, quelle merveille de pouvoir changer la conscience du monde.
E suis revenu de Puttaparthi il y a peu de temps et suis arrivé à Los Angeles. J’ai ouvert un journal, le «L .A. Times». Là , à la rubrique scientifique, il était mentionné qu’on avait fait une découverte fabuleuse grâce au télescope Hubble. Il s’agissait d’une nouvelle particule qui se trouve être une partie de l’univers. Il semblerait qu’il y ait une sorte d’intelligence et également que ce soit à partir de là que l’univers aurait pris le départ. C’est très intelligent parce que cela contrôle les expansions et contractions de l’univers.
Deux semaines après avoir lu ceci, je suis allé rendre visite à un ami d’enfance qui se trouve être le vice-président des États-Unis, Albert Gore. J’étais à la Maison Blanche et nous étions assis à bavarder. Mon ami, connaissant Sai Baba, me demande toujours de ses nouvelles et me demanda : «Est ce que Baba t’a dit quelques chose ?» Je lui répondu : «Oui, il m’a indiqué que la science serait sur le point de découvrir Dieu.» All (Albert), bouleversé, me précisa que c’était la chose que le télescope Hubble avait découvert et il ouvrit le tiroir de son bureau.
Là se trouvaient tous les plans et photos de la NASA qui parlait de cette nouvelle découverte miraculeuse. Il ajouta : «Nous sommes probablement dix ans en arrière pour réellement bien comprendre ce que c’est et déterminer exactement ce que cela peut être car il semblerait que ceci contrôlerait tout l’univers, toute l’énergie. C’est ce que Swami est.»
Quand j’allais à Puttaparthi pour voir Baba, je me disais que j’avais besoin d’une entrevue. Je dois avoué qu’après avoir patienté les dix premières années, je me suis rendu à l’évidence et j’ai laissé tombé cette idée jusqu’au moment où j’ai réalisé que tellement de gens fabuleux, de pauvres gens, faisant le voyage à pieds ou avec des charrettes tirées par des bœufs, sont arrivés là par n’importe quel moyen, juste pour le voir un instant ou une journée et repartir totalement satisfaits. Nous gens de l’ouest, demandons plus d’attention alors que, grâce à la bienveillance de ces gens, j’ai compris la vraie raison de rendre visite à Sai Baba. C’est de baigner dans cette énergie, simplement l’absorber. Je crois qu’il accorde au moment voulu son attention aux personnes qui dans l’immédiat en ont le plus besoin, cela ne fait aucun doute.
Après ces 15 années où je me suis rendu en Inde, il a pris sa petite main et l’a posée sur l’autre en disant : «Les pages sont tournées et un nouveau chapitre commence.» Et, à partir de ce moment là, il a commencé à me faire travailler pour l’hôpital.
La culture indienne est très intéressante et puissante, et le système des castes est une affaire très complexe. La façon dont Sai dirige l’organisation est magistrale. Tous essaient de briller, de s’implanter, de gagner des faveurs et d’être près de Baba. Pour une raison inconnue, il m’a choisi pour être à la tête de la totalité de son organisation indienne alors que cette organisation avait toujours entrepris toutes les constructions. Et voilà que, soudainement, il annonce que je serai celui qui bâtira l’hôpital, qui s’occupera de le dessiner et de planifier le coté médical et ainsi de suite, alors que je n’avais aucune notion à ce sujet, ce qui choqua bon nombre de sa «cour».
Il m’a utilisé pour être en charge de son organisation pour quelques mois. Il m’appela son soldat, résistant et solide, ce qui provoqua toutes sortes de problème : chaque ego était enragé, chacun des postulants était bouleversé ; comment était-ce possible que l’on accorde à un européen ceci ? J’ai réalisé qu’il m’avait utilisé pour secouer chacun. Ainsi que le savent ceux qui y sont allés, Puttaparthi est appelé la résidence de la paix ; eh bien, en réalité, il n’y a pas beaucoup de tranquillité à l’intérieur. Il est le «maître zen», il fait ressortir toutes les mauvaises tendances qui se trouvent à l’intérieur de nous-mêmes. Autrement, comment voulez-vous qu’il nous apprenne quelque chose ? S’il doit nous transformer, il doit faire remonter à la surface les mauvaises tendances afin de leur faire face. De cette façon, nous sommes à même de les attaquer et de les corriger.
Vous savez, si vous êtes allées à Puttaparthi, qu’il y a des gens dépressif, d’autres qui pleurent, d’autre encore qui sont dans la confusion, fous, jaloux, etc... Il me semble qu’il les malaxes tous et c’est réellement de cette façon que les grands maîtres procèdent depuis la nuit des temps. Le fait est qu’il est non seulement un grand maître mais aussi l’incarnation pleinement divine (avec les 16 attributs divins inhérents à son être). C’est ainsi que je peux vous assurer que le déroulement du festival Gurupurnima fut quelque chose de très émouvant ; il était émouvant de voir tous ces gens venus de toutes les provinces de l’Inde pour rendre visite à leur Guru (maître) et s’asseoir là, avec le Maître des Maîtres, créateur de l’univers, je n’aurais pas pensé que je puisse dire cela un jour.
Et voilà. Après 21 ans, le sachant et le croyant, je suis ému chaque fois que j’y vais ; je me plonge dans cette atmosphère sans pareil.
Le fait que vous puissiez venir au Centre chaque semaine est réellement la plus grande des grâce que vous puissiez avoir. Le fait de voir l’unité et la diversité, ce qui est réellement le très, très important message de Sai.
Je pense à la famille Sai. Ce qui est incroyable c’est que là-bas, pendant Gurupurnima, a eu lieu le premier Festival international de musique. Il avait été expédié 500 tonnes d’équipement, Il y avait des artistes du monde entier. Il y avait un groupe représentant la Chine et la Malaisie. Ils ont exécuté la danse du tigre, et ils l’ont fait à deux reprises pour Swami. Il y avait les «Pennys» d’Angleterre, plus des groupes de danseurs et orchestre complet d’Irlande. Ce fut quelque chose de fabuleux, pendant 4 ou 5 heures, durant 2 nuits, avec cette incroyable diversité dans ce merveilleux endroit qu’est «Prasanthi Nilayam».
Ce soir, je sais qu’il m’a dirigé ici où j’ai entendu des bhajans superbes ; sûrement quelqu’un doit avoir une question à poser à un vieil homme comme moi !
QUESTION :
Manifestement, vous étiez engagé dans la restauration et vous n’aviez, entre autres, aucun savoir relatif au milieu médical. Pour quelle raison pensez-vous qu’il (Baba) vous ait entraîné dans un projet de l’Hôpital ?
TIGRETT : Eh bien, je sais comment obtenir les choses nécessaire et je sais où me diriger et qui contacter. Je suis allé à l’Organisation Mondiale de la Santé, je me suis rendu aussi à la Corporation de la Construction des Hôpitaux en Amérique qui construit des hôpitaux dans le monde entier. Il a ouvert chaque porte pour me faciliter la tâche et, ce qui est fascinant, c’est que l’hôpital a été dessiné par Guy et Keith Krishlow. Krishlow est un professeur du Collège Royal de Londres et également de l’École d’architecture du Prince de Galles. C’est un homme qui est un érudit sur toutes les anciennes sagesses et l’ancienne géométrie qui a été perdue dans la nuit des temps. S’il y a un sanctuaire musulman qui a besoin d’être édifié, par exemple, on fait appel à lui.
La construction de l’hôpital est quelque chose de prodigieux. Le premier jour, alors que le terrain n’était pas encore déblayé, Krishlow et moi-même sommes allés voir Swami, et Krishlow a indiqué à Swami : «Il y a certain mandalas qui doivent être dessinés sur le sol et certains mantras doivent être récités pour purifier le sol. Pouvons-nous, Tigrett et moi-même, nous rendre sur place pour le faire ?» «Oui» , a répondu Swami. Il ajouta : «Allez-y, c’est le moment.»
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Nous sautons dans une voiture et nous nous dirigeons vers ce terrain de 108 hectares. Pendant le trajet, Krishlow me disait qu’il avait justement fait quelque chose de semblable pour le Dalaï-Lama, qui voulait construire un monastère dans le Sikkim et que le mantra avait dit : «Ne marche pas à moins qu’il n’y ait un aigle au repos sur la propriété ou volant au dessus de celle-ci.»
Eh, bien, quand nous sommes arrivés à destination, juste au centre qui est le point de départ du mandala que Krishlow devait dessiner, se trouvait au repos, non par un, mais cinq aigles ! Lorsque nous nous sommes approchés, ils ont simplement reculé de quelques mètres et ne sont pas envolé, ils nous ont littéralement fixés du regard. À l’angle du mandala qui venait d’être dessiné, nous avons poursuivi en récitant un mantra, et ainsi de suite jusqu'à la fin de la cérémonie. À ce moment-là, les aigles se sont envolés.
Pour répondre à votre question, Swami a dit : «J’utilise les personnes qui sont les moins préparées pour ma mission.» Je suis l’une de ces personnes.
QUESTION :
N’avez-vous pas rencontré des problèmes, au long de cette mission, dans le sens où vous avez rencontrez des docteurs ? N’ont-ils pas posé la question de savoir comment vous alliez vous y prendre, sachant que vous n’aviez aucune expérience médicale ?
TIGRETT : Eh bien, ce n’est pas un problème d’organisation. J’étais le directeur de ce projet. Le plus grand problème était l’Organisation Mondiale de la Santé qui m’expliqua, avec beaucoup de détail, que cela ne marcherait pas, qu’il ne pourrait jamais y avoir un hôpital au milieu d’un désert aride et que cela créerait un problème d’infection allant de l’ordre de 20% à 30%, simplement parce que les opérations doivent être effectuées comme vous le savez dans un environnement totalement propre et que la poussière, la saleté et ainsi de suite produiraient un énorme pourcentage d’infection.
J’étais venu avec ma belle-mère pour voir Sai Baba. Il nous a appelés, ainsi qu’un de ces messieurs avec lequel je me suis associé pour bâtir : le Dr. Safaih, qui dirige l’hôpital. Cet homme merveilleux est son docteur. Il m’a indiqué il y a trois jours que le pourcentage d’infection était de 2% de moins que la normale, ce qui est extraordinaire.
L’Organisation Mondiale de la Santé (O.M.S.) avait dit aussi que cela ne fonctionnerait pas, qu’il n’y aurait jamais de gens, et tout spécialement de gens simples des campagnes, pour aller voir un docteur. Quand vous pensez à tous les villageois et à tous les villages pauvres en Inde où il n’y a pas un seul docteur pour 10,000 habitants, et où la médecine de base est pratiquement inexistante ! Et comment comptez-vous les faire venir dans un hôpital à la technologie de pointe, sans compter la peur qui, due à leur culture, les tenaillent et les tiendra loin de cet endroit, disait encore O.M.S.
Eh bien, de par l’énergie et le pouvoir de Sai, ils font fi de leur peur. Pour un patient, l’Hôpital a été conçu d’une façon fascinante. 15 personnes apparentées au patient viennent à chaque fois qu’il y a une opération. Aussi avons-nous eu à bâtir une pension, de l’autre coté de la rue, pour prendre soin de la famille.
Cet Hôpital est merveilleux, c’est réellement le temple de la guérison. Il n’y a aucun doute, cet Hôpital fonctionne aussi bien aujourd’hui que le premier jour, qui fut un jour sans précédent. Il a été pratiqué 4,003 opérations pour les nécessiteux. Maintenant, ils sont dépassés par les demandes de groupes de chirurgiens qui, avec leur équipe de chirurgie, exercent pendant un ou deux mois et repartent. Voilà une magnifique façon de servir la communauté.
Ce Seva est aussi bien que le programme éducationnel qu’il mit en place. Quand il a ouvert ces écoles, il a précisé qu’il prouverait au Gouvernement Indien qu’elles pourraient être utilisées comme exemple pour prouver qu’il est possible de donner une éducation gratuite. Cela peut se réaliser par le service des professeurs et par le service d’autre pour aider financièrement ce projet.
Il y a 20 ans, il a dit que cela deviendrait le Modèle de l’éducation. Et 20 ans après, le premier Ministre était là-bas et disait qu’une étude sur le système de l’éducation Sai comme modèle de service a été faite.
Puis, Baba a indiqué qu’il procéderait de la même manière avec la médecine, qu’il allait ouvrir un hôpital super-spécialisé de la plus haute qualité, qui fonctionnerait sur le modèle du service gratuit pour la communauté. C’est quelque chose d’extraordinaire de l’avoir envisagé et puis voilà qu’à Puttaparthi, au milieu de l’Âge de bronze, il fonctionne aussi bien qu’un autre.
QUESTION :
Quel est le pourcentage de décès ? Le savez-vous ?
TIGRETT : Il est de 8%, m’a dit le Dr Safaih, alors qu’habituellement c’est au moins cinq fois plus (40%) que ça, je pense ; ils sont au même niveau que les meilleurs hôpitaux du monde. Que ce soit là et qu’il fonctionne à la perfection, c’est incroyable. Swami ne rend pas les choses faciles, c’est la raison pour laquelle il est ici.
C’est exactement comme pour la foi, Il ne vous la donne pas, il l’ébranle. C’est la seule façon de réexaminer et réexaminer encore qui nous sommes et ce que nous sommes. Je n’oublierai pas ce qu’il a dit car il y a tellement de choses étranges qui arrivent dans cette organisation parmi les personnes si désespérées de ne pas être tout près de lui, si désespérées qu’il ne les écoute pas, si désespérées de ne pas avoir une parole de lui... J’ai constaté avec ahurissement en 1990, lors des conférences et réunions, que des hommes lui racontent des mensonges, et ceci devant leurs groupes, qui lui racontent des histoires à dormir debout et il répond toujours : «oui, oui.»
J’ai observé que Sai avait un rhume. Son nez coulait, sa manche était sale. Et moi, après tant d’années, je me disais : ce n’est pas vrai, ne n’est pas possible, ce n’est pas lui, ce n’est pas, etc., doutant de ce que je voyais, perdant ma foi alors que j’étais en face de lui. Et bien sûr, comme il sait absolument tout, il se pencha vers moi (j’étais à ses pieds) et me murmura à l’oreille : «Je ne suis pas l’esprit, je ne suis pas le corps». C’était très amusant. Il connaît tout, il est l’intérieur de nous.
Au moment où l’Hôpital a ouvert, j’étais assis dans la véranda du «mandir», béni, pensais-je, d’être un de ces garçons. Nous attendions Sai Baba. Mon regard fut attiré par un homme qui portait au poignet un gros bracelet d’identité en or et je me disais alors que c’était une chose de plus mauvais goût, que je ne porterais jamais quelque chose d’aussi énorme, que c’était si horrible que je ne pensais pas que j’aimerais cet homme. Sur ces entrefaites, Sai Baba sort pour venir vers nous tous et se dirige vers moi, fait tourner sa main et produit la réplique exacte de ce gros bracelet avec plaque d’identité en or. Je suis resté coi, inutile de vous le dire. Pendant les deux premières années, je ne savais pas comment le faire tenir à mon poignet. Maintenant je n’y prête plus attention. Je le porte car il est cher à mon cœur étant donné qu’il vient de Swami non pas parce qu’il est en or ou qu’il me l’a donné, mais parce que sur la plaque d’identité, il y a l’inscription «OM», ce qui est mon identité, et c’est également la vôtre.
QUESTION :
Vous l’avez rencontré quand vous aviez 24 ans, vous avez commencé à croire en Sai Baba il y a 24 ans ? (Isaac Tigrett avait 48 ans en 1995)
TIGRETT : Oui.
QUESTION :
Quand vous avez commencé la chaîne des Hard Rock Café ? Ou après cela ?
TIGRETT : 2 années après, oui.
QUESTION :
Est-ce qu’il (Baba) a dit quelque chose à ce sujet ?
TIGRETT : Eh bien, ce qui est amusant, vous savez, c’est que je me faisais du souci parce que les gens pensent que l’argent et la spiritualité ne vont pas ensemble.
Vous ne pouvez pas avoir de l’argent et être enclin à la spiritualité, c’est très mauvais. Ils pensent que vous ne pouvez pas vendre de l’alcool, que vous ne pouvez pas être boucher et vendre de la viande et être attiré par la spiritualité, que toutes ces activités sont très, très mauvaises.
J’en étais même venue à me demander si je n’étais pas complètement dans l’erreur.
... La seconde question...
Dans le temps où il y avait l’ancienne cantine, il y avait une plaque de bois avec une inscription «LOVE ALL, SERVE ALL». Après mon départ (s’était ma première visite), j’avais toujours en mémoire ce dicton car, étant enfant, je pensais la même chose. Aussi me suis-je dit que c’était quelque chose de fantastique et que dans mon affaire je l’utiliserais à mon tour.
Sitôt dit, sitôt fait. Je le fis inscrire sur des dizaines de millions de tee-shirt, des dizaines de millions de boîtes d’allumettes, boutons, chapeaux, vestes et autres.
Quand j’eus ma première entrevue, j’étais soucieux parce que je pensais que la raison pour laquelle Il ne m’avait pas appelé auparavant, c’était parce que je ne faisais pas les choses bien. Je me disais que je ne devrais pas être porté sur le «rock-and-roll», que je ne devais pas être impliqué dans ces choses. Or je fus appelé, donc il n’y avait pas lieu de s’alarmer.
Ainsi que je l’ai dit au tout début, Il me posa une première question, puis une seconde qui était : «Comment atteignez-vous Dieu ? » Comme j’avais loupé la première question, je n’étais pas très chaud pour me hasarder à répondre. Il la posa à quelqu’un d’autre et personne n’ouvrit la bouche. Il revint vers moi et me répéta : «Comment atteindre Dieu ? » Comme je ne disais toujours rien, Il répondit : «LOVE ALL, SERVE ALL» (Aimez tout le monde, Servez tout le monde)
À ce moment-là, je sus pourquoi j’avais choisi ce dicton comme marque pour mon affaire et pour quelle raison j’avais cette entrevue ; Il est sans conteste en contrôle de chaque mot et chaque action. Quand j’ai commencé ma chaîne de cafés, j’ai réalisé que ce qui est important ce n’est pas tellement ;a catégorie de personnes à laquelle nous appartenons ou encore la façon dont on la dirige ou les habitudes que l’on a, mais la mentalité.
À l’époque où j’ai commencé mon affaire, je n’avais que 24 ans, j’étais le plus jeune de tous, je me suis retrouvé assis devant 110 jeunes gens. J’avais une responsabilité envers eux. Pour certains, c’était leur premier emploi et cela servirait peut-être de tremplin pour le futur, ou en étaient-ils à une seconde emploi ; ils ne seraient peut-être pas là pour très longtemps dans la restauration. Peut-être ne seraient-ils là que 6 mois ou 1 an et demi. Néanmoins, il était de mon devoir de leur donner quelque chose pendant leur parcours. Il était donc impératif de les former en leur donnant une idée de la discipline et du code moral dans le travail, de leur apprendre comment se comporter les uns envers les autres.
Sur les milliers d’employés à travers les années, il n’y en a que deux catégories ; j’ai remarqué que les gens qui travaillent pour vous se divisent en deux catégories.
1- Ceux qui ont été aimés. 2- Ceux qui n’ont pas été aimés.
On peut déceler la différence. Tout est en rapport avec le contexte parental. De les mélanger, de les réunir, cela était une chose très émouvante. J’ai fait fonctionner mon affaire sur la base des valeurs humaines que Swami a enseignées. Quand je me suis retiré de mon affaire en 1988, je l’ai vendue. Elle était cotée à la bourse de Londres et à celle de New York. J’ai eu la bénédiction de pouvoir aider Swami avec l’Hôpital, c’est ce que j’étais destiné à faire.
J’ai commencé à étudier la méditation que j’avais débute il y a quelques années et je suis arrivé au niveau de «Samadhi», ce qui pour moi est extraordinaire. J’ai alors pensé que mon devoir était de devenir un renonçant, de l’annoncer au monde des affaires, d’essayer de rester dans cet état pour faire venir les vibrations dans cette dimension. (Le Samadhi est un équilibre parfait, une égalité d’âme, un niveau de conscience où il n’y a plus ni haut ni bas, où l’on n’est plus affecté par les joies et les peines, une communion avec Dieu.)
Je suis donc allé voir Sai Baba et Lui ai dit : «Je suis prêt à renoncer à tout : ma fille qui est mon bien le plus précieux, ma femme, les choses matérielles qui ne sont pas importante, ce qui est le plus facile à abandonner ; c’est cela que je veux faire.» Il m’a ri au nez. Il a répondu : «Non, Tigrett, je te veux à nouveau dans le monde.» Je rétorquais : «Mais vous avec demandé que....» Mais Il me coupa la parole en disant : «Ton travail, la dernière fois tu l’as fait avec le Hard Rock Café. C’était un grand voyage pour l’ego. Toutes ces choses étaient comme un tourbillon autour de toi.» Il ajouta : «C’était important de l’avoir expérimenté, mais cette fois-ci tu dois juste être l’équilibre de jeu. Je ne veux pas que ton ego se prenne au jeu. Je te veux dans le monde sans que tu t’y attaches, ce qui est plus difficile. Je n’ai donc qu’un travail, c’est que tu diriges cette nouvelle affaire sur la base des cinq valeurs humaines. Je veux que tu démontres aux jeunes que l’on peut réussir une affaire sur telles base humaines et réussir.»
Si le Seigneur est là, c’est pour aider à changer le Dharma de la planète (ou Vertu, Devoir, Code moral, règles d’autodiscipline, un des quatre objectifs que recherche l’être humain). C’est la raison de Sa venue : être présent là où il y a vraiment besoin qu’Il soit. Il a surnommé le Hard Rock Café : phase dans une mer ténébreuse.
Sai Baba a voulu que j’aille à Las Vegas et Il a précisé : «Tu ouvres une maison de Bleue (chaîne de Bleue Café) à Las Vegas, une à New York, une à Chicago.» Et je me suis exécuté. Je suis convaincu que, quelle que soit l’affaire que l’on monte - et certains de vous ici ont leur propre affaire, ou grandiront et en auront une, ou éventuellement auront dans l’idée d’en avoir une, -c’est une énorme responsabilité de traiter les gens avec qui vous travaillez en accord avec les enseignements de Swami. C’est la chose la plus importante à faire, car vous créez des vibrations autour de ce groupe qui sont très puissantes, très, très puissantes, c’est le premier devoir qui vous incombe.
Je suis béni de voir dans chaque individu Dieu. Cela m’a pris des années, pas mal de méditation, au-delà de mon intelligence. Ce n’est pas comme une leçon à penser ou à faire, mais au contraire quelque chose que l’on puise dans sa nature la plus élevée. Nous le voyons là, parmi nous, et c’est très important de se rappeler que lorsque l’on côtoie un humain, c’est un être divin. Et c’est une bénédiction que d’être entouré de n’importe quel être humain parce que je sais que je vois Swami ; Il m’a inculqué cela.
Je sais également que je dois être calme, prendre le temps de regarder, de comprendre ce que nous faisons de nouveau. Le plus important n’est pas nécessairement la façon dont nous le faisons, mais la manière dont nous abordons une situation. Si nous faisons les choses en concordance avec les cinq principes, c’est très simple. Nous créons la Paix, la paix dans notre maison, la paix dans notre vie.
Y a-t-il la Paix, la Vérité, l’honnêteté ? Avons-nous un rapport honnête, ma femme et moi, ma famille et moi, mes associés et moi ? Est-ce que la bonne conduite est mise en pratique ? Êtes-vous justes ? Êtes-vous corrects, quel que soit le prix à payer pour la non-violence ? etc. Et si nous utilisons ces cinq valeurs dans la vie de tous les jours comme un leitmotiv, un test que nous faisons chaque jour, eh bien Swami sera présent à nos cotés.
Vous savez, j’avais tendance à me ronger le sang, me demandant si je faisais les choses dans le bon sens ou non. Il m’a encouragé et m’a encore remis au travail et il m’a dit : «Ton devoir est de t’assurer que les cinq Valeurs sont présentes dans ta vie.» Et je n’ai aucun doute ou regret au sujet de ce que je fais, aussi longtemps que je les mets en pratique
QUESTION :
Vous avez parlé sur votre cassette (conférence faite aux États-Unis) de l’omniprésence de Dieu et de Baba. Il est difficile, avec notre esprit limité, de comprendre cela. À partir de votre expérience avec Sai Baba, quelle recommandation pouvez-vous nous donner, pour nous permettre de saisir l’omniprésence de Dieu, et la mettre en pratique dans notre vie ?
TIGRETT : Vous l’avez probablement entendu sur la cassette et je vais vous raconter l’histoire au sujet de mon cher ami et frère Garry Bell. Cela, comme vous allez le constater, dépasse l’entendement. Je connais Baba depuis 24 ans, J’ai eu la chance d’assister à des miracles sans interruption, ainsi qu’il les appelle : la camelote scintillante et clinquante que les gens viennent chercher, alors que ce n’est réellement pas ce qu’il a à donner, c’est au-delà de la compréhension.
Donc, je me trouvais avec un monsieur qui m’a appelé en me disant : «J’ai eu vent que vous étiez un dévot de Sai Baba, j’aimerais bien aller le voir.» Je lui ai répondu : «Certainement, venez.» Nous étions là-bas depuis deux semaines, puis une nuit il m’a dit en faisant les cent pas sans discontinuer : «Je suis ici depuis deux semaines et je sais que c’est un Être au-dessus du commun, il peut faire ce qu’Il veut. Mais le truc d’être omniprésent, d’être n’importe où dans l’univers en même temps, ça alors, ça me déroute. Ce n’est pas possible que cela puisse arriver. «je l’ai fait asseoir et je lui ai raconté deux histoires, deux expériences extraordinaires qui me sont arrivées.
Une se trouvait être un accident de voiture où Sai Baba est apparu à coté de moi et m’a sauvé la vie. Alors que ma Porche allait à grande vitesse à cinq heures du matin, elle percuta une balise du bas côté de la route et tomba dans un ravin en faisant 15 tonneaux. Au moment de l’accident, elle était décapotée (convertible) et je n’avais pas de ceinture de sécurité. Je n’en suis sorti sans une égratignure et j’avais vu Sai assis sur le siège du passager, son bras autour de moi.
Je lui ai également raconté l’histoire où j’ai eu une crise d’épilepsie (je précise que je ne suis pas venu à Hongkong pour parler de moi, mais je me suis laissé convaincre de le faire). Alors que j’étais dans une chambre d’hôtel à Denver au Colorado, j’ai avalé ma langue et je suis sorti par le sommet du crâne et, d’en haut, je regardais mon corps sans vie. Une partie de moi a appelé le nom de Sai, il apparut immédiatement dans la chambre, pressa ma poitrine et mon esprit réintégra mon corps.
Pour ces deux occasions, à chaque fois que je suis allé en Inde pour le remercier et, bien sûr, Il ne fit même pas attention à moi. Ce qui est amusant, c’est que l’on se rend malade quand Il ne fait pas cas de nous, et quand Il sauve notre vie, c’est comme si un ballon d’air éclatait.
Donc, après lui avoir raconté ces deux histoires personnelles, où Sai Baba a prouvé son omniscience - car il était là quand j’en avais besoin -, je continue mon histoire et lui dit : «Regarde, Garry, ne te tracasse pas, tu sais bien que j’ai eu ces expériences que je ne comprends pas et ne comprendrai jamais. Va au lit et oublie cela.» Nous sommes donc allés nous coucher et vers trois heures du matin, Garry m’a réveillé en me secouant. Il était très agité et me dit : «Eh ! Tigrett, tu ne vas pas croire cela, j’ai eu un rêve, une vision de Sai Baba qui était présent. C’était époustouflant, Il a matérialisé une feuille et l’a mise autour de moi. Mes parents étaient assis ici, ma femme là-bas et il était en train de discourir sur la lumière. Et c’est à ce moment-là que je me suis réveillé et je ne peux pas croire que... c’était comme réel, ce n’était pas truqué.» J’ai répondu : «Retourne te coucher, aller mon vieux, allez !» Au matin, nous sous sommes levés tôt pour aller au Darshan. Sai Baba s’adressa à nous et dit : «Vous deux, venez ! » Nous entrons dans la salle aux entrevues et nous nous asseyons. Sai Baba se tourne vers mon ami et dit : «La nuit dernière tu as eu un rêve avec Sai Baba, j’ai matérialisé tes parents ici, j’avais ton autre famille assise là et je commençais à te faire un discours sur la lumière. Je le sais parce que tu as réveillé Tigrett pour lui raconter ; je le sais, j’étais là.»
C’est quelque chose de fabuleux, cette omniprésence. C’est une chose qui dépasse l’entendement, ça découle strictement de la Foi. En fait, je ne sais pas quelle quantité de Foi on doit posséder, puisque c’est au-delà de la compréhension de l’esprit. Bien que j’aie eu ces expériences, je suis incapable d’en donner une définition et je ne m’y hasarderai pas. Je ne puis vous garantir qu’une seule chose, c’est que ce sont les expériences qu’a eu ce dévot nommé Tigrett et, il n’y a aucun doute, il est en ce moment assis juste là, sur cette chaise. N’oublions pas que Sai a dit : «Quand il y a une assemblée de deux ou plusieurs personnes qui se réunissent en mon nom, je suis là.»
D’autre part, nous avons eu une entrevue où il y avait plusieurs messieurs, et bien, il connaissait chacun d’eux de fond en combe. Par exemple, il a dit en s’adressant à l’un d’eux : «Vous ne vous entendez pas avec votre femme, vous êtes peiné, vous avez dit des mensonges à telle personne..., telle et telle chose vous sont arrivées..., il y a 8 ans vous avez eu un rêve au sujet de ceci..., il y a 9 ans cela s’est passé pour cette raison» et ainsi de suite... Ahurissant, n’est-ce pas ?
Je vous ai relaté les deux miracles que se sont produit pour moi il y a une quinzaine d’années. Eh bien, un jour, alors que je me trouvais parmi d’autre pour une entrevue. Il me dit : «En ce moment Tigrett, tu as toute l’attention de ces docteurs» et il se tourna vers l’assemblée et dit : «J’ai sauvé la vie de cet homme. Deux fois, n’est-ce pas ? » Alors qu’Il reportait son regard sur moi, je répondis : «Oui, Swami, c’est exact, il y a 15 ans de cela.»
Dernièrement, ma femme tomba malade avec un cancer. Récemment elle est décédée. Je suis allé voir Sai Baba pour lui parler et Lui demander s’il y avait des conseils à me donner ou autre. Il me dit : «Je suis avec elle. »
Je n’étais pas satisfait, j’étais déçu et Il se retourna vers un ami à moi et lui décrit dans tous les détails l’accident de voiture que j’avais eu. Ceci, tenez-vous bien, pendant 15 minutes ! Il indiqua la couleur de la voiture, disant qu’elle était de telle année, que le capot était baissé, qu’elle était décapotée, que je n’avais pas de ceinture de sécurité, qu’en outre, comme je l’ai mentionné, il y a quelques instants, j’avais dit avoir fait 14 à 15 tonneaux. Eh bien, Il rectifia pour dire qu’en fait je n’avais fait que 9 tonneaux. Comme vous le constatez, Il connaît chaque menu détail et cela s’était passé il y a presque 15 ans déjà ; ceci juste pour apaiser ma déception et me prouver que, lorsqu’il disait être avec ma femme, ce n’était pas une plaisanterie, Il était bien présent.
Pour conclure, alors qu’elle était décédée, au groupe de gens réunis à l’ashram il a décrit sa maladie, ce qui s’était passé, ce qu’elle avait enduré et même la manière dont elle avait rendu l’âme. De cette manière Il avait enlevé les doutes de mon esprit.
(M. Tigrett s’adressa au groupe de gens pour demander s’il y avait d’autres questions. Il s’excusa de ne pas être en forme car il avait un mal de gorge et il avoua que néanmoins il avait été ravi que certains membres du centre de Hong Kong aient été aussi persévérants pour l’entendre parler.)
QUESTION :
J’ai eu l’impression que vous avez dit que Baba veille sur chacun de nous, bon ou mauvais, n’importe où.
TIGRETT :
En fait, je ne crois pas que Swami fasse une différence sur le fait d’être bon ou mauvais car il n’y a aucune faveur. Je l’ai vu recevoir les plus grandes canailles. La seule fois où il a quitté l’Inde, il est allé en Ouganda et a produit de la vibhuti pour Idi Amin Dada, et j’étais présent un jour où il parlait de lui en disant que c’était un homme très bien. Ce qui est certain maintenant, c’est que si vous vous attachez à la personnalité de Dieu, il sait ; soyez-en persuadé, s’il y a un décès dans votre famille etc.
On réalise à quel point la vie est transitoire, comme il l’a définie, comme «le nuage qui passe». Le vrai Moi est divinité. Dieu nous a fait à son image ? Il ne se réfère pas à la forme matérielle mais parlait de la forme spirituelle.
Quand le corps n’est plus utile, c’est comme un imperméable ; on l’enlève, c’est sans importance. À ce moment-là, la divinité est parfaite et il n’y a aucune trace de saleté sur cette divinité et c’est ce qu’il voit.
Quand il vous regarde, je suis persuadé qu’il voit toutes vos vies passées, qu’il votre futur, en un mot qu’il sait tout. Ainsi, j’en suis sûr, si c’est important pour vous aider, il vous poussera avec la forme, vous parlant personnellement.
Lorsque j’y vais, mon ego espère avoir une entrevue ; cela m’a demandé énormément de temps pour simplement me laisser envelopper dans cette vibration. Vous savez, comme beaucoup, je passe par cette période où on se demande s’il va vous accorder une entrevue ou, s’il vous a regardé, pourquoi il a froncé les sourcils. M’aime-t-il ? Cet ashram n’est pas un endroit paisible, nous le savons. Il nous malaxe tous. C’est une expérience extraordinaire parce qu’il active les choses si efficacement pendant les quelques jours de notre séjour là-bas ! Cette attitude de se dire «je ne vaux pas grand chose» ou «je ne suis bon à rien,» ceci à mon avis n’est pas du tout son point de vue.
TIGRETT :
D’autres questions ?
QUESTION :
Vous avez mentionné que Al Gore connaissait Sai Baba. Je formulerais ma question autrement : comment les dirigeants perçoivent-ils Sai Baba ?
TIGRETT :
Sai Baba est une figure très controversée, ainsi que le furent le Christ, Bouddha et les autres maîtres spirituels. Le fait que Sai Baba a le président de l’Inde comme dévot démontre certainement, dans l’esprit des gens, sa légitimité. Al Gore sait que le Dr Rao est un dévot de Sai Baba et cela lui a donné un grand réconfort pour penser à lui et, par la même occasion, pour élever Sai Baba dans son esprit, ce qui est intéressant. Quand Al Gore s’est présenté pour la vice-présidence, j’ai demandé à Baba si je devais l’aider ou non et Sai Baba m’a répondu : «C’est un homme bon, de très bonne compagnie.» Aussi lui ai-je donné mon appui.
Sai Baba n’est pas là pour annoncer au monde n’importe quoi. Tous les maîtres spirituels viennent quand le Dharma du monde s’éloigne du bon chemin et il le font simplement, à l’aide de leur vibration dans cette dimension. Le fait qu’il est sur cette planète, qu’il marche, qu’il parle avec moi et le fait que, si vous êtes suffisamment béni, vous soyez l’un de ses fidèles, c’est une chance du destin. Il est absolument faux de dire qu’il est là pour lancer une nouvelle religion ou pour être à la tête d’un culte ou être une personnalité importante. Il a une mission et je crois que tous les fidèles sont là pour aider, et non pour le contraire. Tout ce que je désire faire pour Swami c’est d’aider !
Ainsi qu’il me l’a dit, le «Hard Rock Café» était un phare au milieu d’une per ténébreuse. C’est ce qu’il recherche chez chacun des fidèles. Le monde est fou, vous savez, et c’est une bénédiction de pouvoir se «racheté» à travers Ses organisations. Nous sommes tenus de penser plus purement, d’avoir des actions pures ; ainsi chaque fidèle peut devenir un phare au milieu d’une mer ténébreuse.
S’il est venu, c’est pour remettre de l’ordre sur notre planète. Il a besoin de nous, sinon il ne nous aurait pas appelés à lui, ce que je crois fermement.
Tous ces gens demandent à Sai Baba : «J’ai besoin de ça, je veux ça, qu’est ce que tu peux faire pour moi, Swami ? Rends les choses meilleures dans mes affaires, pour ma femme, etc.» Désirant qu’il fasse quelque chose pour eux. Après toutes ces années, je sais maintenant dans mon cœur que nous sommes là pour l’aider dans sa mission et qu’elle ne faillira pas.
TIGRETT :
Une dernière question ?
QUESTION :
Comme la plupart d’entre nous avons une affaire à Hong Kong, il est de pratique pour les hommes d’affaire de dire que c’est «O.K.» de mentir. Or, n’est-ce pas un crime ?
TIGRETT :
Je pense que c’est un crime de mentir.
QUESTION :
On dit que vous ne le faite pas, le client va acheter ailleurs et de cette manière, nous sommes enclins à mentir pour attirer la clientèle, c’est la façon de procéder actuellement.
TIGRETT :
Il vaut mieux dire la vérité si vous voulez recevoir des grâces, c’est aussi simple que cela. Ça dépend de vous uniquement. Est-ce l’argent ou la réalisation du Soi que vous recherchez ? Je suis la preuve tangible que l’on peut réussir si nous suivons les enseignements de Baba et les utilisons dans nos affaires. Les «Hard Rock Café» fut simple et doux comme une tarte aux pommes, ça n’a jamais été conçu pour être une menace et je me sens fier d’y avoir pris part, exactement comme l’association que je dirige actuellement.
Hier, le président Clinton nous a écrit à la «Maison des Blues» à Los Angeles ( cet endroit est la chose la plus en vogue en Amérique en ce moment) pour nous remercier d’avoir réuni les «creeps» et les «bloods», deux bandes rivales qui s’entre-tuaient pendant des années, à Los Angeles. Pour la paix qui a été instaurée entre eux, une fête a été célébrée, cette fête que nous avons organisée à la «Maison des Blues», hier même. Le président des États-Unis a approuvé notre initiative. Aussi avons-nous demandé à la police d’être présent pour s’occuper des problèmes de circulation qui se poseraient. Aucun policier ne s’est déplacé. Néanmoins, j’étais certain que Baba serait présent et que tout se déroulerait pour le mieux.
Nous avons organisé cette affaire de façon qu’une partie soit destinée au sauvetage et que l’autre soit à caractère sociale, pour tendre la main. Nous avons créé une Fondation que Sai Baba m’a demandé de mettre en route, pour essayer de mettre l’accent sur l’harmonie des races aux U.S.A. Cette affaire dans laquelle je me trouve donc est basée fondamentalement sur la promotion de la musique culturelle : blues, africaine et américaine. La musique est un volet très important de la culture américaine. D’autre part, cette Maison des Blues sert d’école 3 fois par semaine. Nous ramenons des enfants de banlieues où, dès l’âge de 5 ou 6 ans, ils portent un revolver sur eux pour aller à l’école. Grâce à cette grande salle de concert, nous attirons des enfants et nous leur apprenons les différents aspects de la vie et de la société. Nous essayons de leur donner confiance en eux et de leur faire ressentir qu’ils font partie d’une culture si signifie quelques chose, qui leur donne un sens. C’est, à ma façon, un sauvetage.
Chacun de nous a la possibilité d’agir de la sorte, dans ses affaires, dans la vie courante, avec ses amis. Je me réfère au discours de Sai Baba de l’autre jour, où il a évoqué les personnes qui parlent derrière le dos d’autrui. Il était très ferme sur ce point. Il parlait de l’état métaphysique.
Je me répète sans doute mais j’insiste en indiquant que si nous parlons des gens derrière leur dos en disant des choses horribles à leu sujet, nous prendrons certaines de ces caractéristiques desquelles nous nous plaignons, elles viendront vers nous. Il a admonesté tout le monde en ajoutant : «Sachez que cela est véridique», et il a répété à plusieurs reprises en donnant des exemples, et ainsi de suite.
Vous savez, comme pour tout, il s’agit d’un choix. Y a-t-il une bonne raison de mentir à quelqu’un ? Je ne le crois pas. Pour être un bon homme d’affaire, pour être un homme juste en affaire, il est préférable de ne rien dire du tout que de mentir.
Si vous êtes fidèles, vous devez suivre et mettre en place les cinq valeurs humaines, les incorporer dans votre vie, c’est cela qui importe, sans vous préoccuper de ce que vous êtes. Si vous êtes un balayeur de rues, faites-le avec application, soyez le meilleur. Faite fonctionner ces cinq valeurs dans votre travail, dans votre vie. Cela équivaut à une vibration. Vous créez ainsi des vibrations. Votre divinité à l’intérieur se manifeste en chacun de vous. Vous devez faire appel à votre nature supérieure, pas à la plus basse.
Je crois avoir lu que Dieu créa le monde en sept jours. Je crois aussi qu’il y aura un jour du jugement. Je pense que c’est l’âge où nous sommes maintenant, parce que devant la façon dont le monde fonctionne, nous avons à choisir presque chaque jour entre le bon et le mauvais.
Ainsi, par exemple, lorsque vous pensez : «Oh ! J’ai menti à cet homme et je vais me faire plein d’argent ; comme c’est merveilleux !», vous êtes en train de bâtir votre futur. Comme Swami l’a dit des millions de fois, le passé est le passé et le futur est incertain. Maintenant est le moment, car nous sommes en train de créer le futur avec les actions que nous accomplissons. Chaque chose que vous entreprenez revient vers vous dans cette vie ou la prochaine.
Donc, nous créons notre propre futur avec chaque action. C’est pour cela qu’il est préférable de se trouver en bonne compagnie et que cela est si important dans les affaires. C’est une raison pour lesquelles je ne fais aucune transaction avec quelqu’un, - peu m’importe si l’affaire peut être lucrative pour moi, si cette personne est mauvaise ou négative. Je le répète, peu m’importe combien d’argent je peux me faire, je n’en ferait pas d’affaire avec elle. Je ne tiens pas à ce que ses qualités négatives déteignent sur moi. Je ne veux pas être impliqué, parce que, pour quelques «pennies», je ne tiens pas à sacrifier mon futur.
Si ce que l’on dit au sujet de la réincarnation est correct (et j’y crois) cette personnalité, Issac, parmi l’ensemble des personnes décédées que j’aurais été, c’est juste un battement de paupières. Cette vie à moi n’est pas plus qu’un clignement de paupières, si l’on regarde avec une largeur d’esprit et que l’on comprend l’importance que cela représente. Car je veux me sortir de cette roue des naissances et des morts. Je ne sais ce qu’il en est pour vous, mais moi je travaille dur dans ce sens pour m’en échapper. Vous devez tenir compte de ces choses dans votre vie et j’ajouterais que ne pas mentir donne la paix de l’esprit.
J’ai des milliers et des milliers d’employés, des affaires un peu partout dans le monde. Chaque chose que Swami a prédit sur les affaires est arrivée. C’est réellement un Ph.D. (distinction universitaire en philosophie) que je recherche. Alors je suis en paix, je ne me tracasse pas l’esprit (et ne pas me faire de soucis, m’a pris un temps infini). Cela prend du temps, si vous suivez le chemin et si vous tenez compte de ces enseignements dans votre vie. Elle changera, et j’en suis un exemple vivant ainsi que certains d’entre vous dans cette pièce.
TIGRETT :
D’autres questions ?
TIGRETT :
Vous avancez de trois pas et vous reculez de deux ; je vous dirais même que lorsque l’on tombe, cela devient de plus en plus dur au fur et à mesure que nous nous approchons du but. Une seule petite pensée et c’est la chute, le retour à la case départ. Ainsi, si l’on rebrousse chemin, on gagne en caractère, et autre chose je crois. C’est cela qui vous garde sur ce chemin. Oui, Swami ne rend pas les choses faciles, le chemin à parcourir n’est pas supposé être facile. Vous savez c’est une chose pure et silencieuse. Dans un monde plein de tourment et de difficultés, il est dur de se rappeler qui nous sommes, pourquoi nous sommes ici et où nous allons.
Vous avez un espace où vous pouvez venir chercher toutes ces choses, chanter les bhajans pour alléger l’esprit et garder les vibrations en vous.
Je me sens béni d’avoir pu venir à vous aujourd’hui et je vous remercie de m’avoir donné la parole alors que j’avais des difficultés avec ma voix.
Sai Ram, Merci.
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