SOYEZ PRUDENT
7 octobre 2007
Anil Kumar
OM…
Sai Ram
Pranams aux Pieds de Lotus de Bhagavan,
Chers frères et sœurs,
Quelqu'un a posé une question au sujet du Vishwaswarupa darshan (voir Baba dans la lune) que Bhagavan a parlé il y a quelques jours. Le Seigneur Krishna fut le premier a donner le Vishwaswarupa darshan à Arjuna sur le champ de bataille de Kurukshetra, et quelqu’un voudrait que j'explique maintenant le Vishwaswarupa darshan proposé récemment par Bhagavan Sri Sathya Sai Baba.
LA CRÉATION ENTIÈRE EST LE VIRAT SWARUPA DE DIEU
C’est seulement Bhagavan qui peut expliquer, avec autorité, ce que cela signifie quand Il a proposé qu'Il va conférer un Vishwaswarupa darshan sur nous tous. Nous ne comprenons pas suffisamment, car nos perceptions conscientes sont limitées au niveau humain. Quand nous essayons d'expliquer ou d’interpréter quelque chose à un niveau plus élevé c’est une erreur. Par conséquent, veillez m'excuser si je ne commente pas sur cela, car je ne comprends pas plus que vous.
Pour expliquer le concept du Vishwaswarupa qui se trouve dans la Bhagavad Gita, j'essayerai de vous expliquer ce que je sais. Dans la Bhagavad Gita, seulement Arjuna a pu voir le Vishwaswarupa du Seigneur Krishna, et Arjuna ne l'a pas vu avec ses yeux physiques. Il a été béni avec un genre spécial de vision. C'était seulement avec le Jnana netra (l'œil de la sagesse) qu’il a pu voir la forme cosmique de Krishna.
Le Mahabharata parle également d'un vieux roi aveugle appelé Dhritharashtra, à qui Dieu a accordé cette sorte de vision afin que le roi puisse voir également le Vishwaswarupa darshan du Seigneur Krishna. Après avoir vu la forme du Seigneur Krishna, le Roi Dhritharashtra a prié pour redevenir aveugle parce que, après avoir vu la forme de son Seigneur, il n'a pas voulu rien voir d’autre par la suite.
Une fois, ici dans Puttaparthi, il y a quelques années, dans Kulwant Hall, Bhagavan a donné un Divin discours pendant le festival du Kalasa où il fut parlé du Virat Swarupa. Pendant ce festival, les dévots sont venus avec des récipients d'eau placés sur leurs têtes et ont formé un cortège pour adorer un lingam. Un lingam a été placé très proche des dais et ces dévots étaient assis et faisaient leur puja. Soudainement j'ai vu ces VIP dans une file d'attente pour voir le lingam et ainsi, par curiosité, j'ai joint la file d'attente. Chacun de nous était stupéfait de voir Baba dans ce lingam de Shiva.
Un médecin a dit, « Swami, nous vous voyons dans le Virat Swarupa, dans ce lingam de Shiva! »
Baba a regardé le médecin et a dit, « Avez-vous besoin de regarder là pour Me voir? Chacun dans cette salle a le Virat Swarupa. »
Ne connaissant pas ce qui avait été dit entre ce médecin et Swami, j'ai continué à regarder le lingam de Shiva et à ignorer Swami. Il a noté cela malicieusement dans un discours, Il a dit, « Anil Kumar est intéressé à voir Swami dans le lingam de Shiva, alors que Swami lui-même se trouve juste à côté de lui! (Rire) Même lorsque Swami est ici à côté de lui, il veut regarder dans le lingam de Shiva! »
C’est ce que Baba a mentionné au sujet du Virat Swarupa. Il a dit que la totalité de la création est Virat Swarupa. La Bhagavad Gita déclare que quand Krishna a donné cette vision du Virat Swarupa à Arjuna, Arjuna a vu les galaxies, le système solaire, les montagnes, les vallées, les sept mers et le cosmos entier dans le Seigneur Krishna. C'est le Virat Swarupa.
Au-delà de ces détails, je ne sais rien d’autre. Vous devez en venir à votre propre conclusion. Ce que Baba veut signifier nous ne pouvons pas le savoir parce que Sa conscience vient d'un plan tout à fait différent, qui est spirituel et Divin. C’est seulement Lui qui peut expliquer ce que cela signifie; je peux seulement vous mentionné ce qu'Il a donné à ce moment-là.
Pour voir un objet, qu'est-ce qui est exigé? La lumière du soleil est exigée. Et pour voir le soleil, qu'est-ce qui est exigé? La lumière du soleil est exigée pour voir le soleil aussi. Quand nous voyons le soleil, que voyons nous réellement c’est sa lumière, correcte? Pour voir la lune, nous devons vraiment voir le clair de lune. Pour savoir ce que Baba a voulu dire, nous devons nous référer à Swami, car c’est seulement Lui qui peut expliquer ce que cela signifie. Il est la seule personne qui peut nous répondre à ces questions. La lumière nous aide à voir la lumière; pareillement, c’est seulement Lui qui peut nous aider à comprendre ce qu’Il a voulu signifier par cela. Je n'ai personnellement rien d’autre à dire sur ce sujet.
CHACUN DE NOUS VOYAGEONS INDIVIDUELLEMENT SUR LE CHEMIN SPIRITUEL
Souvent nous ne pensons pas pour nous-mêmes, comme individu. Nous suivons trop souvent l'opinion publique, nous identifiant avec la foule. Mais je vous le dis, nous ne sommes pas la foule; en revanche, nous sommes individuels. C'est particulièrement important concernant nos chemins spirituels.
Chacun est individuel et chacun doit voyager quelque soit son chemin. La réalisation doit être faite à un niveau individuel. La réalisation n'est pas une activité de groupe – non pas quelque chose comme les mariages, les dîners de groupe ou les voyages de groupe. Le chemin spirituel est un chemin s’accomplissant lorsque nous voyageons seul. Par conséquent, le point que je veux apporter ici est que comme créateurs de notre chemin spirituel, nous ne voyageons pas en foule ou en groupe. Nous sommes des individus en cela. Rappelons-nous que le chemin spirituel est une expérience individuelle et non pas un voyage collectif.
L'HOMME EST UN CRÉATEUR PAS UNE CRÉATURE
Bon nombre d'entre nous pensons également que nous sommes impuissants en ce monde. Quand un défi se présente à nous, nous demandons l’aide des autres, « Qu’est-ce que nous allons faire avec cela? Nous sommes de pauvres créatures impuissantes, alors que pouvons-nous faire au sujet de ce dilemme? Nous sommes limités, notre pouvoir fini, alors qu'est-ce que nous pouvons faire? Nous sommes de pauvres mortels, alors qu’est-ce que nous pouvons faire? » C'est comme cela que les gens pensent.
Mais nous ne sommes pas simplement des créatures! Non! Les fourmis, les moustiques, les plantes, les animaux, les abeilles, les animaux sauvages… sont toutes des créatures. Mais pouvez-vous dire que l'homme est également une telle créature? Non! Un être humain n'est pas une créature, mais plutôt un créateur. Nous sommes des créateurs, pas des créatures!
Les créatures et les créateurs sont différents. La créature doit suivre un modèle prédéterminé, mais chacun de vous est un créateur. Vous créez selon votre propre niveau d'imagination. Vous créez selon vos propres qualifications. Vous créez selon la profondeur de votre connaissance. Par conséquent vous construisez des bâtiments, vous créez des projets, vous peignez des tableaux, vous écrivez de la poésie, et vous découvrez des médicaments et créez l'agriculture.
Tous les champs de la connaissance humaine grandissent et s'améliorent de plus en plus à chaque jour qui passe. Chaque création commence par une idée intuitive. Pourquoi? Une idée intuitive est quelque chose d’individuelle. Chacun est créateur; nous sommes tous des créateurs. Savoir alors que nous sommes des créateurs et non pas simplement des créatures. Nos vies sont pleines de signification et de but.
Un sculpteur crée une belle idole. Un peintre crée un beau tableau. Comment pouvons-nous l'appeler une créature? Je ne peux pas appeler un sculpteur une pauvre créature. Je ne peux pas dire à un peintre, « Vous êtes juste une créature. » Non! La peinture qu'il a créée est une manifestation de la pensée. Par conséquent, comprenez que vous êtes un créateur, pas simplement une simple créature.
PENSER AU RÊVEUR PAS AU RÊVE
Bon nombre d'entre nous sont disposés au rêve. Nous sommes tout à fait confortables dans nos rêves car ce que nous ne pouvons pas faire ici, nous pouvons le faire dans nos rêves. Là, vous pouvez régler tous vos problèmes, réaliser vos plans et voir à ce que vos ennemis soient vaincus. Ainsi, le pays du rêve fournit l’endroit pour réaliser tout ce que vous ne pouvez pas faire ici. Mais les amis, ne vivons pas simplement dans un monde de rêve.
Je vous demande de considérer le rêveur ici, plutôt que le rêve. Le rêveur est différent du rêve. Pourquoi est-ce que je dis cela? Il y a trois jours, j'ai fais un rêve, et il y a deux jours j'en ai eu d’autres et la nuit dernière j’ai eu un autre rêve, mais je suis toujours le même homme qui a rêvé durant ce temps. Je suis le rêveur.
Mes rêves ont changé de jour en jour. Le rêve que j’ai eu il y a quelques jours n'est pas identique au rêve que j’ai eu il y a deux jours, et n'est pas identique au rêve de la nuit dernière. Mes rêves changent très rapidement; mais moi, le rêveur, je ne change pas. Celui qui fait l’expérience, le rêveur, ne change pas.
Le monde est un rêve. Réalise-le! La vie est un rêve! Réalise-le! La vie est un rêve de jour, alors que l'autre est un rêve de nuit. Le rêve de jour n'existe pas la nuit, et le rêve de nuit n'existe pas pendant le jour. Mais vous existez dans les deux cas. Le rêveur existe dans les deux cas, bien que les rêves soient différents. C'est le point que nous devons considérer. Concentrez-vous alors plus sur le rêveur que sur le rêve.
RESPECTER ET VÉNÉRER TOUS LES LIEUX DE CULTE
La spiritualité, de la manière qu'elle est pratiquée aujourd'hui, est malheureusement devenue bornée, menant aux différences et aux conflits. Ceux qui vont au temple ne vont pas à l’église. Ceux qui vont à l’église ne respectent pas le temple, et ni l'un ni l'autre de ces groupes ne comprennent ceux qui vont à la mosquée. Ce n'est pas bien.
Vous pouvez appeler ces personnes religieuses, mais ce n'est pas ce que cela veut dire par être spirituel. Les religions, chacune ont une affiliation à une école particulière de philosophie. Chaque religion souscrit à une philosophie particulière, mais la spiritualité va plus profond que cela. La spiritualité réclame la vénération et le respect partout où vous allez, et doivent être donnés à ceux que vous rencontrez. Le sentiment que vous avez dans le temple doit continuer si vous entrez dans une église. Votre respect et vénération doivent continuer si vous allez dans une église, une mosquée ou un Gurudwara.
Alors soyons révérenciel et respectueux. Pratiquons uniformément le culte dans tous les endroits, plus en attitude qu’en action. Les actes sont mécaniques, mais l’attitude est essentielle. Un acte est une routine, mais une attitude est vibrante et radiante. Ayons une vraie vénération pour tous les lieux de culte et pour toutes les religions. Nous, étant des dévots de Sai, devrions être bien plus adaptés à cela que les autres.
LE DÉTACHEMENT EST LIBÉRATION
Nous ne devrions pas nous attachés à un individu, à aucun endroit particulier ou à aucun livre parce que la source est une. La vérité est une. L'attachement est un lien et le non-attachement est la libération. Les gens demandent, « Qu’est-ce que le lien? » Le lien n'a pas nécessairement besoin d'être à votre famille, ou à votre propriété ou à votre profession. Le lien est simplement un attachement à un individu, à un endroit ou à une idéologie.
Le non-attachement est la libération. Vous permettez aux choses de se produire. Vous vous permettez d'être ouvert à la vérité partout où elle est dite, partout où elle est proclamée ou trouvée. Vous voyez la même vérité avec vénération et respect. Comme exemple simple de cela, supposer qu'il y a un fleuve. Vous permettez au fleuve de couler, et pendant qu'il coule, vous l'appréciez tout simplement. Si vous ne le laissez pas couler, il devient stagnant, comme une piscine ou un étang, et vous ne pouvez pas l'apprécier autant parce que vous permettez qu’il se pollue.
Penser maintenant au non-attachement comme quelque chose, comme un fleuve ou une rivière. Il coule sans interruption, demeurant non pollué, restant pur et peut être bu. La vie spirituelle est un écoulement continu d'eau, où vous trouverez la vérité à un point quelconque parce qu'elle continue simplement à couler. C'est pourquoi les gens disent que la spiritualité est un voyage éternel, un chemin sans fin. Il n'a ni commencement ni fin. Il va indéfiniment. C'est un pèlerinage éternel.
LA VRAIE LIBERTÉ EST SANS CONDITIONS
Nous avons quelques drôles d’idées au sujet de la liberté. Chacun pense, « Je suis libre. » Quand vous êtes libre, voyez à ce que les autres jouissent également de leur liberté. Nier la liberté des autres tout en prétendant être libre soi-même n'est ni justifié ni logique. Vous êtes libre et l'autre personne est également aussi libre que vous l’êtes. Permettez leurs d'exercer leur liberté. Permettez leurs de penser librement. La liberté signifie que vous pensez que les autres sont aussi libres que vous en pensée, en parole et en action. Je ne peux pas dire que je suis libre si je pense d’une manière et agis d’une autre manière. Cela signifie seulement que je veux régner au-dessus des autres. Cela sonne comme si vous voudriez rendre les autres esclaves, alors que vous voulez être libre.
Ainsi un homme qui est totalement libre est celui qui aime la liberté et donne la liberté à l’autre personne. Tout comme il honore sa propre liberté, l'homme libre donne la liberté à l'autre et respecte la liberté de l’autre. Qu’est-ce que la vraie liberté? La vraie liberté est sans conditions. Quand je dis ceci, combien de personnes sont en désaccord? Vous êtes vraiment libre que lorsque vous convenez que la liberté est sans conditions.
LA LIBERTÉ EST FLEXIBLE ET IMPRÉVISIBLE
Qu’est-ce que la liberté? La liberté demande que vous ne vous en teniez pas simplement aux mêmes pensées et croyance durant tout votre voyage. Beaucoup de personnes trouvent une chose comme étant vraie à un moment; mais plus tard, avec plus d'expérience et de maturité, leurs anciennes notions de la vérité sont remplacées. Avec la maturité et l'expérience, nous changeons et nous grandissons. Ainsi, la liberté est fluide et flexible, aussi bien qu’être sans conditions.
En appréciant ma propre liberté aujourd'hui et en vous permettant la vôtre, je ne peux pas dire ce que je vais faire demain. Je ne sais pas comment je vais réagir demain. Je ne peux pas dire ce que vont être mes sentiments demain car la liberté est imprévisible. Mes amis, la liberté a trois qualités. La liberté est sans conditions, elle est fluide et flexible et elle est imprévisible. Ce sont les trois qualités essentielles de la vraie liberté. Toute autre chose est simplement une démonstration, un drame et une prétention.
ÊTRE VRAI AVEC VOUS-MÊME
Nous ne pouvons pas satisfaire tout le monde tout le temps et nous n’avons pas à le faire. Ce n'est pas nécessaire. Veillez comprendre ceci. En essayant de satisfaire quelqu'un, je peux contrarier quelqu'un d'autre. Ainsi il est impossible de satisfaire chacun. Même pour un politicien! En essayant de satisfaire tout le monde, nous nous trompons et nous trichons.
Baba, dans le passé, nous a donné un exemple pour nous aider à comprendre ce concept.
Une fois, pendant un été chaud, quand les mangues étaient abondantes et disponibles pour la vente, un individu a mis un grand bol de mangues devant son magasin avec une affiche comme suit : Bonnes mangues vendues ici!
Quelqu'un l’a vu et lui dit, « Vous semblez être un imbécile. »
Le commerçant lui a demandé pourquoi il disait cela, et l'homme lui dit, « C’est la saison des mangues et elles sont vendus partout. Vous n’avez pas à dire que des mangues sont vendues ici ! C’est idiot. »
Alors le commerçant a appelé un peintre et lui a demandé d’enlever le mot 'mangue' de son affiche, de sorte que ce qui était lu soit : De bons fruits sont vendus ici.
Alors quelqu'un est venu et a dit, « Quels fruits vous vendez? Votre affiche indique simplement des fruits. Il n'indique pas si vous avez des raisins ou des papayes ou des bananes. Quels fruits vous avez? »
Ainsi le commerçant a encore appelé le peintre et a fait enlever le mot 'fruit'. Alors sur l’affiche que restait-il? Bon vendu ici. (Rire)
Alors un autre individu est venu et a dit, « Nous voyons votre magasin ici. Vous n'avez pas besoin de dire 'ici'. Après tous, vous ne pouvez pas avoir votre magasin ici et vendre quelque part ailleurs. Que voulez-vous dire en employant le mot 'ici'? Vous voyez? C'est une affiche illogique. »
Alors le commerçant a appelé le peintre encore et a fait enlever le mot 'ici'. Ainsi, 'bon' et 'vendu' étaient les seuls mots qui restaient sur l’affiche : Bon vendu.
Un autre individu est venu et a dit, « Voulez-vous dire 'bon' ou 'marchandises'? Est-ce 'bon' qui est vendu ici ou c’est des marchandises qui sont vendues ici? Que voulez-vous dire? »
« Non monsieur, c’est seulement bon, non pas des marchandises, » le commerçant a répondu.
Et le visiteur a répliqué, « Y a-t-il de fruits gâtés? Le mot 'bon' est sans signification. »
Ainsi le commerçant a appelé le peintre de nouveau et a fait enlever le mot 'bon' de son affiche. Alors ce qui est resté était le mot : vendu.
Un autre individu est venu et a dit, « Qu’est-ce que vous vendez? Vous-même ? Ou est-ce que vous vendez l’affiche? » Ainsi il a appelé le peintre une nouvelle fois et a fait enlever le mot 'vendu' de l’affiche.
Le peintre l'a alors présenté deux factures. La première facture était pour la peinture de « De bons fruits sont vendus ici », et la deuxième facture était pour avoir enlevé chaque mot. En essayant de satisfaire tout le monde, il a tout perdu. Même l’affiche! Ainsi vous ne gagnez rien en essayant de satisfaire tout le monde.
Il y a également une autre histoire qui se rapporte à cela. Il semble qu’un jeune homme et un vieil homme ont passé une journée avec un âne, et quelqu'un a dit, « L'âne marche et ces deux individus marchent aussi. Quels individus stupides! Ils pourraient s'asseoir sur l'âne et lui laisser faire toute la marche! À quoi sert l'âne? Vous deux posséder l'âne, mais vous semblez être les vrais ânes! Pourquoi marchez-vous tous deux à côté de l'âne? »
Ces deux individus ont entendu ceci et ont dit, « Oh je vois! »
Alors l'homme le plus jeune a fait asseoir le vieil homme sur le dos de l'âne. Maintenant, que le vieil homme était assis sur l'âne, quelqu'un est venu et a dit, « Quelle honte. Il y a un très jeune homme là, et cet individu marche lentement, le pas lent de cet âne. Au moins le jeune homme pourrait s'asseoir sur l'âne. » Ainsi, le vieil homme est descendu et a alors fait asseoir le jeune homme sur le dos de l'âne.
Encore un autre individu a dit, « Ce jeune homme est assis sur l'âne, alors que ce vieil homme marche. Cet individu est bête. » Maintenant, les deux individus se sont assis sur le dos de l'âne.
Quelqu'un d'autre est venu et a dit, « Le pauvre âne doit porter le poids des ces deux individus! » Ainsi les deux hommes sont descendus de l'âne et ont marché à côté. (Rire) Ainsi ces deux individus ont perdu l'âne, et ils ont été abusés et critiqués par chaque individu qui est passé sur le chemin.
Ainsi les amis, si vous continuez à écouter les rumeurs, les bavardages et prendre l’avis des autres, vous serez comme l'histoire de ces deux hommes et de leur âne. Si nous vivons nos vies en essayant de satisfaire les autres, finalement nous perdrons l'âne et l’affiche, et il nous en coûtera davantage. Ainsi le fait est que nous ne pouvons pas satisfaire toutes les personnes tout le temps. En essayant de satisfaire tout le monde, nous nous trahissons, nous perdons le petit peu que nous avons. C’est ce que je voulais vous dire.
LA CONDAMNATION DE SOI EST LE PLUS MAUVAIS DES PÉCHÉS
Le titre de l'entretien de ce matin est « Soyons prudent ». La prochaine chose que je voudrais que vous fassiez attention est d’éviter la condamnation de soi.
Certaines personnes me disent, « Vous ne savez pas, Anil Kumar, j'étais un fumeur dans le passé. »
Pourquoi est-ce que je devrais m'inquiéter parce que vous étiez fumeur? C’est bon qu'il ne soit plus fumeur maintenant. De même, quelqu'un pourrait dire, « J'étais dans le passé un terrible ivrogne. »
Alors quoi? Mes amis, la condamnation est beaucoup plus mauvaise que tout ce qu'on a pu réellement avoir fait précédemment. Nous pouvons faire n'importe quelle erreur, mais maintenir notre conscience coupable est beaucoup plus mauvais. Toute erreur que j’ai fait est terminée et finie; mais si je continue de le dire à tout le monde, « Vous savez, la semaine dernière j'ai fait une terrible erreur, » qui est beaucoup plus mauvaise. Vous avez fait une erreur! Alors quoi?
Certaines personnes estiment qu'elles ne sont pas dignes d’être ici dans Prashanti en raison des erreurs qu'elles ont commises dans le passé. « Nous ne sommes pas dignes de voir Bhagavan ou nous ne sommes pas dignes d’être dans Prashanti Nilayam. »
Veillez alors, simplement restez à la maison! (Rire) La condamnation de soi est le plus mauvais des maux! C’est le plus mauvais de tous les péchés! Ne nous condamnons pas. Le bon ou le mauvais, quelque puisse être ce que nous avons fait, acceptons-les comme nous sommes maintenant, aujourd'hui. Acceptons-nous comme nous sommes, avec tous nos plus et les moins, avec le tout ce qui est positif et négatif, avec toutes les vertus et avec les défauts. Acceptez-vous comme vous êtes! C'est la vraie spiritualité. La condamnation de soi est erronée et c'est une faiblesse. Cela mène à la dépression et à la frustration. Tout comme nous apprenons à monter une bicyclette, nous tombons à plusieurs reprises; mais vient un temps où nous pouvons monter librement, quand nous ne tombons plus.
DIEU PARDONNE TOUTES NOS ERREURS
J'ai entendu un grand évangéliste Chrétien appelé Joyce Meyer qui est à la TV chaque matin. J'écoute ses entretiens, car je suis ouvert à écouter les pensées des autres, écouter les idées au sujet de la spiritualité que les autres peuvent avoir. Je ne garde pas mes oreilles fermées. Quoi qu'il en soit, Joyce Meyer a fait une déclaration qui s'est imprimé dans mon esprit, et je voudrais partager cette pensée avec vous.
Personne maintenant ou dans l'avenir est capable de commettre une erreur qui est impardonnable par Dieu. Vous ne pouvez commettre aucune erreur que Dieu ne peut pas pardonner. Ceci signifie que quoi que nous disions ou fassions est insignifiant à la vue de Dieu. Pour Lui, tout est pardonnable. Ne pensez pas que vous êtes impardonnable. Ne pensez pas de vous-même que vous êtes un pécheur, vous êtes malhonnête, ou que vous êtes un ivrogne. Arrêter ce non-sens! Arrêter parce que nous devons apprendre à nous accepter.
Quelques soient les erreurs que nous avons pu commettre elles sont pardonnables. La condamnation de soi est très mauvaise pour un matérialiste ou un spiritualiste. Si un matérialiste, un scientifique, continue à se condamner, il finira vers l’échec. Si un spiritualiste se condamne continuellement, il deviendra agnostique. Par conséquent, la condamnation de soi ne devrait pas être dans nos esprits à aucun moment!
LA MORT EST AUSSI FAVORABLE QUE LA NAISSANCE
Quel est le prochain point sur lequel nous devons être prudents? Faire attention de ne pas considérer la mort comme non favorable. Nous considérons la mort comme une tragédie, comme la fin de la vie, comme quelque chose qui ne devrait pas arriver à personne; mais ce n'est pas vrai! La mort est aussi favorable que la naissance. La mort n'est pas non favorable. Ce n'est pas une tragédie. La mort est aussi favorable que la naissance. La mort est une célébration. C'est pourquoi quand les saints et les prophètes meurent, personne ne pleure. Quand les saints meurent, personne ne pleure parce que la sainteté s'est simplement retirée de leur corps. Ce n'est pas quelque chose à déplorer.
La mort devrait être une célébration. L'homme commence à mourir à partir du moment de la naissance. Si vous pensez qu'avoir 65 ans signifie que 65 ans sont partis, alors vous êtes déjà morts. Vous ne pouvez pas répéter votre 30ème anniversaire maintenant. Ce n'est pas disponible sur aucune cassette pour que vous rembobiniez et faire rejouez. Hier c’est mort, et le jour avant est oublié.
Moment après moment, le processus de la mort se continue, alors qu'en avant c’est toujours un autre moment pour naître. Demain doit naître et hier est mort. Arrive le moment de la naissance et le temps qui passe, le moment de la mort. Maintenant, quel est le moment le plus important ? Il est 10 h 45, est-ce un moment peu propice? À 10 h 50 est-ce plus favorable? C'est fou! Ce n'est pas comme cela. La naissance et la mort sont inévitables. L’un mène à l'autre. L’un est le corollaire de l'autre. Ainsi, ne craignez pas la mort. On ne doit pas s’inquiéter de cela. Un homme spirituel ne craindra jamais la mort.
Swami Vivekananda a donné un discours à Chicago où il lui fut demandé, « Swami, qu’est-ce qui doit toujours être considéré? Qu’est-ce qu’on doit se rappeler durant toute la vie? »
Et savez-vous ce qu’il a dit? Swami Vivekananda a répondu, « La mort. »
Ahurissant, il a répondu, « Nous devons nous rappeler de la mort? Que vous vous rappeliez de la mort ou pas, elle se produira. Ainsi pourquoi devriez-vous vous en rappeler? »
Vivekananda a dit, « Quand vous vous rappelez de la mort constamment, vous développez le détachement. Vous ne serez pas tenté à être mauvais ou pécheur. Vous ne serez jamais arrogant ou égoïste. Vous ne serez jamais égoïste, parce que la pensée constante de la mortalité tout le temps vous gardera vigilant et prudent. Par conséquent c'est la chose la plus favorable à se rappeler. »
LA MORT EST UNE CÉLÉBRATION
Dans un de ses entretiens, Sadhu Vaswani de Pune a mentionné quelque chose de très intéressant. Une tragédie a eu lieu dans une famille. Le chef de cette famille était mort. Ceci a fait que tout le monde pleurait le départ de l'âme, qui en attendant se demandait, « Pourquoi pleurent-ils? Après tous, mon corps était malade et avait de terribles douleurs. Mes yeux ne pouvaient plus voir; mes oreilles ne pouvaient plus entendre; mon mental ne pouvait plus penser ou se souvenir. Quand je suis mort, cette âme fut libérée de ce corps malade! Alors quand cette âme est maintenant heureuse, pourquoi pleurent-ils? » Quelle belle pensée c'est cela! L'âme se sentira très désolée des parents qui pleurent autour du cadavre laissé derrière, parce que l'âme est très heureuse.
Quand mon manteau est plein de taches noires, je le jette. Si les gens se sentent désolés pour le tissu, qu’est-ce que je peux faire? Ainsi le corps est abandonné, mais nous devons nous rappeler que l'âme est éternelle. Elle est préparée à acquérir un nouveau corps. Elle va posséder un nouveau corps sain -- plus beau, plus fonctionnel, plus dynamique et plus actif. Pourquoi les gens se sentent-ils tellement mal au sujet du corps qui cesse d'être fonctionnel et qui est devenu un fardeau pour l'âme elle-même? Par compassion, nous pouvons servir le corps; mais la perte du corps ne doit pas être déplorée. La perte du corps doit être célébrée.
Ainsi, la mort est une célébration, un festival. Quand un saint (ou n'importe qui) perd leur corps, c'est une occasion de célébration. C'est la chose qui doit être retenue dans l'esprit.
LA MÉDITATION DEVRAIT VOUS PORTER AU-DELÀ DE L'ESPACE ET DU TEMPS
Certains parmi vous ont des drôles d’idées au sujet de la méditation. Certains disent, « Quand je médite, je sens des couleurs rouges, ou je vois des couleurs bleues. » Je recommande à ces personnes de consulter un ophtalmologue. (Rire)
Certains disent que dans la méditation, « Je sens une brise fraîche venir vers moi. » Vérifiez pour voir si vous êtes très proche d'un climatiseur! (Rire)
Certains disent que dans la méditation, « Je vois des anges se déplacer tout près. » Veillez consulter un psychiatre. (Rire)
Certains disent que dans la méditation, « Je suis transporté vers un autre monde ». Sunita Williams est allé par elle-même dans l'espace, mais non par la méditation. Si elle avait médité pour y aller, elle ne serait pas revenue.
Mes amis, qu’est-ce que la méditation? Est-ce un voyage vers un autre endroit? Est-ce quelque chose au-delà du corps? Certains disent que c'est le corps astral. Vous ne savez rien au sujet de ce corps, alors comment pouvez-vous parler du corps astral? Veuillez prendre soin de ce corps physique, car il doit vivre ici encore pendant quelque temps!
Alors que signifie la méditation? Est-ce essayez d'obtenir quelque chose de nouveau? Imaginer des images, des figures ou des personnalités? Qu'est-ce que c'est? Laissez-moi vous dire ce que Bhagavan a dit, ou ce que Ramana Maharshi a dit. Les vues de Ramana Maharshi et les vues de Baba sur cela sont exactement identiques. Alors qu’est-ce que la médiation?
La méditation est un moment d'être nulle part. Vous n'allez pas à nulle part. Vous n'êtes pas à nulle part. Laissez-moi appeler ce moment 'Nulle part'. Nulle part est la qualité de la méditation. Nulle part signifie que vous n'êtes pas ici, ni là. Vous n'êtes à nulle part. Vous allez au-delà du temps et de l'espace. Nulle part est la qualité nécessaire pour la méditation.
LA MÉDITATION DEVRAIT VOUS RENDRE CONSCIENT DE LA VÉRITÉ
La conscience est la deuxième qualité de la méditation. Qu’est-ce que vous voulez dire par conscience? La conscience signifie que lorsque je suis dans un état méditatif, je ne suis pas le corps, le mental ou l'intellect. Je suis le Soi éternel, le témoin éternel au-delà du nom et de la forme. Dans la méditation, je suis la vérité immortelle. C'est la conscience. Au-delà du corps, du mental et de l'intellect se situe la conscience, et cette conscience est atteinte dans la méditation.
LA MÉDITATION EST DE N’AVOIR AUCUNE PENSÉE
La troisième qualité de la méditation est de n’avoir aucune pensée. Quand il y a des pensées, il n’y a pas de méditation. Je m'assieds pour la méditation, alors que mes pensées peuvent êtres au darshan de l’après-midi. Je peux m'asseoir pour la méditation, mais mes pensées peuvent être sur une émission de série de la TV ou sur le menu du dîner du soir. Aussi longtemps qu’il y a des pensées dans mon esprit, je me dirige toujours vers la méditation et je ne suis pas encore dans la méditation. La méditation est un état où il n’y a aucune pensée, un état où nous sommes libres de toutes pensées, un état où le mental n’est plus. C'est une qualité essentielle pour la vraie méditation. Ainsi mes amis, nulle part, la conscience et être sans aucune pensée sont les trois qualités de la vraie méditation.
UNE VRAIE EXPÉRIENCE EST AU-DELÀ DU MENTAL
Nous sommes très heureux d'être en compagnie de personnes matérielles. Acceptons cette vérité. Si quelqu'un parle d’appartement dans le village de Puttaparthi, nous nous demandons immédiatement si le prix est deux ou trois cents milles (roupies). Si quelqu'un mentionne les derniers arrivés au magasin, ou veut discuter les mérites des diverses saveurs de la crème glacée qu’ils ont eus, nous sommes très intéressés à discuter de ces choses matérielles. Si nous rencontrons un chercheur spirituel, cependant, nous avons peur de lui. Nous avons peur d'un chercheur spirituel, mais nous voulons être proches d'un matérialiste. Pourquoi?
La spiritualité vous conduit à un endroit que vous ne connaissez pas, tandis qu'un matérialiste parlera de choses que vous connaissez et que vous pouvez voir. Nous sommes plus confortables avec ce qui est connu et familier. Une chose connue est souvent la bienvenue dans la méditation, car cela est rassurant, et nous voulons tous être rassurés quand nous sommes dans la méditation. Ainsi nous ne cherchons pas nécessairement la vérité dans nos méditations.
Même dans notre voyage spirituel, nous voulons expérimenter des choses connues. Je pense que vous serez d'accord avec moi. Nous voulons expérimenter ce qui nous est connu sur notre chemin spirituel. Alors, qu'est-ce qui est connu?
Je veux une promotion dans ma vie, ainsi je prie, « Oh Baba, veillez me donner cela. J'ai une propriété, mais doublez la taille de ma propriété. Que tous mes enfants se marient, obtiennent des visas et partent à l'étranger. »
Ce sont toutes des choses connues. Même sur le chemin spirituel, nous voulons des choses connues. Mais la spiritualité, comme le fleuve qui coule, vous conduit à une destination inconnue. Pourtant nous pouvons avoir peur d’aller dans ce royaume mystérieux. Nous avons peur d’entrer dans un champ qui nous est inconnu. Par exemple, vous savez que cette route vous conduit ici, mais si je vous conduis dans une forêt inconnue, vous direz, « Veillez sortir maintenant. Je préfère prendre la route que je connais. Peut-être nous irons dans votre forêt mystérieuse un autre jour. »
Nous ne voulons pas aller dans une direction que nous ne connaissons pas. Nous voulons aller dans une direction que nous connaissons. Ce que nous connaissons c’est nos activités, nos désirs et nos pensées matérielles, et donc nous faisons pour que ces choses matérielles soient dans nos prières et notre voyage spirituel. Ainsi nous sommes confus parce que nous avons fait pour que nos expériences matérielles fassent parties de notre chemin spirituel. Pourquoi avons-nous fait cela? Nous avons fait cela parce que ces choses ici, dans le monde, sont connues de nous. J'obtiens une promotion et je sais ce que cela signifie. Si j'obtiens plus d'argent, je sais ce que cela signifie. Si je permets au fleuve de couler autour de moi, cependant, je ne peux pas savoir ce que cela va faire et où je vais être conduit. Ainsi nous avons peur de l'inconnu.
Vous pouvez alors demander, « Pourquoi le chemin spirituel est-il inconnu et pourquoi les poursuites matérielles sont connues? » Le monde est connu par le mental. C'est le mental qui sait. Le mental prend ce que ses yeux voient, ce que les mains touchent, ce que le nez sent et ce que les oreilles entendent dans le monde. Il traite cette information comme connaissance. C'est le mental qui sait que les oreilles et les yeux peuvent seulement percevoir. Le mental traite ces sens et décide ce qu'est la chose et ce que nous pensons de cela. Toute notre connaissance du monde est connue par le mental.
La spiritualité, cependant, est au-delà du mental, et alors elle est inconnue, ou peut-être je devrais dire, il est inconnaissable. Vous pouvez essayer de connaître quelque chose si elle est connaissable, mais ce que vous ne pouvez pas connaître c’est parce que c’est inconnaissable. Est-ce que je suis clair? Ainsi nous avons peur de tout ce qui est non connu.
« Comment cela va-t-il être? Cela va-t-il m'horrifier ou me terrifier? Non! Laissez-moi demander à Baba de me donner de la Vibhouti, parce que cela est connu. »
Par conséquent mes amis, nous devrions comprendre que nous avons peur de la véritable recherche spirituelle, bien que nous disions que nous sommes des chercheurs et agissions religieusement. Nous ne sommes pas de vrais chercheurs parce que nous ne sommes pas disposés pour cette expérience inconnue. Nous ne sommes pas préparés pour cette expérience inconnue. Pourquoi? Nous ne voulons pas prendre le risque. Nous ne voulons simplement pas prendre le risque. Qui sait? Je peux trouver ceci ou ce peut être cela… mais cette crème glacée je la connais, alors je l'obtiens. Nous avons peur de l'inconnu; du spirituel, être au-delà du mental, c’est l’inconnu et l’inconnaissable.
LA VRAIE SPIRITUALITÉ C’EST D’ÊTRE SANS DÉSIR
Ce que nous cherchons tous aujourd'hui c’est seulement l'accomplissement des désirs. La plupart d'entre nous sommes ici à Puttaparthi parce que nous voulons que certaines choses soient faites, ou parce que nous avons notre ordre du jour personnel. Nous ne sommes pas ici pour l'inconnu, mais pour le connu. C’est pour le connu que nous sommes ici -- pour la réalisation de nos désirs. Mais soyons prudents, parce que les désirs nous rendront névrotiques finalement. La vie ne nous est pas donnée pour que nous soyons névrotiques. La vie nous a été donnée pour que nous l’appréciions. La vie est une poésie! La vie est une chanson; elle doit être mélodieuse. Je ne dois pas faire pour que la vie soit un voyage névrotique et psychotique, mais mes désirs sans fin créeront finalement exactement cela. D'un autre côté, être sans désir me rendra spirituel et libre. Le véritable état spirituel est d’être sans désir.
LA VIE EST BEAUTÉ, POÉSIE ET BONHEUR
Si je n'ai pas apprécié ce jour, je n'ai pas vécu ce jour. Si je n'ai pas partagé la beauté d’aujourd'hui, je n'ai pas vécu ce jour. Chaque jour doit être vécu joyeusement, admirablement, avec bonheur et avec le sourire. Apprécions chaque jour admirablement. Célébrons chaque jour comme un festival. La vie n'est pas comme un marché. La vie est un endroit de bonheur. La vie est d'être appréciée tous les jours.
Si vous dites, « J'apprécie à condition que… » alors elle est passée; ou vous dites, « J'apprécie si… », alors elle est passée. Aucune condition ou si... Non! Apprécions totalement ce moment présent. Faisons attention au sujet de notre avis sur la vie. La vie est un carnaval de joie. La vie est pleine de bonheur, mais malheureusement nous la rendons sérieuse. Nous faisons que la vie soit compliquée. Voir la vie de cette façon c’est si simple.
Après tous, n’accordons pas trop d'importance à notre mental parce qu'il ne reste jamais calme. Je peux demander à un Seva dal de dire à un autre homme de rester silencieux, mais je ne peux pas rendre mon mental silencieux. Je peux vous réduire au silence, mais mon mental parle toujours. Ainsi nous donnons trop à notre mental. Je pense que nous devons analyser, contempler et méditer de sorte de ne pas trop suivre notre mental. Trop de mental n'est rien d’autre que de l’excès, de l’exagération.
Un exemple simple, si je fais de l'hypertension, mon mental pense immédiatement, « Vous faites de l'hypertension maintenant, et elle continuera à monter demain. En six mois, elle sera remplie du sucre; puis après un an, ce sera des abcès. Après deux ans, mes mains seront coupées, et après trois ans, une jambe sera coupée. Et finalement, après quatre ans, je perdrai l'autre jambe! »
Le mental sanglant fait cela. Le mental le fait. Supposer que vous perdez dix roupies aujourd'hui, puis votre mental vous dira, « Vous pouvez perdre cent roupies demain. Vous pouvez en perdre mille! Vous pouvez perdre la maison! Vous pouvez perdre votre vie! » Alors, l'exagération excessive est une qualité du mental. Certains disent, « Je ne suis pas comme cela. » Mais cet individu ne sait pas ce qu'est le mental. Oubliez cette personne.
Le mental peut également penser positivement. Swami me regarde et Swami me parle, ainsi le mental pensera, « Je suis très important. Swami m'a parlé. Oho! Je vois. Je suis un dévot très spécial! Un dévot unique! Je suis un VIP! Je suis très important! Ma naissance est maintenant réservée de manière permanente dans le ciel! » Ainsi, le mental exagère, d’un côté ou de l’autre. Le mental va exagérer indéfiniment. Nous nous trouvons égoïstes quand c’est positif et frustrés quand c’est négatif, mais les deux ne sont dus à rien d’autre que notre imagination, une création de notre mental. Ce sont des exagérations excessives du mental. Ne soyons pas trop alignés avec le mental.
VIVRE DANS LE MOMENT PRÉSENT
Comment allons-nous éviter l'alignement avec le mental? En vivant dans le moment présent! « Swami, je suis heureux maintenant. Bhagavan, je suis en bonne santé maintenant. Bhagavan, je suis confortable maintenant. Merci, mon Seigneur. » Vivez dans le moment! C'est tout. C'est la manière de sortir des embrayages de mental. Vivez simplement dans le moment, dans le présent. C'est la manière d'échapper à l'esclavage du mental, afin d’éviter l'égotisme et la frustration. C'est le secret. Soyons prudent.
N’ESSAYER PAS, SOYEZ
Soyons prudent sur une autre chose. N’essayez pas d'être quelque chose d’autre. La grande partie de notre vie est d’essayer de devenir quelqu'un ou quelque chose d’autre. Quand vous essayez d'être quelque chose d’autre, vous voulez être quelque chose de plus. Mais quand vous obtenez cela, vous sentez toujours le vide. Devenir quelque chose d’autre c’est idiot. Être quelque chose d’autre c’est de la folie. N’essayer pas d'être quelque chose d’autre (ou quelqu’un d’autre) parce que vous êtes tout.
Baba, dans le passé a ouvert sa main et a demandé, « Qu’est-ce que c’est? »
Quelqu'un a dit, « Rien, Swami. »
Alors Swami a dit, « Ah, ce rien est tout! »
Par conséquent mes amis, en essayant d'être quelqu'un ou quelque chose, vous manquez la beauté de la vie. En étant quelque chose d’autre, vous manquez de goûter au moment présent. Supposer qu'en ce moment j'ai quelques mets très intéressants à manger, mais je veux également être quelqu'un d’autre -- un VIP ou quelqu'un de responsable de la véranda. Quand je passe mon temps à penser d’être le responsable de la véranda, je ne pense pas aux bons mets de mon plat. Quelqu'un peut alors me demander, « Pourquoi vous ne mangez pas? » Mais même si je mange, je pense toujours à la véranda, puisque je ne suis pas le responsable!
Ainsi, en essayant d'être quelque chose d’autre, vous manquez le maintenant, ce moment de joie, ce moment de bonheur ou d’extase. Par conséquent n'essayons pas d'être n'importe qui ou quelque chose d’autre. Soyons simples. Soyons humbles. C'est tout. Rien, c’est le tout. C'est l'attitude correcte, c’est le tempérament qu'un vrai chercheur doit avoir.
Certains peuvent dire, « Je veux être près de Dieu. Pourquoi dites-vous que j'ai tort? Je veux réaliser Dieu. Pourquoi pensez-vous que c’est faux? »
La réponse est simplement celle-ci : Vous êtes Dieu, alors pourquoi voulez-vous devenir quelque chose d’autre, quand votre ciel se trouve justement ici, en ce moment? Votre bonheur est ici, vous attendant dans ce ciel, ici. Pourquoi voulez-vous autre chose? Par conséquent, quand vous êtes Dieu, vous êtes la libération et la vérité. Quand vous êtes la béatitude, qu'est-ce que vous voulez devenir? Il n'y a rien à devenir, alors n'essaye pas de devenir.
Avec cette intention, je ferme ce satsang de ce matin. N'essayons pas de devenir quelque chose d’autre. Il n'y a rien à devenir. Il y a tout à être. Être est plus important que devenir. Soyez ce que vous êtes, pas autre chose, pas ce que vous voulez êtres.
Soyons notre être. Que Dieu vous bénisse.
Merci. Jai Sai Ram.
Anil Kumar a conclu son entretien en chantant le bhajan, « Bhaja mana Narayana Narayana Narayana… »
OM… OM… OM…
Asato Maa Saad Gamaya
Tamaso Maa Jyotir Gamaya
Mrtyormaa Amrtam Gamaya
Om, Loka Samastha Sukhino Bhavantu
Loka Samastha Sukhino Bhavantu
Loka Samastha Sukhino Bhavantu
Om, Shanti Shanti Shanti