15 août 2004
Anil Kumar
Sai Ram
Pranam aux Pieds de Lotus de Bhagavan,
Chers frères et soeurs,
Je vous offre toutes mes excuses pour le retard hors de l’ordinaire qui s'est produit pour des raisons indépendantes de ma volonté. C'est le jour de l'indépendance et j'ai dû me précipiter au collège pour m’occuper des arrangements spéciaux du drame qui sera présenté ce soir par les étudiants de l'Institut Sri Sathya de Haute Étude dans le Sai Kulwant Hall. Ils vont introduire les héros nationaux, la ferveur national et le message - tous dûment supportés par les citations de Bhagavan.
C'est dans ce contexte qu'ils ont voulu que je voie la pièce, ils m’ont forcé d’y aller. Swami peut me demander à l'avance, " L’avez-vous vu?" (rire)
Si je dis, " Je l'ai vu, Swami, " et en réalité je ne l’ai pas vu, alors Il dira, " Vous ne l'avez pas vu." C’est un bluff!
Si le drame ne va pas bien, il dira, " Vous avez dit que vous l'avez vu, et c’est ce que vous avez approuvé?" Double dose! Je n'ai pas voulu prendre ce risque Divin. Ayez l’obligeance de m'excuser pour le retard.
LE JOUR DE L'INDÉPENDANCE A DIFFÉRENT MESSAGE
Bien, ceci est le jour de l'indépendance, laissez moi vous transmettre mes salutations spéciales. La nation entière se réjouis à cette occasion.
Selon Bhagavan, le jour de l'indépendance présente un message différent selon la façon dont nous le comprenons. Selon la plupart d'entre nous, l' ' indépendance ' est l'indépendance politique. C'est la liberté de l’autorité étrangère. Mais Swami la présente d’une manière totalement différente.
Je voudrais les placer en ordre comme les points un, deux, trois, etc., comme nous l’avons fait dans le passé, parce que c'est un sujet difficile à comprendre. Après avoir entendu parler du jour de l'indépendance célébré ici, nous devrions avoir une meilleure idée qui s’y reflète lorsque nous serons de retour à la maison.
Laissez-moi vous dire en premier que Swarajya est la vraie traduction du Sanskrit et du Telugu, et dans la plupart des langues indiennes, pour le mot ' indépendance '. Bhagavan, dans Sa bonté infinie et dans Son propre style Divin inimitable et unique, a expliqué ce mot Swarajya. Que signifie t-il?
Swarajya pour la majeure partie des gens ici cela signifie la liberté politique. Tout le monde le comprend en tant que ' autorité par le peuple autochtone '. C'est-à-dire, liberté des chaînes de l’autorité étrangère.
SWARAJYA - L'INDÉPENDANCE DU SOI
Bhagavan la présente de cette façon: Swa signifie le Soi. Rajya signifie le royaume, le royaume du Soi. Où est le royaume du Soi? Le royaume du Soi est en dedans. Le royaume politique et géographique est en dehors. L’autorité étrangère est en dehors. Oui, je suis libre de l’autorité étrangère, qui est en dehors. À l'intérieur, je suis encore asservi. Je suis libre à l’extérieur, mais je suis esclave à l'intérieur. Qu’est-ce que je veux dire par cela?
Je suis libre, présenté du point de vue du monde extérieur -- libéré de la domination étrangère et de l'exploitation étrangère, libéré de l’autorité et de l'administration étrangère. Je suis devenu libre le jour appelé Jour de l’Indépendance, que je célèbre comme Jour de l'Indépendance. La même chose est faite n'importe où, dans n'importe quel pays.
Oui, nous sommes libres! Ok! Cependant, sommes-nous libre intérieurement? Nous ne sommes pas libres à l’intérieur. Nous sommes des esclaves en raison de nos propres embûches. Nous sommes les victimes de nos propres faiblesses. Nous nous soumettons nous-même à des causes idiotes et nous sommes agités, perturbés et inquiétés.
Est-ce que je suis libre de la colère? Non!
Est-ce que je suis libre de la convoitise? Non!
Est-ce que je suis libre de l'attachement? Certainement pas!
Est-ce que je suis libre de la haine, l’avarice? Non!
Est-ce que je suis libre de la jalousie? Oui... NON!
Je ne suis pas libre de ces ennemis intérieurs. La colère, la convoitise, l'avarice, l’ego et la jalousie dominent le royaume intérieur. Ils gèrent à l'intérieur, ainsi je suis l’esclave de ces autorités en dedans.
Quels genres d’autorité sont-ils? Des autorités horribles! Elles sont des autorités, qui dans ma vie, ne me rendront jamais libre. Elles sont des autorités qui m'apporteront la diffamation, une réputation mauvaise, une impopularité et me ruineront totalement. L’autorité étrangère extérieure est beaucoup plus facile. Leur influence est seulement politique, géographique et financière (du point d'exercer une concession). Mais, les autorités qui me gèrent à intérieur sont les ennemis intérieurs – la convoitise, la colère, l’envie, la jalousie, l’avarice et la haine.
Depuis plusieurs naissances, je n'ai pas pu me libérer de ces autorités intérieures. J'ai pris des incarnations successives, luttant dur pour être libre de leur autorité intérieure et de leur domination intérieure. Vie après vie, âge après âge, mais je ne suis pas encore libéré de ces autorités intérieures. C'est le point que Bhagavan nous ramène avec Swarajya.
On devrait avoir cette liberté intérieure. Une fois qu'il y a liberté intérieure, la liberté extérieure suivra. Une fois qu'il y a liberté intérieure, vous pouvez simplement entrer dans le monde extérieur et apprécier les avantages dans le vrai sens du terme ' indépendance '.
Bhagavan dit, " Swarajya signifie l’autorité du Soi, par le Soi, pour le Soi."
Ce n'est pas " Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple, " qui s'avèrent justement être la définition du terme ' démocratie ' comme définies par Abraham Lincoln.
Par conséquent, la liberté extérieure signifie " Gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple." La liberté intérieure a cette autorité: Gouvernement du Soi, par le Soi, pour le Soi. C'est la liberté intérieure.
L’EFFORT INDIVIDUEL POUR LA LIBERTÉ
Ainsi, mes amis, la célébration du Jour de l'Indépendance, le 15 août, n'est pas limitée aux Indiens seulement. Les Indiens peuvent se célébrer; ils peuvent se réjouir avec des divertissements et des distractions, avec des banquets, des discours, des décorations, l'illumination de la capitale et le flottement du drapeau tricolore. Ce sont toutes des expressions de joie et de jubilation, célébrant le Jour de l'Indépendance.
Mais l'indépendance concernant le monde intérieur, le royaume en dedans, est une longue lutte. C'est une lutte que je n’entreprends pas moi-même seulement. Ce n'est pas un mouvement de masse. Ce n'est pas suivre un chef. Je dois travailler pour ma propre émancipation. Je dois voir à ce que je sois libéré de tous les ennemis intérieurs.
Comment puis-je être libéré de l’autorité de la colère? Vous ne pouvez pas m'aider. Je dois trouver la manière.
Comment puis-je être libéré de l’autorité de la jalousie à l'intérieur? Je dois trouver la manière par moi-même. Personne ne va m'aider. Pour être libéré de la domination intérieure des faiblesses de l'humanité, on doit travailler pour soi-même.
DEUX POINTS POUR LA LIBERTÉ INTÉRIEURE
Premier point: Être libéré des ennemis intérieurs de la convoitise, de la colère, de l'envie, de la jalousie, de l'avarice et de la haine est la célébration du Jour de l'Indépendance pour tous les chercheurs spirituels.
Deuxième point: Chaque personne doit travailler pour que son propre Soi soit libre en dedans. Son propre Soi doit le faire. Ce n'est pas un mouvement de masse. Ce n'est pas une lutte pour la liberté sous la conduite de quiconque. Vous êtes un chef en vous-même. Vous êtes un émancipateur en vous-même. Vous êtes un libérateur à vous-même. C'est le deuxième point auquel je veux attirer votre attention.
POINT UN: LIBÉRÉ DE L'ATTACHEMENT DU CORPS
Qu’est ce que la liberté signifie du point de vue spirituel? Le grand Ramana Maharshi d'Arunachala a emphatiquement énoncé ce que la liberté signifie et ce qu'elle est. Bhagavan donne à plusieurs reprises la signification de la liberté spirituelle dans Ses discours Divins. Peut-être qu’à l'avenir, nous ne manquerons pas ce point dans Ses discours. Quel est ce point important?
Nous avons tout cet attachement au corps. Nous nous identifions avec le corps. Comme Baba le présente - Deha Abhimana. Deha est le corps; Abhimana est l’attachement. Nous avons Deha Abhimana, un attachement au corps. À cause de lui, plusieurs choses suivent. C'est la raison principale qui nous a fait esclave dans le passé et esclave dans le présent. Si nous continuons à nous identifier avec le corps, nous continuerons à être esclave.
Parce que je m'identifie avec le corps, j'ai ce sentiment du corps de Dehabuddhi. Deha, le corps, et Buddhi, penser de cette façon. Le processus entier a pris cette direction parce que j'ai commencé à dire, " Je suis le corps." À cause de l'identification du corps, je souffre beaucoup.
Laissez-moi établir une manière d'être exempt de l'attachement du corps. Quelle est cette manière? Comment puis-je être libéré de cet attachement du corps? Qui est la vraie liberté!
LA PREMIÈRE MÉTHODE - RÉALISEZ QUE LE CORPS EST TEMPORAIRE
Bhagavan suggère une manière importante et facile pour tous les dévots de Sai. Le corps porte nécessairement avec lui un sentiment d’ego. C'est un sentiment dominant en nous.
Baba dit toujours, " Vous devriez essayer d'être libre de l'identification du corps." Ceci est Sa citation souvent répétée: " Le corps est une bulle d'eau."
Une fois que je suis convaincu du fait que le corps est une bulle d'eau, je n'aurais plus jamais le sentiment qu'il est éternel. Je n'entretiendrais plus jamais la pensée qu'il est immortel. Je ne conférerai plus une pleine attention sur le corps et son entretien.
Tellement de temps est consacré à le parer et l’entretenir. Bien, je ne veux pas dire que le corps doit être négligé. Non, mais le corps n'est pas le but suprême.
Bhagavan dit, " Le corps est le temple de Dieu."
Oui, j'ai vu le temple, merci. Cependant, nous ne devrions pas le laisser comme cela. Aller au temple n'est pas suffisant. Nous devons aller à l'intérieur.
Le corps est le temple de Dieu, ainsi il doit être maintenu dans un état pur et propre parce que Dieu réside à l'intérieur. Dieu, dans le temple du corps, est la conscience, l'âme ou l'esprit (Atma ou Chaitanya). C'est le Soi en moi. Le Divin réside dans le corps. Par conséquent, nous devons prendre soin du temple, pour qu'il soit une résidence convenable pour Dieu. C'est tout.
Par conséquent, mes amis, nous devons être libres de l'attachement du corps et non simplement avoir la liberté politique de l’autorité étrangère et de la domination politique. Non! Le Jour de l'Indépendance exige que nous soyons libres de l'attachement du corps.
Une fois que je réalise et crois sincèrement à ce que je dis, ne se permettant pas d'être emporté par l’imagination, l'hallucination ou autre chose, une fois que je réalise le fait que le corps soit une bulle d'eau, je ne serai plus jamais arrogant. Je ne serai plus jamais égoïste. Je ne passerai plus jamais cent pour cent de mon temps, de mon énergie ou de mes ressources pour l'entretien du corps.
LE CORPS EST SEULEMENT UN MÉDIUM
Nous connaissons beaucoup de gens avec un corps sain qui ont malheureusement un regard d’huile de castor (grimace) sur leur visage. Pourquoi? Le corps est très bien, la personnalité est également belle, mais le mental est malade. Le corps est la banlieue; ses conduits transportent des ordures. Ce n'est pas que nous n'ayons pas de corps. Il est seulement une erreur si nous pensons que le corps est le but extrême.
Par conséquent, mes amis, le Jour de l'Indépendance réclame la liberté de l'attachement du corps, Dehabiman. La première méthode est de réaliser entièrement que le corps est temporaire. C’est seulement une bulle d'eau.
Une autre manière d'aider à dissiper l'identification du corps est celle-ci: Bhagavan dit toujours,
" Ce corps est seulement un véhicule, un canal ou un tuyau, ou vous pouvez le comparer à un fil électrique. L'électricité traverse le fil et l'eau traverse la conduite d'eau (tuyau). Le corps est un médium. Le corps est seulement un véhicule, un moyen de transport pour atteindre la destination, ou le but, selon les circonstances."
Bhagavan a donné un autre bel exemple. Vous avez une voiture. Pourquoi? Non pas pour la garder dans le garage et non pas simplement pour dire à tout le monde, " Je possède le dernier modèle de voiture et la plus chère sur le marché." Pourquoi ai-je une voiture si je la garde seulement dans le garage? Si elle est gardée là, elle aura de plus en plus de rouille et elle perdra de la valeur à la revente. De même, ce corps n'est pas destiné à être gardé dans le garage. Ni l'un ni l'autre n'est là pour aller dans un atelier de réparations en raison des maladies fréquentes.
LE CORPS ET LE MENTAL S'AFFECTENT L’UN L’AUTRE
Le corps doit être fort. C’est quelque chose comme une voiture qui doit être dans un bon état de conduite. Le corps doit être dans un état convenable pour entreprendre une pratique spirituelle, ou ce qui est appelé la sadhana. La pratique spirituelle exige un corps sain et fort.
Le corps et le mental sont inter- relié, ce qui s'appelle une relation psychosomatique. Une relation psychosomatique est la relation qui existe entre le corps et le mental. L’un affecte l'autre.
Un exemple simple: Supposez que je sois très inquiet, mentalement dépressif et frustré. Bien que je sois physiquement fort, je semble dépressif. Je suis très malade parce que mentalement je suis dérangé. Le mental affecte le corps.
Ces derniers temps, les médecins disent que beaucoup de maladies ont une cause psychologique. Il y a également des exemples où les gens ont surmonté des maladies par l'utilisation d'une forte volonté. Même des cas avancés de cancer ont été traités par une forte volonté. Ces cas sont dans les archives. Par conséquent, mes amis, le corps affecte le mental et le mental affecte le corps. C'est un canal bidirectionnel. Le corps doit être fort!
LA DEUXIÈME MÉTHODE – LE SERVICE
Baba nous a donné la deuxième méthode pour aller au-delà de l'identification du corps. C'est le service, Karma Yoga. En rendant service, le chemin de l'action, bien, au moins je n'aurai pas 100%, l’identification totale avec le corps.
Le Karma Yoga est prescrit pour la Chitta Sudhi (pureté du mental). La pureté du mental est possible par le processus du Karma Yoga. Le Karma est action, l’action faite par le corps pour la pureté du mental. Comprenez-vous cela? La pureté du corps comme propreté est facile. Nombre de fois vous pouvez avoir une douche avec l’eau chaude ou froide ou de la manière que vous l’aimez, et avec un savon de votre choix. Cela ne nous aidera pas à réaliser la pureté du mental. En conduisant ce corps à l'action, Karma Yoga, il assure la Chitta Sudhi, la pureté du mental. Nous devons comprendre que ce corps est destiné à servir.
Bhagavan a donné beaucoup d'exemples:
Un - L'arbre porte ses fruits, non pas pour consommer les fruits lui-même, mais pour que l'humanité les mange.
Deux - Le fleuve coule sans cesse. Il ne boit pas une goutte de sa propre eau; l'eau est pour la société.
Trois - Le lait de la vache est pour tout le monde. La vache ne boit pas de son propre lait, n’est-ce pas?
Mes amis, la vache, l'arbre, le fleuve et toutes les montagnes nous donnent une belle leçon de service.
LA VIE EST UNE OCCASION
La vie nous est donnée pour rendre service aux autres. La vie est une bénédiction. Comprenons que la vie est une occasion. Si nous prenons la vie comme une occasion, c'est une bénédiction. Il y a alors lieu de prendre la vie comme une célébration.
Si quelqu’un dit que ma vie est une entrave, que la vie n’est pas bien utilisée. Qu’elle est totalement gaspillée dans l'investissement de Dieu, c’est tout. Si vous déposez une certaine somme d'argent à la banque et vous n’en retirez aucun intérêt, c'est une perte. Ne pensez-vous pas ainsi? De même, si nous n'apprécions pas la vie, si nous ne passons pas notre vie en étant heureux et dans le bonheur, c’est un investissement vain par Dieu Lui-même, le plus gros et plus grand investisseur et banquier éternels. Il s'attend à quelque chose d’utile de son investissement.
Mes amis Paropakarartham Idam Shariram! Paropakarartham est le service. Idam Shariram est ce corps pour le service. Par service et en comprenant que le corps est temporaire, nous pouvons aller au-delà de l'identification du corps. Ce deha buddhi, le sentiment du corps, peut être dissipé.
LA TROISIÈME MÉTHODE - PRIEZ DIEU
Pour être libéré de l'attachement du corps, pensez à Dieu!
Bhagavan a dit, " Celui qui cherche les reconnaissances, les trophées, les récompenses, les acclamations, les applaudissements, le nom, la renommée, le gain financier et monétaire est juste un animal." C'est tout.
En outre, Bhagavan dit que si vous avez de l'herbe verte dans votre main, la vache viendra près de vous afin de manger cette herbe. Quand quelque chose de précieux est offerte, l'homme se précipite en avant pour la saisir. Comme Bhagavan le dit en Telugu: Iche vaadu unte sache vaadu goda leche ustadayya annaru qui signifie, " Si quelqu’un est préparé à donner, même un corps mort se lèvera pour recevoir." (rire)
Le tempérament du corps est toujours de recevoir et de saisir, enchanté par l'attraction de la nourriture, des vêtements, de l'abri, des convenances et des conforts. Supposez qu'il y aurait une autre salle avec climatisation. Je suis sûr que vous tous vous vous déplaceriez là-bas. Ici, je devrais m’adresser au tapis. (rire) Le corps veut toujours les conforts et les convenances.
Bhagavan veut que nous comprenions cela quand nous faisons du service, quand nous récitons Son nom, nous pouvons nous libérer de l'attachement du corps.
COMMENT ÊTRE EXEMPT D'AGIR COMME UN ANIMAL ?
Le corps a cette infection: le tempérament, le comportement et l'attitude habituelle d'être comme un animal. Si vous tenez un bâton, la vache s’éloignera. Si vous lui montrez de l'herbe, elle viendra tout près. Si nous sommes devant une tâche importante, nous essayons de l'éviter. Si Swami distribuait des chaînes et des bagues il y aura des files d'attente, je suis sûr qu'Il devrait passer le reste de Sa vie à distribuer seulement ces choses. Cette attitude d’être plus près des avantages et de s’éloigner de n'importe quelle menace, perte, punition, lutte ou douleur est simplement une qualité animale.
Pashu signifie l'animal. Alors Pashu doit être fondamentalement un animal. Quand je m'appelle moi-même, " animal, " cela peut sembler idiot, mais quand je dis, " l’homme est un animal social, " cela est acceptable. Jantu Naam Nara Janma Durlabham - " Parmi tous les êtres, la vie humaine est la plus rare." C'est acceptable.
Cependant, nous partageons ces traits de base fondamentaux avec les animaux: la nourriture, la faim, l’appétit, la soif, le sommeil et la procréation, Aharam, Nidramai, Guranja, Kaman eka pashuva nara. Ainsi, le corps est pashu ou animal.
Pour être libéré de l'attachement du corps, que devrait-je faire? Je devrais penser à la personne qui est responsable de l'animal. Si je suis votre ami, votre chien ne me mordra pas, parce que vous savez comment contrôler le chien. Pour être exempt de ce sentiment du corps, les actes comme pashu ou animal, je dois approcher le maître en contrôlant l'animal, Pashupathi.
Qui est Pashupathi? Le Seigneur Shiva Lui-même! Quand je prie le Seigneur Shiva, le chef du royaume animal, naturellement Il m'aidera à dépasser dehabuddhi, l’attachement du corps et à développer l'Atma buddhi, l’attachement au Soi. Actuellement, je suis attaché au corps, mais en priant Dieu, je peux m’attacher au Soi, l'Atma buddhi ou le Shiva buddhi. Je pense que je suis clair.
Par conséquent, mes amis, la véritable célébration du Jour de l'Indépendance est la libération de l'identification au corps et de l'attachement du corps. C'est le premier point.
POINT DEUX: SE LIBÉRER DU MENTAL
Qu’est-ce que je veux dire par se libérer du mental? Ce n'est pas qu'on doit être sans mental, ou qu'on doit avoir un mental perverti, ou qu'on doit être étroit ou large d'esprit. Nous avons tant de mots pour décrire que le mental n'est pas correct. Un mental orienté dans une mauvaise direction est un esprit perverti. Un mental qui est centré sur la famille seulement est un esprit étroit.
Un mental qui est universel est un esprit large. Le mental qui pense au Soi supérieur est quelqu’un qui est au-delà du mental. Le mental, qui s'identifie avec tout le monde, est un super mental. D'une façon générale nous ne pensons pas au mental comme ayant ces différents niveaux, et nous disons simplement, " Mental." Laisse faire! (rire) n'est ce pas aussi, mes amis.
LE MENTAL EST UN PAQUET DE DÉSIRS ET DE PENSÉES
Qu’est ce que se libérer du mental signifie? Que devons-nous en comprendre? Le mental n'est rien d’autre qu’un paquet de pensées. Le mental n'est rien d’autre qu’un paquet de désirs. Il est semblable à un tissu fait à partir de fils entrelacés. Quand les fils sont enlevés, le tissu n'existe plus. Le tissu est là seulement à cause des fils.
De même, quand des pensées sont entrelacées et réunies ensemble, cela fabrique le mental. Les pensées et les désirs constituent le mental. Si vous êtes sans désir, vous avez dépassé le mental. Quand vos pensées diminuent, quand elles viennent à s’arrêter, vous avez dépassé le mental.
Se libérer du mental, selon Ramana Maharshi... J’aime beaucoup Ramana Maharshi pour la simple raison qu’il nous montre un chemin de recherche pour nous rendre au Soi, qui est réalisable pour l'esprit moderne.
Aujourd'hui, je ne peux pas demander à l'esprit moderne de faire des rituels. " Venez, faite un yaga, " (offrandes à la gloire de Dieu). " Oncle, nous vous verrons dans trois ans. Ok!" (rire)
Si je leur dis de faire un yagna (un rituel de pratiques spirituelles prescrit pour l'homme), " Je suis désolé, je n'ai pas le temps ou les ressources."
Ou si je vous donne une discipline rigoureuse, " Bien, Je ne recherche pas une vie de spiritualité."
L'esprit moderne est aiguisé, scientifique et technique. L'esprit moderne fonctionne sur le chemin du raisonnement, du rationnel et de la logique. Je ne peux pas donner un chemin aveugle à la foi. Ramana Maharshi nous montre une belle façon - le chemin de la quête, Vicharana ou Mimamsa, la quête dans le Soi.
LE CHEMIN DE LA QUÊTE DANS LE SOI
Souvent, Bhagavan dit, " Posez-vous la question Koham, Koham? Qui suis-je? Qui suis-je?"
" Aham Deham, je suis le corps."
" Non! Naham Deham, je ne suis pas le corps."
" Koham, qui êtes-vous?"
" Aham Jivosmi, je suis le mental. Non! Non! Non!
" Koham, qui êtes- vous?"
" Aham Bramhasmi, je suis vous. Je suis Dieu!
Le chemin de la quête est possible. La première étape est de renoncer à l'attachement du corps. C'est la première condition.
Nous sommes très perturbés quand quelqu’un s'assied à notre place habituelle pendant le darshan. Nous sommes très perturbés quand quelqu’un prend le prasad (nourriture bénie par Swami), une minute avant nous. Nous sommes très perturbés quand un homme veut obtenir une place devant nous dans la file d'attente de la cantine. N'importe quelle petite chose nous dérangera. N'importe quelle chose simple agitera notre mental. Cependant, il n'est pas aussi facile de contrôler le corps que de le dire.
UN DÉSIR SATISFAIT MÈNERA À UNE CHAÎNE DE DÉSIRS
Une fois que j’ai contrôlé le corps et que je me suis libéré de l'attachement du corps, la deuxième condition est de me libérer de l'attachement du mental. Le mental, comme je l’ai dit, est un paquet de désirs et de pensées.
Le troisième aspect du mental est sa capacité de se souvenir, de se rappeler. Le mental est comme un ordinateur. Il télécharge tout, le rendant lourd et écrasant. Par conséquent, des ' virus d'ordinateur ' peuvent affecter le mental. Un ordinateur peut fonctionner pendant de longues périodes sans téléchargement, mais nous téléchargeons des informations inutiles en tout temps. Très fréquemment, les virus entrent dans le mental. C'est la raison de la disposition spéciale sur l'ordinateur – les commandes, Contrôle et Supprimer. Cette méthode peut également se débarrasser du matériel non désiré du mental. Supprimez-le, de sorte que le mental soit libre. Ne laissez pas ces choses rester là, dans le mental.
Celui qui est rempli de pensées deviendra stupide ou fou. Celui qui est plein de désirs peut être une menace pour la paix de la société parce qu'il est trop ambitieux. Personne ne peut accomplir tous ses désirs dans une vie. Si quelqu’un dit, " J'ai accompli tous mes désirs, " cela signifie qu'il n'a aucun désir du tout, ou il ne sait pas ce qu’est un désir. La nature du désir est quelque chose comme le feu. Plus que vous mettez de l'huile dessus, bien, il brûle de plus en plus intensément. Mes amis, un désir satisfait mènera à une chaîne de désirs.
Vous avez un désir. " Que Swami me regarde." Il vous regarde!
" Non, un autre désir, oncle."
" Qu’est ce que c’est?"
" Il devrait me sourire."
" Aha! Arey! Vous avez accepté un regard; ce n'est pas assez. Maintenant, l'occasion pour un sourire!"
" Oh! Il vous a souri ce matin. Félicitations! Ayons une tasse de thé ensemble et célébrons!"
" Non! Non! Non! Je veux Lui donner une lettre."
" Oh! je vois."
" Oh, oui, Il a reçu la lettre!"
" Aucunes autres demandes?"
" Oui, si possible, voulez-vous me dire comment obtenir une entrevue?" (rire)
" Arey! Ce n'est pas dans mes mains (de mon pouvoir)."
Ce matin quelqu'un m'a demandé, " Monsieur, voulez-vous s.v.p. m'aider à obtenir une entrevue avec Swami?"
Je lui ai donné une réponse, seulement une réponse. " Je ne peux pas l'arranger."
Si quelqu’un dit qu’il peut le faire, ne le croyez pas. (rire) Swami n'est pas un chef politique. Je peux arranger une audience avec un percepteur d'impôt du district. Je peux arranger une audience avec le Ministre en chef. C’est impossible de conduire une personne à Dieu. C'est comme cela avec Bhagavan. Si j'essayais de le faire, je prendrais un grand risque. Il n'y aurait aucun retour pour moi. (rire) Aucun retour!
LE MENTAL EST PLEIN DE PENSÉES ET DE CONTRE- PENSÉES
Par conséquent, mes amis, l’identification avec le mental veut dire que nous sommes pleins de pensées, quelque chose comme un embouteillage, ne sachant pas avec quelle pensée agir. Une pensée est d'aller à la cantine; une autre pensée pour entendre encore plus de points de l'entretien de ce matin; une autre est pour faire une réservation de vol; un autre a lieu au sujet du darshan de l'après-midi. Quelle pensée est permanente, quelle pensée est importante? Allons, laissez l'ordinateur classer ces pensées comme une, deux, trois, quatre. Non! Elles sont tous des numéros un.
Par conséquent, mes amis, nous sommes très inquiets en raison des pensées qui se précipitent en dedans. Nous avons des pensées et des contres- pensées. ' Dois-je y aller? Ou est-ce vraiment nécessaire? Swami vient à 3 p.m. Est-ce vrai? Non! Non! Il y a une possibilité pour Lui d’être ici à 2 h 30 p.m. car c'est le Jour de l'Indépendance. Les garçons étant libres, la promulgation du drame va probablement commencer, ainsi allons-y pour 1 h 30 p.m..' (rire) La pensée et la contre -pensée. C'est la qualité du mental.
La qualité du mental est pleine de désirs. Elle est pleine de pensées et de contres- pensées. Elle a la possibilité de se rappeler et de récapituler; elle a une mémoire.
L’EGO EST UNE QUALITÉ DU MENTAL
La quatrième qualité du mental est l’ego.
" Vous savez, je suis ici depuis les vingt dernières années."
" Alors quoi? Alors quoi?"
" Vous savez, j'ai eu cent entrevues."
Et puis!
Le point est qu'on veut se sentir et faire sentir aux autres qu'on est meilleur que les autres. Cela s'appelle l’ego. L’ego est là dans tout le monde. Il s'étend dans un pourcentage de 5%, 10%, 50%, et 100%.
Dans la Bhagavad Gita (Le chant de Dieu, contenant le message spirituel de Krishna), il est clairement dit qu'une chute sociale ou politique est légèrement nuisible, mais une chute spirituelle est une perte totale. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous engager dans la spiritualité et en même temps, entretenir des pensées de l’ego.
UN HOMME RELIGIEUX EST JOYEUX, UN HOMME SPIRITUEL EST HEUREUX
Je devrais être souriant, engagé, joyeux et heureux, parce que quand je dis, " Baba est mon Dieu, Baba est-Il mon coeur, Baba est le maître, " comment puis-je être sérieux? Quand Swami est heureux, puis-je être triste? Quand Baba est en moi, puis-je être mélancolique? Avec le bonheur de Baba à l'intérieur, puis-je être sérieux, comme si je souffrais d'hypertension? Non! Non! Non!
Je ne veux pas me fatiguer à répéter cela plusieurs fois. Un homme religieux est joyeux; un homme spirituel est heureux. Un homme religieux est actif; un homme spirituel est dynamique. Il n'est pas passif, mat ou inerte comme une pierre. Certainement pas. Les individus de nos jours sont sérieusement malades en grand nombre, peut être comme cela, mais pas un homme spirituel.
Prenez par exemple, Swami Vivekananda. Comment il était très actif? Pensez à Jésus-Christ! En raison du courage, Il doit avoir été préparé pour sacrifier sa vie sur la croix. Un homme timide ne peut pas être religieux. Un lâche ne peut pas être spirituel.
Ainsi les désirs, les pensées, les contres pensées, l’ego et la mémoire sont tous des qualités du mental. Plus le mental est puissant et fort, plus nous sommes loin de Dieu.
Oui! Il y a une manière facile d'atteindre Prashanti Nilayam à partir du Kashmir, mais pas de l’ego. Un homme d'Argentine peut atteindre Prashanti Nilayam plus vite qu'un homme avec un ego. Un homme avec un ego ne pourra jamais atteindre Swami. Physiquement, il peut acheter un billet et se tenir dans une ligne. Physiquement, il peut être devant Lui. Mais il n'aura pas de place dans le coeur de Sai.
Si vous voulez vraiment avoir une place dans le coeur de Sai, psychologiquement et intellectuellement, puis dans le firmament de l'horizon intérieur du coeur humain, on doit être exempt d'attachement au mental. On doit être totalement sans ego.
QUAND LE MENTAL VIENT AU REPOS, LE COEUR EST ATTEINT
Ainsi la célébration du Jour de l'Indépendance réclame la libération du mental. Nous avons discuté de la nécessité de se libérer du mental. Ok! Que se produira t-il quand vous serez libéré du mental? C'est la prochaine question.
Comme sur l'ordinateur, quand les pensées inutiles sont supprimées et les désirs ont cessé, le mental est soumis. Il atteint l'état du coeur. Il entre dans la profondeur de son origine ou de la naissance. Ramana Maharshi l’appel Moola Stalambu. Moola, qui signifie ' la base de pensée '. Moola Stalambu, l'endroit, le lieu de naissance. Suis-je clair?
Quand les agitations, les perturbations, les vagues turbulentes du mental font une pause, vous atteignez le coeur, la base même où il y a le bonheur.
Certaines personnes demandent, " Où est le mental? Où est le coeur? Quelle est la ligne de séparation entre les eux?"
Non! Non! Non! Quand le mental s'abaisse, le coeur vient naturellement en avant.
Que dois-je faire pour voir le drame? Dois-je placer des acteurs sur la scène? Non! Non! Non! Une fois que le rideau est levé, le drame commence. N'est-ce pas ainsi? De même, une fois le rideau du mental est baissé, le coeur s’exprime. Le coeur est derrière le rideau du mental, le mental étant la délusion ou l'illusion.
Par conséquent, mes amis, la libération du mental est le message du Jour de l'Indépendance. C'est la libération du désir, la libération des pensées, la libération de l'ambition et la libération du sentiment de l’ego. C'est ce que c’est.
BABA EST POUR TOUT LE MONDE
Comment faire tout cela? Baba a démontré un point. Il est pour tout le monde. La manière qu'Il parle à Gokak et à Kamavadhani est différente de la manière dont Il parle à la personne moyenne. La manière qu'Il parle à ces personnes est différente de la façon dont Il communique aux écoliers du primaire. Baba descend à n'importe quel niveau, parce qu'Il est le Dieu de tout le monde. L'essence est toujours identique; 25mg, 250 mg, 500 mg ou 40 watts, 50 watts, 500 watts; le voltage est la différence. L'intensité et la méthode de communication peuvent être différentes, mais l'essence est identique.
Qu’est ce que Baba a dit? " Laissez le mental savoir et laissez l’ego comprendre que tous ce que je vois maintenant est le rêve de jour, qui est nullement différent du rêve de nuit."
Le rêve de nuit part lorsque je me réveille. Quant est-il du rêve de jour? Le rêve de jour part lorsque le mental s’est retiré et s’installe au centre - Mula Stalambu, le coeur.
Quand le mental baisse, les pensées viennent qu’à s’immobiliser totalement et les désirs s'arrêtent, c’est l'état quand nous savons que c'est un rêve de jour. L'illusion du rêve de nuit et le rêve de jour doivent être réalisée. Cela est fait par une recherche constante, qui aide à arrêter notre attachement au corps.
Il est temps d'être libre de l’attachement du corps et du mental, de sorte que nous sachions que nous ne sommes pas le corps, nous ne sommes pas le mental, nous sommes le vrai Soi, l'Atma, l'esprit.
MBA, MCA, A
Je veux faire un simple sommaire, parce que j’arrive à la fin, et je crains de manquer de temps.
Nous connaissons le MBA, vrai! Maîtrise en administration. MBA est facile à se rappeler. M est pour le mental, B (body) est pour le corps et A est pour l’Atma. MBA, mental, corps et Atma Chacun des trois est égal à l'état d’éveil, du rêve de jour ou à Jagrata.
Je vais dormir et je rêve. Les rêves peuvent fournir la meilleure base pour tous les souhaits qui ne sont pas accomplis. Je peux être le Président de l'Amérique dans mon rêve, OK? (rire) Pourquoi pas? Dans mon rêve, je peux tous vous voir me regarder. Ici, cela peut ne pas être possible, parce que vous pouvez ne pas vouloir me regarder. (rire) Mais, là-bas dans le rêve, je vous vois me regarder.
L'état d’éveil est MBA, l'état de rêve est MA, Maîtrise en Arts, un autre degré. Suis-je clair? Le sommeil profond final est simplement le A – Atma. C'est tout.
Qu’est ce qu’il y a de commun dans ces trois états? Dans le MBA, MA et A. Le A est commun.
' A ' la conscience, ' A ' la Conscience, ' A ' l'Atma, l’âme ou l’esprit est commun aux trois niveaux de conscience. Dans tous les trois niveaux d'expérience c’est le Soi, le Divin.
Par conséquent, le Jour de l'Indépendance est la réalisation du Soi Suprême, l'Atma, qui est commun dans chacun des trois niveaux de compréhension, chacun des trois niveaux d'expérience et chacun des trois niveaux de visualisation. C'est la vraie indépendance.
L'Atma sait cela, bien qu'il soit omniprésent dans tous les trois états, il est indépendant de tous. Il est là dans le MBA; il est là dans le MA; il est là dans le A, mais il est indépendant de chacun des trois.
La règle du Soi, par le Soi, pour le Soi, que je suis le Soi est la vraie célébration du Jour de l'Indépendance. Non seulement pour l'Inde, c’est ainsi pour n'importe quel pays. Non seulement pour vous et moi, mais également pour tout le monde, pour toute l'humanité. Réjouissez-vous en célébrant le Jour de l'Indépendance en étant libéré de l'attachement du corps et en étant totalement libéré de l'attachement du mental.
Que Bhagavan soit avec vous pour toujours et à jamais. Jai Sai Ram! (applaudissements)
OM...
Asato Maa Sad Gamaya
Tamaso Maa Jyotir Gamaya
Mrtyormaa Amrtam Gamaya
Om Loka Samastha Sukhino Bhavantu
Loka Samastha Sukhino Bhavantu
Loka Samastha Sukhino Bhavantu
Om Shanti Shanti Shanti